
Le premier à pénétrer dans les vestiaires est Alou Diarra. Déçu par sa performance, bien en deçà de ses deux premiers matches contre l'Angleterre et l'Ukraine, il ronge son frein. Il s'en prend aux joueurs offensifs sans les nommer. Diarra, pas vraiment au mieux de sa forme lors de cette rencontre, a été malgré tout l'un des seuls joueurs français à avoir essayé de lutter. C'est sur ce point précis que le milieu de terrain a pesté contre ses coéquipiers. Samir Nasri se sent visé, le ton monte et Nasri dit à Alou Diarra qu'il n'a pas à lui parler sur ce ton. Dans cette affaire, Franck Ribéry fut celui qui tenta de calmer le jeu...

La colère du sélectionneur
S'ensuivit une causerie d'après-match très virulente de Laurent Blanc qui remonta les bretelles d'une équipe qui ne l'avait pas écouté la veille du match. Le sélectionneur s'était en effet rendu compte que son groupe demeurait extrêmement suffisant à l'approche d'une rencontre importante. Dans ce discours assez brut, l'entraîneur leur parla individuellement, et plus particulièrement à Hatem Ben Arfa, dont la prestation fut bien terne. Ce dernier ne comprit pas pourquoi il était plus ciblé que les autres, affirmant : "J'ai pas été le plus mauvais sur ce match. Il y a eu largement plus nul, tu es injuste". Le milieu de terrain de Newcastle alla même jusqu'à dire : "Si mon jeu ne te convient pas, tu n'as qu'à me faire rentrer en France".
Il existe différentes manières d'analyser ce règlement de comptes : soit l'on voit, dans cette dispute, le signe d'une Équipe de France divisée en clans qui commence à se disloquer. On peut aussi l'appréhender différemment. Après une telle défaite, si les joueurs n'avaient pas réagi, cela aurait été inquiétant. Les voir aussi frustrés peut être le signe d'une équipe nationale qui a de l'ambition, et il en faudra beaucoup si elle prétend obtenir un meilleur résultat qu'un simple quart de finale en Championnat d'Europe.