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Tech & Gaming

Kazaa, bête noire des maisons de disque

Kazaa, Morpheus, Gnutella... Ces logiciels P2P font le bonheur des internautes et le cauchemar de l'industrie du disque. Retour sur le phénomène qui secoue Hollywood.

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Morpheus, Gnutella, Kazaa... Ces noms étranges, bien connus dans les cours de récréation, sont la bête noire des professionnels du cinéma et de la musique. Aujourd'hui se tient à Cannes le MIDEMNET, avant-goût du MIDEM consacré aux nouvelles technologies. Il sera beaucoup question de piratage de musique sur Internet.

Kazaa, le logiciel P2P qui inquiète Hollywood

Kazaa est le logiciel d'échange de musique le plus en vogue. Ce programme de peer-to-peer a été créé par des étudiants suédois et danois : un petit bijou informatique. Au départ, les auteurs de Kazaa avaient des visées commerciales. Ils avaient prévu de gagner de l'argent grâce à la publicité. En échange, ils étaient prêts à payer des droits d'auteur aux majors du disque et du cinéma.

Ils sont allés à Hollywood pour négocier. Mais là, les barons de Californie ont surtout réalisé le danger potentiel que constituait Kazaa. Ils ont préféré passer à l'offensive judiciaire. Face aux plaintes qui commençaient à pleuvoir, plutôt que d'entrer dans un bras de fer qui les aurait sans doute menés sur la même voie de garage que Napster, les créateurs de Kazaa ont préféré vendre leur système.

Pourquoi Kazaa résiste aux attaques judiciaires

C'est une société australienne, Sharman Networks, qui a racheté Kazaa. Avec moins d'états d'âme et plus d'avocats, Sharman fait face à Hollywood. Kazaa n'est pas illégal en soi, mais c'est l'utilisation qui en est faite qui pose problème.

Contrairement à Napster, Kazaa ne dispose pas de répertoire central. Cela le rend particulièrement difficile à attaquer. Pour certains observateurs, l'échange de musique par Internet est comme le trafic de drogue : on peut lutter contre, mais on ne parviendra jamais à l'éradiquer.

Téléchargement gratuit : une habitude tenace

La peur des virus ne décourage pas les internautes. L'habitude de trouver n'importe quel morceau de musique en quelques clics est en train de s'ancrer. Une habitude qui sera difficile à faire passer tant qu'il y aura des outils disponibles. D'autant que l'industrie n'est pas encore parvenue à proposer une alternative intéressante.

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nordine
nordine @nordine
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