
Comment Voeckler a défié Scarponi dans le col
Dans le premier col hors catégorie de ce Tour de France 2012, le Grand Colombier, le groupe de 25 commença à éclater sous l'effet de l'accélération du Français. Les conséquences se virent rapidement : la tête de course ne comprenait plus que quatre coureurs. Dans la descente de ce Grand Colombier, les quatre échappés virent un revenant, le quadragénaire allemand Jens Voigt. Les cinq hommes de front restèrent ensemble jusqu'à trois kilomètres de l'arrivée. Après n'avoir donné aucun coup de pédale en relais, c'est le Belge Devenyns qui tenta le hold-up parfait. Sur l'attaque, personne ne réagit. Seul Voigt essaya de revenir assez rapidement. À ce moment-là, on pensait que les chances de Voeckler étaient infimes. Mais à 1,5 km, il trouva la faille pour laisser sur place ses deux compagnons, Michele Scarponi et Luis León Sánchez. En quelques hectomètres, l'Alsacien rejoignit Voigt puis s'en alla à la recherche du Belge. On s'aperçut que l'état de forme de Devenyns n'était pas meilleur que celui du Français. À 900 m, il se trouvait seul devant, mais on savait que ce dernier kilomètre était très compliqué. Il garda cependant suffisamment de forces pour laisser Michele Scarponi à bonne distance.
Voeckler s'empare du maillot àpois
Hier, Thomas Voeckler n'a pas conquis que la victoire d'étape. En passant en tête du Grand Colombier et du Col de Richemont, il prit dans le même temps le maillot à pois des épaules de Kessiakoff. Anecdote intéressante : c'est peut-être grâce aux oreillettes qu'il critique tant que Thomas Voeckler vint remporter la victoire. « Quand Voigt part à la poursuite de Devenyns et que je vois Scarponi et Sánchez restés dans ma roue, je n'y crois plus vraiment. À ce moment-là, Andy Flickinger, mon directeur sportif, me dit d'y aller, de tout faire pour ne pas regretter d'avoir fait ma tête de mule », a expliqué Voeckler. Qu'on ne le reprenne pas à critiquer les oreillettes...