
La NSA n'est pas une organisation secrète, mais bien une agence officielle. Vous pouvez visiter son site : www.nsa.gov, mais ne vous attendez pas à y trouver les informations qui vont suivre !
Le siège de l'agence se situe à Fort Meade, près de Washington. Selon certaines sources, elle emploierait entre 20 000 et 100 000 personnes dans le monde — un écart considérable qui prouve bien le secret entourant cette organisation. Elle dispose d'un budget supérieur à celui de la CIA et du FBI (on parle d'environ 10 milliards de dollars). Le site de Fort Meade fonctionne comme une véritable ville autonome avec ses cinémas, restaurants, hôtels et grands magasins.

La NSA et la cryptologie : comment l'agence décode vos secrets
L'activité « officielle » de la NSA est la cryptologie — d'ailleurs la seule mentionnée sur son site. L'agence emploie les meilleurs cryptanalystes au monde et possède des ordinateurs ultra-puissants capables de « casser » presque n'importe quel codage.
Cette activité est officiellement motivée par la lutte antiterroriste. Un objectif louable, mais qui cache de nombreux abus présumés !
Plusieurs entreprises, dont Microsoft, Motorola et Netscape, auraient inséré dans leurs programmes une backdoor (porte dérobée) permettant à la NSA d'espionner les utilisateurs. Ces allégations restent invérifiables puisque Microsoft ne partage pas le code source de ses logiciels… ce qui entretient le doute.
Ces entreprises collaborent avec la NSA pour deux raisons : par patriotisme, et surtout parce que cette situation leur profite. Si la NSA intercepte une information sur un concurrent direct, elles peuvent en tirer parti…

Le réseau Échelon : surveillance mondiale des communications
La NSA dispose de plusieurs dizaines de stations d'écoute réparties en Angleterre, au Japon, en Australie… Elle utilise également des satellites (Mercury, Mentor) qui captent et trient toutes les communications radioélectriques : radio, télévision, relais téléphoniques mobiles, micro-ondes…
À l'époque des câbles analogiques, la NSA aurait utilisé un robot sous-marin opérant à 5000 mètres de profondeur pour poser des « bretelles » sur les lignes sous-marines, réémettant les données vers une station en Grande-Bretagne.
Le réseau mondial de téléphonie mobile Iridium serait d'ores et déjà sous contrôle de la NSA.
La NSA et l'intelligence économique : espionnage d'État
En 1995, l'entreprise française Thomson négociait l'installation d'un radar en Amazonie. La NSA, ayant intercepté des communications entre la France et le Brésil, aurait transmis le montant des « dessous de table » au président Bill Clinton, qui serait ensuite intervenu auprès du gouvernement brésilien.
Contestations et résistance contre la NSA
Aujourd'hui, de nombreuses personnes se mobilisent contre cette organisation et réclament plus de transparence.
Un « Jam Echelon Day » a même été organisé. Cette journée d'action visait à « noyer » les ordinateurs de la NSA en envoyant massivement des e-mails contenant certains mots-clés. En effet, chaque message incluant des termes comme « bombe », « tuer » ou « président » est automatiquement intercepté.
L'objectif : saturer le système pour que le réseau Échelon ne puisse plus faire le tri parmi ces « bruits » parasites.
Avec les meilleurs spécialistes en informatique, communications et cryptologie, des ordinateurs dotés d'intelligence artificielle, des satellites espions, des systèmes d'écoute planétaire et des moyens considérables… qui pourrait vraiment arrêter la NSA ?
Désinformation ou puissance réelle ?
Récemment, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer « une gigantesque campagne de désinformation orchestrée par la NSA ». Cette organisation pourrait en réalité disposer de moyens très limités, mais jouer sur l'imaginaire collectif pour maintenir sa réputation…
Oasis : le « petit frère » du réseau Échelon
Selon une dépêche de Reuters, la CIA aurait développé un « petit frère » du réseau Échelon. Ce programme, baptisé Oasis, convertirait les signaux audio interceptés en texte.
Ensuite, une reconnaissance vocale « sommaire » permettrait de différencier les interlocuteurs. Enfin, le programme classerait les contenus par « thèmes » selon des mots-clés — sur le même principe qu'Échelon. En bout de chaîne, un humain vérifierait manuellement les messages jugés « à risque ». Ce programme aurait été développé en collaboration avec la NSA.
La NSA se dévoile progressivement au fil des années, mais de nombreux mystères resteront sans doute à jamais inexpliqués…