
On commence à s'ennuyer. À chaque grande compétition, c'est toujours la même chose. On pense qu'ils n'iront pas au bout, qu'ils seront obligés de craquer à un moment sous la pression médiatique et sous la pression de la planète football. Mais au final, le portier espagnol, capitaine de la Roja, Iker Casillas est le dernier à serrer la main des officiels et il est le dernier à récupérer sa médaille d'or. Ensuite, il s'installe sur un petit podium qui lui permet de se surélever et de pouvoir brandir fièrement la Coupe tant convoitée.
Deux championnats d'Europe et une Coupe du Monde en quatre ans, on pourrait penser qu'ils se lasseraient mais Andres Iniesta nous a expliqué que ce n'était pas le cas : « depuis notre victoire en finale de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, on nous dit tout le temps que l'on n'a plus de rêves, qu'on a tout gagné, c'est vrai. Mais à chaque nouveau tournoi, on a la même envie de gagner. Cette année, dès notre premier match contre l'Italie (1-1), j'étais dans l'Euro 2012 et la page Afrique du Sud était tournée ».
Pour Vicente Del Bosque, qui gagne son deuxième titre à la tête de l'Espagne, « on doit prouver tous les deux ans que l'on reste la meilleure équipe au monde. Au Brésil, ce sera la même chose, l'attraction majeure sera de savoir si une équipe est capable de nous battre ».
Iker Casillas et sa 100e victoire
Ce match vit également un autre record assez extraordinaire. Iker Casillas, du haut de ses trente et un ans, fêtait sa centième victoire en tant que gardien de la Roja. Et ce en moins de 140 sélections, 137 pour être précis. Quel meilleur moment qu'une centième victoire lors d'un sacre au Championnat d'Europe ? Ses coéquipiers tenaient à saluer sa carrière fantastique. Pour son ami du Real Madrid, Sergio Ramos : « Iker est un gardien excellent et cela fait dix ans qu'il brille. Si on dit que je suis bon, c'est parce que je sais qu'il y a un gardien en béton qui est là au cas où je me plante ».
Côté Del Bosque, il préfère penser au futur : « il faut se projeter sur les éliminatoires. Il y a de très bonnes équipes dans ce groupe ». Un brin flatteur ce Vicente...