
L'ambiance morose après le Tournoi des VI Nations
C'est un peu comme une malheureuse troisième mi-temps : la retombée de l'espoir, un PMU glauque, compagnons pensifs et demis à moitié vides. Après tout, dans ces cas-là, on est tous dans la même équipe.
Ambiance morose et désillusion : que reste-t-il de l'enthousiasme du début de Tournoi ?
« On a fait ce qu'on a pu, ça va nous redonner la niaque. » Silence. Gorgée.
Et si finalement c'était vraiment de sa faute ? Silence.
Jeunesse ou expérience : quelle stratégie pour le XV de France ?
Autant on pointe du doigt le demi de mêlée en cas de statistiques défaillantes, autant on accuse aujourd'hui un sélectionneur qu'on abreuvait de louanges il y a quelques mois encore. Préférer la jeunesse à l'expérience, la fraîcheur à l'endurcissement, est-ce la bonne solution ?
Parce que le rugby se médiatise et que le XV de France est aujourd'hui au pied du mur, on cherche tous des solutions. Alors on enfile son chapeau bleu blanc rouge et on entraîne son voisin derrière une table.
Un Tournoi sans gloire pour le XV de France
C'est certain, ce n'était pas le Tournoi dont on rêvait. Mais alors quoi ?
Ce fut un match pour l'honneur, senza gloria comme on dit chez les Italiens. Une équipe italienne fantomatique comme adversaire, qui ressemblait tant à la nôtre face au XV de la Rose.
Les satisfactions du Tournoi : les joueurs qui sortent du lot
Bien sûr, on peut relever quelques points positifs : la confirmation de Morgan Parra, qui semble s'imposer au poste de demi de mêlée. On se rassure aussi sur les performances de Dimitri Szarzewski, Maxime Médard, Thierry Dusautoir ou encore Imanol Harinordoquy, qui ont abordé ce Tournoi avec une énergie rare.
Bien sûr, on forme quelques vœux pieux. Si seulement cette forme pouvait se propager, si notre défense ne se confondait plus avec du gruyère, si on pouvait tout donner en attaque, si, plus simplement, toutes les bases pouvaient revenir...
Marc Lièvremont sous pression après le Tournoi
Marc Lièvremont resta silencieux sous la brise romaine, accordant des bribes sèches à de timides journalistes, avant de les congédier sans fioritures.
Il n'est pas satisfait, personne ne l'est, et tout le monde pense à cette fameuse tournée dans l'hémisphère sud qui approche...
L'ombre de la magistrale fessée de Twickenham plane sur Marcoussis, et dans nos yeux aussi.
Mais comme on dit, ce n'est pas pour rien que le coq est l'emblème français : il est le seul animal qui continue de chanter même les deux pieds dans la merde.