Il n'y a pas de plafond. En Ligue 1, l'arbitre peut ajouter autant de minutes que nécessaire pour compenser le temps perdu. La règle s'applique à chaque mi-temps de 45 minutes et le chiffre affiché n'est qu'un minimum.

Comment l'arbitre calcule le temps additionnel
La Loi 7 de l'IFAB fixe le principe. Un match se joue en deux périodes de 45 minutes. L'arbitre prolonge chaque période pour récupérer le temps perdu. Il n'existe aucune durée maximale prévue par les Lois du Jeu.
La liste des causes est précise. L'arbitre prend en compte les remplacements, les blessures, les pertes de temps délibérées, les sanctions disciplinaires, les arrêts médicaux autorisés et les retards dus aux contrôles VAR et AVAR.

Le quatrième arbitre indique le minimum décidé par l'arbitre central. Ce chiffre peut être augmenté si un nouvel arrêt survient pendant le temps additionnel, mais il ne peut pas être réduit. Il n'y a pas de compensation entre les deux périodes : le temps perdu en première mi-temps ne se reporte pas en seconde.
Cette mécanique explique pourquoi deux matchs du même championnat peuvent avoir des temps additionnels très différents. Tout dépend des interruptions réelles. Les discussions autour de l'évolution des Lois du Jeu, comme le rôle confié à Stéphanie Frappart à l'UEFA : comment l'arbitre française va repenser la règle du jeu en Europe, touchent directement à cette gestion du chronomètre.
Combien de temps est ajouté en Ligue 1 en pratique
Les moyennes confirment l'absence de plafond et montrent une hausse nette. Après 24 journées, le temps additionnel moyen en Ligue 1 dépasse 8 minutes, contre 5,42 minutes la saison précédente au même stade.
Les extrêmes le montrent aussi. Certains matchs atteignent 20 minutes de temps additionnel, comme Clermont - Monaco. Ce cas illustre que la règle ne fixe pas de limite. Si les arrêts s'accumulent, l'arbitre continue à compenser.
Le temps additionnel ne doit pas être confondu avec le temps de jeu effectif. C'est le temps où le ballon est vraiment en jeu, et il augmente quand l'arbitrage compense mieux les arrêts. L'articulation entre ces différentes Lois crée parfois des situations surprenantes, comme le rappelle ce cas autour des penalties : Interdit de tirer un penalty ? Le règlement lunaire qui menace le PSG face au Bayern.
Pourquoi le temps additionnel a bondi depuis 2023
Le tournant date de juillet 2023. L'IFAB demande aux arbitres de consigner plus rigoureusement le temps perdu pendant la célébration d'un but dans le temps additionnel. L'objectif est de favoriser le jeu et le spectacle en limitant les pertes de temps.
L'effet a été immédiat en Ligue 1. Lors de la 1ère journée de la saison 2023/2024, le temps additionnel moyen est passé à 12 minutes 47 secondes, contre 6 minutes 18 la saison précédente à la même journée. Le temps de jeu effectif moyen a suivi, à 58 minutes 36 secondes contre 55 minutes 56 secondes.
Cette hausse crée une tension. D'un côté, elle répond à une demande de matchs plus joués, avec moins de temps mort. De l'autre, elle allonge la durée réelle des rencontres et expose les arbitres à plus de critiques quand le temps affiché paraît long. Il n'y a pas de barème automatique qui s'applique à tous les matchs. Chaque situation est évaluée par l'arbitre central, et le minimum affiché reste une estimation qui peut encore être prolongée sur le terrain.