
IBM mise gros sur une stratégie déjà bien implantée en Grande-Bretagne : remplacer les systèmes Microsoft par des plateformes Linux.
Découvrons ensemble les avantages de cette démarche, les résultats escomptés et les conséquences, tant pour les utilisateurs que pour IBM.
Pourquoi les entreprises quittent Microsoft pour Linux
En tant qu'utilisateurs particuliers, on a du mal à se rendre compte du coût réel des systèmes Microsoft. Mais pour les PME qui jouent le jeu de la légalité, l'investissement informatique de base pèse rapidement lourd dans la trésorerie. On double, voire triple, le prix du matériel en achetant une suite bureautique (Office, Lotus), un logiciel de comptabilité et, plus coûteux encore, un programme de gestion des stocks.
Si vous souhaitez héberger votre site internet via votre nouvelle ligne ADSL promotionnelle, comptez encore quelques euros supplémentaires pour un serveur. Résultat ? Vous n'osez plus toucher votre ordinateur flambant neuf, qui s'effondre en écran bleu dès que vous ouvrez Publisher. Quant à vos emails, ils n'annoncent que des pannes de serveur et des services indisponibles.
Bref, déployer un réseau complet (Web, Mail, Intranet…) en faisant confiance à Microsoft représente un défi financier et technique pour une PME en croissance. Sans oublier les frais de hotline et le salaire des administrateurs système, seuls capables de (faire semblant de) comprendre votre machine.
Les avantages de Linux pour les réseaux d'entreprise
Précision importante : quand IBM évoque Linux, c'est avant tout pour les réseaux e-business des entreprises.
L'atout majeur de ces systèmes ? Leur gratuité. Rappelons qu'il existe de nombreuses distributions, parmi lesquelles les BSD (UNIX) figurent parmi les plus performantes.
Depuis neuf ans, l'Open Source a fait ses preuves. En très peu de temps, la majorité des outils Microsoft ont été recréés sous Linux. Chaque jour, des milliers de développeurs conçoivent de nouveaux outils, tandis que les plus avancés créent les pilotes pour nos modems USB, imprimantes multifonctions et autres périphériques.
Soyons honnêtes : le plug-and-play n'existe pas sous Linux et n'existera probablement jamais. Mais franchement, ce n'est pas ce que l'on attend de ces systèmes.