
Avec un Manu Ginobili blessé, Tony Parker se devait de hausser son niveau de jeu dans la première partie de cette saison NBA. Le championnat d'Europe cet été lui a permis d'arriver en forme au début de la saison et il en a profité pour marquer les esprits dès les premiers matchs (26, 18 et 24 points lors des trois premières rencontres) et affirmer son intention de devenir le premier français sélectionné au All-Star Game.
Une progression remarquable grâce à un travail rigoureux
Son travail avec son nouvel entraîneur au tir Chip Engelland commence à payer puisqu'il est le deuxième joueur le plus adroit de la grande ligue avec 54,4 % de réussite, ce qui est très rare pour un meneur de jeu. Un de ses seuls points faibles se dissipant, TP peut devenir inarrêtable s'il continue dans cette voie. Il nous a montré qu'il était capable de réaliser de grosses performances contre des grosses équipes, comme les 38 points passés à Miami en janvier. Les Spurs ne demandent qu'à le voir progresser dans cette voie pour peut-être réaliser ce qu'ont réalisé les Celtics (huit titres consécutifs dans les années 60), même si cela paraît impossible aujourd'hui.
Une sélection méritée face à une rude concurrence
En concurrence avec des joueurs comme Kobe Bryant, Steve Nash (meilleur joueur de la saison passée), Ray Allen, Mike Bibby et Baron Davis, Tony Parker peut être fier de sa performance. Il pourra accueillir les félicitations de son ami T. Henry qui sera sûrement, comme beaucoup de Français et moi-même, en train de regarder ce match le dimanche 19 février vers 1 h du matin. Il faut être courageux pour être fan, mais quand on l'a vu jouer, qu'on a un réplica de son maillot dédicacé et qu'il a joué avec ma fille (voir ma description), on ne peut qu'être fan !

Tony Parker continue d'accumuler les « premières fois »
Tony Parker continue sa moisson de « premières fois » : après avoir été le plus jeune à son poste à être titulaire, le premier français champion NBA, et le joueur de 24 ans ayant joué le plus de matchs de playoffs (phase finale), il est donc devenu le premier français à être sélectionné pour un All-Star Game.
Que nous réserve-t-il après cela ? Personne ne le sait, pas même lui, mais on peut toujours rêver à un « premier français élu meilleur joueur du All-Star Game ou de la saison ». Qui sait ?
En tout cas, je lui souhaite de progresser et d'atteindre ses objectifs, et je lui conseille de regarder devant soi sans oublier son passé.