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Sports

Une anti-star nommée Bisevac

Milan Bisevac, défenseur serbe du PSG, a su s'imposer comme un titulaire incontournable face à la concurrence.

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Il est grand, il est puissant et est en train de devenir un titulaire indiscutable au sein de la charnière centrale de la capitale. On parle évidemment de Milan Bisevac. C'était pourtant très loin d'être gagné. Il y a encore quinze ans, qui aurait pu croire, dans son petit village situé près du Kosovo, qu'il percerait dans le milieu ? Le petit a grandi dans une famille défavorisée et a très vite su que sa survie passerait par la case football.

En 2004, Slavoljub Muslin, alors entraîneur de l'Étoile Rouge de Belgrade, décide d'enrôler Bisevac, ce qui marque un tournant dans sa carrière. Son entraîneur rappelait : "Nemanja Vidic venait de nous quitter vers l'Angleterre et Manchester United. On le savait depuis quelques mois et j'avais écumé tous les terrains de Serbie pour trouver un successeur. Je suis littéralement tombé sous le charme de Milan. Il en imposait malgré son jeune âge". Au sein de l'Étoile Rouge, il deviendra rapidement titulaire et il y aura l'occasion de jouer ses premiers matchs européens en Coupe de l'UEFA et en Ligue des Champions. Ensuite, il s'engagera vers le RC Lens et prendra la direction de Valenciennes après que les Sangs et Or furent relégués en Ligue 2. À Valenciennes, Bisevac deviendra le leader de la défense et de l'équipe.

Kombouaré, le déclencheur

C'est également à Valenciennes qu'il fera l'une des rencontres les plus importantes de sa vie : il s'agit bien sûr de sa rencontre avec Antoine Kombouaré. L'entraîneur kanak se souvient de sa rencontre avec le défenseur serbe : "Il arrivait le premier à l'entraînement et faisait des heures sup'. Il était si impressionnant. Il rassurait le gardien et tous ses coéquipiers".

Mais l'entraîneur s'en est allé vers la capitale et avait la ferme idée de mettre Bisevac dans ses valises : "Je le voulais mais les négociations n'ont pas abouti. Valenciennes ne voulait pas le laisser partit", expliquait Antoine Kombouaré. Une année plus tard, dans les derniers instants du mercato estival, Bisevac passa encore à deux doigts de s'envoler vers le PSG : "Avec Milan, ça négociait chaudement pour aller au PSG. J'adore Milan et j'aurais adoré partir avec lui. Malheureusement, j'ai été seul à quitter Valenciennes", indiquait Siaka Tiéné, partenaire de Milan Bisevac dans le Hainaut.

L'année suivante fut la bonne. Une fois encore, le coach parisien mit le défenseur serbe en haut de la liste des transferts. Les Qataris sont arrivés et Kombouaré a dû prendre le temps de convaincre le nouvel arrivant Leonardo. L'arrivée de Bisevac dans les rangs de la capitale ressemblait plus à un cadeau fait à Kombouaré par les nouveaux dirigeants. Bisevac fut titulaire jusqu'au recrutement de l'Uruguayen Diego Lugano, en provenance du Fenerbahçe. Il s'est alors contenté du rôle de premier remplaçant en défense centrale.

L'arrivée de Carlo Ancelotti

Avec l'arrivée d'Ancelotti, les cartes étaient redistribuées. Le technicien connaissait déjà Bisevac, qu'il avait pisté par le Milan AC du temps où il évoluait du côté de l'Étoile Rouge. Le Serbe ne rentrait alors plus dans les petits papiers du nouvel entraîneur italien. Avec le temps, il commença à l'aligner en tant que latéral droit, pas le meilleur poste du Serbe : "Je n'ai pas l'habitude d'évoluer à ce poste mais je joue où le coach me dit de jouer. J'étais déjà bien content d'être titulaire dans une équipe aussi dense", analysait l'intéressé.

Les mauvaises performances récentes de Mamadou Sakho et l'éternelle méforme de Lugano ont amené Ancelotti à replacer Bisevac en défense centrale. Et il s'inscrit comme un des tauliers de l'effectif parisien comme en témoignent les commentaires élogieux de son entraîneur à son sujet : "Milan est un très bon joueur. Il se défonce sur le terrain et à l'entraînement. J'ai appris à le connaître et je l'apprécie énormément". Hier, lors du match nul contre Auxerre (1-1), il fut encore impérial en défense et c'est son remplacement dans la charnière par Lugano et son replacement sur le flanc droit qui a précipité l'égalisation auxerroise (86e).

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rmcriolo
Fruitier Manu @rmcriolo
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