
Wakeboard : le freestyle sur l'eau accessible à tous
Exit le ski nautique : comme sur la neige, une petite révolution est en train de naître sur l'eau. Le wakeboard est en effet l'équivalent d'une planche de snowboard, plus large et légère. Les pieds calés dans des chaussons, le wakeboardeur se trouve en position perpendiculaire par rapport au bateau qui le tracte, et surfe sur le sillage.
Contrairement au ski nautique, cet engin de pure glisse freestyle permet d'évoluer dans tous les sens : le but n'est pas d'aller vite, mais de prendre la vague pour enchaîner des figures. Plus accessible, plus ludique : pas de doute, le « wake » va réveiller les plans d'eau !
Pirogue tahitienne et canoë canadien : glisse en équipe
Finie la galère en solitaire : place au coup de rame convivial ! Sur la pirogue à balancier de plus de 13 mètres en bois exotique, on peut monter à six et atteindre facilement les 11 nœuds (20 km/h). Une fois lancé, c'est de la glisse à l'état pur ! Le barreur, situé à l'arrière de l'embarcation, imprime la cadence et donne le « Yep » (signal tous les dix coups de rame pour indiquer qu'il faut changer de côté afin que les rameurs ne fatiguent pas trop). Le canoë, plus facile à manœuvrer, peut accueillir jusqu'à huit pagayeurs.
Kayak de mer : exploration et aventure en silence
Embarcation plus longue, moins effilée et donc plus stable et facile à manœuvrer que son frère des rivières, le kayak de mer — dont on doit la découverte aux pêcheurs inuits (d'où le terme « esquimauter », rétablir le bateau) — se faufile partout, sans bruit. Idéal pour explorer criques et grottes, pêcher, faire de la plongée ou approcher la faune sans l'effrayer.
Si une seule journée suffit pour être autonome, le kayak version marine n'est pas une « baignoire » améliorée : il va vite (entre 3 et 4 nœuds, soit 7 km/h), ce qui permet en cas d'intempéries d'accoster en quelques coups de pagaie. Quitte à se faire des frissons, autant que ce soit les bons !
Hydroptère : la Formule 1 des mers pour voler sur l'eau
Vous aviez toujours rêvé de voler sur l'eau ? Décollage immédiat avec l'hydroptère, cette bête de course devenue trimaran de loisir et montée sur des foils (lames, en bon français). Celles-ci sont munies de flaps (volets) qui agissent exactement comme ceux d'un avion : orientés vers le bas, ils augmentent la portance du foil et soulèvent la coque hors de l'eau ; inclinés vers le haut, le foil descend, entraînant la coque avec lui.
Par quel miracle se met-on à voler sur l'eau et à multiplier les nœuds comme des petits pains ? Le principe est d'une simplicité biblique, car résolument mécanique : plus la surface en contact avec l'eau (on parle de surface mouillée) est réduite, moins il y a de frottements susceptibles de freiner la coque. Et si celle-ci est hors de l'eau car élevée par des foils, la surface mouillée est réduite au maximum.
Résultat : la force du vent est souvent doublée à partir de 8 nœuds (un petit vent de force 3) ! À 22 nœuds, on en atteint 40 et l'empannage fait encaisser deux G au pilote, exactement comme s'il prenait un virage en épingle à cheveux à 75 km/h sans freiner, ni déraper. Une fois en l'air, le pilote, confortablement installé dans son cockpit, n'a plus qu'à commander les foils en actionnant une écoute noire et à garder le cap grâce au safran du gouvernail et au palonnier (commandes au pied). Après, tout est question de finesse pour équilibrer ses foils, réguler la gîte du bateau et exploiter au mieux le vent pour accroître sa vitesse. Avec l'hydroptère, on ne vous dira plus « bon vent », mais « gare au radar » !
Flysurf : décoller avec une aile et une planche
Un flotteur de planche, une aile en guise de voile, une barre de 80 centimètres au lieu du wishbone. Quelques heures d'école et ça décolle ! Contrairement aux apparences, le flysurf est plus facile que la planche à voile ou le surf, puisque l'équilibre est donné par l'aile qui vous tire vers le haut.
Autres atouts de ce mode traction : une incroyable sensation de liberté (l'horizon n'est plus bouché par une voile) et la promesse de planer à partir de seulement 4 nœuds de vent (contre 15 en planche), les premiers sauts étant réalisables dès 10 nœuds. Ce qui promet, lorsque l'on sait qu'un flysurfeur confirmé peut atteindre une vitesse de 40 nœuds (75 km/h environ) !