
Tony Parker est le joueur emblématique de cette équipe de France de basket-ball. Par ses titres avec les Spurs de San Antonio, dans le championnat américain en 2003, 2005 et 2007, et par sa fidélité à la tunique bleue, il était pressenti pour porter le drapeau tricolore et être en tête de la délégation française le jour de la cérémonie d'ouverture. Malgré sa notoriété en France et à l'international, il n'a pourtant — et c'est une vraie surprise — jamais joué avec son équipe nationale dans la plus grande salle de France, le Palais Omnisports de Paris Bercy (POPB). Cet après-midi, ce sera chose faite. Mais pour un grand moment et surtout pour une première dans cette salle mythique, il fallait une formation à la hauteur de son talent. Qui de mieux que l'Espagne ? On a beau chercher, on ne trouve pas beaucoup d'autres pays. Notre TP national savourait : « Je n'ai jamais pu porter le maillot bleu dans cette salle mythique en France où chaque sport peut y trouver sa place. Face aux Espagnols, c'est encore mieux. »
France-Espagne : en route pour les JO ?
Ce match n'a pourtant rien d'amical. La défaite face à la Roja, mardi dernier, de seize points a fait très mal au moral des Bleus. Ce match a en effet mis en valeur les nombreux doutes et problèmes qui tournent autour de la maison Bleu-blanc-rouge. Cette défaite était cependant à tempérer car l'équipe tricolore se retrouvait amputée de nombreux cadres très importants comme Nicolas Batum, Boris Diaw et Ali Traoré, sans oublier l'absence de Joakim Noah, qui avait fait tant de bien à l'intérieur lors du dernier championnat d'Europe.
Mais il faudra s'en habituer, car il ne sera pas non plus à Londres dans deux semaines pour le premier match du tournoi olympique contre la Dream Team. Depuis le match aller, à Madrid, la France a connu pire : elle s'est inclinée à Gravelines contre une formation de Belgique loin d'avoir le niveau olympique. Cependant, à Bercy, on retrouvera Nicolas Batum, qui a réglé son problème de contrat en signant jeudi pour les Timberwolves du Minnesota, et Boris Diaw qui, quant à lui, a résolu ses problèmes d'assurance. Dans ce match contre la meilleure équipe du Vieux Continent, qui cherche une nouvelle finale contre Team USA, on n'attendra pas forcément une victoire française, mais il sera primordial de mieux commencer la partie et de rester les quarante minutes à distance raisonnable des champions d'Europe en titre.