
À Turin, le FC Barcelone n'a pas pu livrer une prestation aussi aboutie que celle des Madrilènes la veille. Dans leur « Stadio Delle Alpi », les Turinois ont opposé une résistance farouche à l'armada espagnole de cette édition 2003. En arrachant le match nul en seconde période grâce au septième but européen de Javier Saviola, le Barça enregistre son quinzième match sans défaite en Ligue des Champions cette saison. Rien ni personne ne semble pouvoir entraver ce qui, en Catalogne, s'apparente à une véritable mission sacrée.
Juventus - Barça (1-1) : résumé du match
La Juventus avait su ouvrir les hostilités en sa faveur. Sans s'affoler malgré le bon entame des Barcelonais, les Turinois ouvraient la marque dès la fin du quart d'heure. Pavel Nedved centre de la gauche, trouve dans un premier temps Alessandro Del Piero. Sa tentative est repoussée, mais le défenseur uruguayen Paolo Montero, monté aux avant-postes, profite de la mauvaise relance barcelonaise et place une frappe solide et décisive (16e, 1-0). Turin pouvait exulter, d'autant que la mi-temps était atteinte sur ce même score.
Le Barça renverse la tendance en seconde période
Mais la Juventus, sous les projecteurs de l'Europe, n'a pas cette saison l'éclat affiché en Serie A où elle mène pourtant la danse. Une tendance confirmée : après avoir préservé son avantage, elle s'est fait bousculer par des Barcelonais entreprenants. Les hommes de Marcello Lippi allaient concéder ce but à domicile si précieux à ce niveau. Une égalisation méritée pour un Barça sans complexe et réaliste au moment de conclure l'un de ses derniers mouvements de la rencontre. Saviola passait par là, maîtrisait le cuir d'un contrôle idéal et profitait du contre de... Montero pour tromper, à dix mètres, un Gianluigi Buffon impuissant (78e, 1-1).
Une occasion en or manquée pour la Juventus
Radomir Antic et ses hommes pouvaient jubiler, la Juventus et surtout Marco Di Vaio s'étrangler. L'attaquant turinois, suppléant maladroit de David Trezeguet, ratait l'occasion immanquable de la victoire dans les arrêts de jeu (92e). À quinze jours du match retour, le Camp Nou et le peuple catalan peuvent continuer à caresser ce rêve qui semble chaque jour plus accessible...