
Vu les matchs de l'OM depuis ces dernières semaines, il était fort légitime que Marseille joue ce match de la même manière. Était-il possible que les Phocéens se relèvent pile à ce moment-là ? Cependant, l'autre finaliste revenait d'un mois plein et Lyon paraissait en très bonne forme. C'est vrai que tout n'était pas encore bon. Lyon n'avait pas joué excellemment à Rennes (1-1), ni face à Auxerre (2-1) mais parvenait tout de même à nous sortir quelques très bonnes séquences. Hier, les hommes de Rémi Garde sont passés à côté de leur match. En 120 minutes, seulement une petite occasion, et il faut voir la tête de l'occasion : une frappe de Jimmy Briand, bien trouvé dans la profondeur par Anthony Réveillère, qui mourait dans les gradins comme la plupart des centres de Dabo et de Fanni. Ils auront eu le mérite de faire quelques heureux dans les tribunes.

Une rencontre relancée en prolongations
Pour dire vrai, le match a commencé à s'intensifier à partir de l'entrée de Brandão, mais il est important de préciser qu'il s'agit juste d'un repère temporel. Bien qu'inscrivant le seul but de la partie, il ne fut pas l'élément déclencheur de la rencontre. Durant les quatre-vingt-dix minutes du temps réglementaire, les vingt-deux acteurs ne nous avaient offert qu'une seule petite occasion et elle était marseillaise : une tête de Morgan Amalfitano bien déviée sur son poteau droit par Hugo Lloris un peu après l'heure de jeu. Le milieu marseillais avouait : "Je suis déçu de pas la mettre dedans car lorsque je dévie le ballon de la tête, je la vois déjà au fond des filets de Lloris".
On a dit que la prolongation avait été meilleure (en même temps, pouvaient-ils faire pire ?) dans le jeu, mais il est de bon goût d'indiquer que le jeu n'est pas devenu flamboyant. Mis à part la frappe de Briand et le but de Brandão, il n'y eut qu'une autre situation de but : une tête de A. Ayew, stoppée spectaculairement par le portier rhôdanien, à la suite d'un bon centre côté droit (il n'y en a pas eu beaucoup d'autres).
Quelles analyses des entraîneurs ?
Mais qu'en ont pensé les deux entraîneurs ? Le discours de Didier Deschamps est forcément voilé par la victoire marseillaise : "J'avoue que le beau jeu n'était pas au rendez-vous mais il me semble qu'une des deux équipes mérite plus de s'imposer et c'est nous. On a fait preuve d'un bel état d'esprit".
Côté lyonnais, le discours est moins édulcoré : "Je n'ai pas reconnu l'équipe de Lyon de ces derniers matchs. Nous étions tendus et nerveux mais je ne sais pas pourquoi. C'était évident que les deux équipes jouaient tout d'abord pour ne pas perdre avant de jouer pour gagner. Je suis conscient que nous sommes passés à côté de notre finale. On en a une autre dans deux semaines contre Quevilly (le 28 avril), je n'ai pas besoin de dire qu'il faudra faire attention à ne pas réitérer ce genre de match". Espérons pour Lyon que cette désillusion ne restera pas trop longtemps dans les têtes lyonnaises qui devront être présentes dès mercredi à Toulouse pour garder un petit espoir d'accrocher la troisième marche du podium.