Six Nations 2026 : la France fonce vers le Grand Chelem après l'Italie
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Six Nations 2026 : la France fonce vers le Grand Chelem après l'Italie

Victorieuse de l'Italie (33-8), l'équipe de France réalise un troisième succès consécutif et se rapproche du Grand Chelem. Au-delà du score, Bielle-Biarrey et Ramos ont brisé des records historiques, tandis que le XV de France a dû s'imposer face à...

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Le dimanche 23 février 2026 restera gravé dans les annales du rugby français comme une nouvelle étape décisive vers la consécration suprême. Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq, le XV de France a dominé l'Italie sur le score fleuve de 33 à 8, validant ainsi une troisième victoire consécutive dans ce Tournoi des Six Nations. Si le tableau d'ensemble semble idyllique pour les coéquipiers d'Antoine Dupont, la réalité du terrain a pourtant été tout autre, faite de combat, de sueur et d'adaptation face à une Squadra Azzurra bien plus coriace que prévue. Cette performance, mêlant efficacité offensive et solidité défensive, propulse les Bleus au sommet du classement et les place en position idéale pour rafler la mise.

Match France - Italie au Stade de France lors du Tournoi des Six Nations 2022 : échauffement des joueurs.
Match France - Italie au Stade de France lors du Tournoi des Six Nations 2022 : échauffement des joueurs. — Daieuxetdailleurs / CC BY-SA 4.0 / (source)

33-8 à Lille : le festival offensif des Bleus au stade Pierre-Mauroy

Le stade Pierre-Mauroy, véritable cathédrale du sport dans le nord de la France, a vibré ce dimanche après-midi d'une ferveur rarement égalée. Face à plus de 50 000 spectateurs en délire, l'équipe de France a délivré une performance maîtrisée, alternant jeu de mouvement et puissance physique pour venir à bout de l'Italie. Cette victoire s'inscrit dans la continuité des succès contre l'Irlande et le Pays de Galles, mais elle possède une saveur particulière : elle démontre que cette équipe est capable de gagner même lorsque le jeu ne prend pas immédiatement l'ascendant. C'est souvent le signe des grandes équipes, celles qui savent souffrir pour triompher.

L'ambiance festive qui a entouré la rencontre a transformé cette après-midi sportive en un véritable événement populaire. Des familles entières avaient fait le déplacement, baignant dans une atmosphère de kermesse géante ponctuée par les chants traditionnels du rugby français. Cette victoire sans saveur pour certains critiques observateurs a pourtant offert au public le spectacle qu'il était venu chercher : des essais, du jeu et une équipe qui se bat pour chaque mètre de terrain.

Tournoi des Six Nations à Lille, Vivez ce match d’exception dans des conditions privilégiées
Tournoi des Six Nations à Lille, Vivez ce match d’exception dans des conditions privilégiées — (source)

Des débuts en trombe pour faire taire les doutes

Dès le coup d'envoi, les Bleus ont mis le cap sur l'en-but italien avec une détermination qui a rapidement coupé l'envie à leurs adversaires. Dès la 4e minute, le génie collectif de l'équipe s'est exprimé par l'intermédiaire de Louis Bielle-Biarrey. Sur une action éclair, Antoine Dupont, auteur d'une récupération haute exceptionnelle, a prolongé le ballon au pied pour son ailier. Le Bordelais n'a qu'à accompagner le cuir en vitesse pour aplatir le premier essai de la rencontre, mettant immédiatement les siens dans le bon wagon.

Il ne fallut que dix minutes supplémentaires pour voir la puissance française faire parler d'elle. À la 15e minute, c'est Emmanuel Meafou qui a servi de bélier pour percer la défense transalpine. Le choix tactique de Fabien Galthié d'aligner une double ligne toulousaine, composée de Meafou et Flament, s'est révélé payant dès les premiers instants. Cette configuration physique avait pour but de contrer la puissance de plus en plus redoutable du pack italien. Avec un score de 12-0 après seulement un quart d'heure de jeu, les Bleus avaient déjà fait le break et installé une ambiance de domination totale qui semblait laisser peu d'espoir aux Italiens.

Tournoi des 6 Nations : le XV de France domine l’Italie et se r…
Tournoi des 6 Nations : le XV de France domine l’Italie et se r… — (source)

Le bonus offensif validé in extremis par les remplaçants

La deuxième mi-temps fut cependant plus laborieuse, marquée par des approximations techniques et une défense italienne retrouvée. Les Bleus ont peiné à trouver les espaces, contraints par un bloc défensif solide et agressif. Il a fallu attendre les ultimes minutes du match pour voir le scénario se débloquer définitivement, offrant au match son allure de festival offensif tardif. L'exclusion temporaire de l'ailier italien Louis Lynagh à la 71e minute, pour un en-avant volontaire, a agi comme un déclic pour les tricolores.

En supériorité numérique, le banc des Bleus a fait la différence. Gaël Dréan, entré en jeu, a marqué son premier essai international à la 72e minute d'une course percutante qui a brisé les dernières résistances italiennes. Cinq minutes plus tard, à la 77e, c'est au tour d'Émilien Gailleton d'inscrire son nom sur la feuille de match pour son premier essai sous le maillot tricolore. Ces deux réalisations, inscrites en toute fin de rencontre, ont permis de transformer une victoire plus laborieuse qu'il n'y paraît en succès avec bonus offensif. Ce point supplémentaire pourrait s'avérer décisif dans la course au titre final.

Ce qui a changé dans le XV de France depuis 2022 - Guinness Men's Six Nations
Ce qui a changé dans le XV de France depuis 2022 - Guinness Men's Six Nations — (source)

Une ambiance de folie au nord de Paris

Au-delà du score, c'est l'ambiance exceptionnelle qui marquera les esprits de ceux qui étaient présents au stade Pierre-Mauroy. La métropole lilloise s'est mobilisée pour accueillir l'événement, avec des villages de fans et des animations qui ont créé une véritable fête populaire dans les rues aux alentours du stade. Une fois dans l'enceinte, le public a transformé les tribunes en un véritable chaudron, portant l'équipe de France par ses chants et son encouragement constant.

Cette communion entre le public et les joueurs est un élément clé de la réussite des Bleus à domicile. La Voix du Nord titrait d'ailleurs sur « le show » du XV de France, soulignant combien cette équipe a su capter l'imagination du public hexagonal. Les joueurs n'ont d'ailleurs pas manqué de saluer cette foule enflammée à la fin du match, conscients que cette énergie est un véritable facteur de jeu. Dans la quête d'un Grand Chelem, jouer devant un tel mur de soutien est un atout psychologique précieux, capable de compenser les moments de doute ou de fatigue.

Bielle-Biarrey et Ramos : quand les Bleus écrivent l'histoire des records

Portrait d'Antoine Dupont, joueur emblématique du XV de France, lors du Tournoi des Six Nations.
Portrait d'Antoine Dupont, joueur emblématique du XV de France, lors du Tournoi des Six Nations. — stede64 / CC BY-SA 2.0 / (source)

Si le rugby est un sport d'équipe par essence, il permet aussi à des individualités de briller et de marquer leur époque. Face à l'Italie, deux stars du XV de France ont écrit de nouvelles lignes dans le livre d'or du rugby tricolore. Louis Bielle-Biarrey et Thomas Ramos, par leurs performances respectives, ont non seulement contribué à la victoire collective, mais ont aussi établi des records qui témoignent de leur talent exceptionnel et de leur régularité au plus haut niveau. Ces moments d'individualité nourrissent la légende de cette équipe et captivent les jeunes fans, les Bleus sans rythme n'étant plus une hantise pour des supporters gagnants.

Louis Bielle-Biarrey : la machine à scorer insaisissable

L'ailier de l'Union Bordeaux-Bègles confirme, match après match, qu'il est l'une des armes les plus redoutables du rugby mondial actuel. En inscrivant un essai dès la 4e minute contre l'Italie, Louis Bielle-Biarrey est entré dans l'histoire du Tournoi des Six Nations en devenant le premier joueur de la compétition à marquer lors de huit rencontres consécutives. Ce précédent record, détenu par l'Anglais Tommy Freeman, est désormais pulvérisé par le jeune Bordelais de 22 ans, qui semble être dans une dimension supérieure chaque fois qu'il enfile le maillot bleu.

Les chiffres de Bielle-Biarrey donnent le tournis : 24 essais en 25 sélections, dont quatre dans ce seul Tournoi 2026. En treize participations au Tournoi des Six Nations, il a déjà inscrit 13 essais, approchant dangereusement le record français détenu par Damian Penaud (17). Ce qui frappe chez ce joueur, c'est sa capacité à être présent au bon endroit, au bon moment, avec une accélération foudroyante qui lui permet de dézinguer les défenses adverses. Sa régularité effrayante en fait un cauchemar pour les défenseurs adverses, qui peinent à le contenir malgré des systèmes de défense de plus en plus sophistiqués.

France-Italie : nouveau record pour Bielle-Biarrey, qui affole toujours autant les statistiques
France-Italie : nouveau record pour Bielle-Biarrey, qui continue d'affoler les statistiques — (source)

Thomas Ramos, le robot buteur qui fait tomber Michalak

Du côté de l'arrière, Thomas Ramos continue de graver son nom au panthéon du rugby français. Avec les points inscrits face à l'Italie, le Toulousain a porté son total à 527 points sous le maillot tricolore, devenant définitivement le meilleur réalisateur de l'histoire du XV de France. Ayant dépassé Frédéric Michalak en mars 2025 face à l'Écosse, il ne cesse depuis d'augmenter l'écart, installant une nouvelle barrière de hauteur pour les futurs buteurs de l'équipe de France.

Contre l'Italie, Ramos a une nouvelle fois démontré pourquoi il est considéré comme l'un des meilleurs ouvriers du monde. Auteur d'un essai personnel à la 29e minute après une récupération opportuniste d'Émilien Gailleton, il a surtout été infaillible au pied, transformant l'ensemble des essais de ses coéquipiers. Son taux de réussite de 84 % en sélection est une statistique qui rassure énormément les joueurs et le staff, car elle signifie que chaque occasion de marquer est convertie en points. Sa capacité à gérer la pression des perches, même dans des matchs à enjeux, fait de lui un pilier psychologique majeur de cette équipe.

Phase de jeu lors du match opposant la France à l'Italie dans le cadre du Tournoi des Six Nations.
Phase de jeu lors du match opposant la France à l'Italie dans le cadre du Tournoi des Six Nations. — stede64 / CC BY-SA 2.0 / (source)

Meafou : la forteresse toulousaine débloque son compteur

Emmanuel Meafou attendait ce moment depuis longtemps. Le puissant deuxième ligne du Stade Toulousain, réputé pour sa force dévastatrice, a enfin inscrit son premier essai en équipe de France lors de cette rencontre, après 14 sélections. L'action est restée gravée dans les mémoires : une petite chandelle parfaite d'Antoine Dupont vers le géant toulousain, qui n'a eu qu'à utiliser sa masse musculaire pour franchir la ligne adverse.

Mais au-delà de cet essai libérateur, c'est la performance globale de Meafou qui a marqué les esprits. Avec ses 2,03 mètres et ses 142 kilos, il a été une véritable bête de somme dans les phases de conquête et de défense. Ses statistiques en fin de match sont éloquentes : 10 plaquages réussis sur 11 tentés, 30 mètres parcourus ballon en main et 3 défenseurs battus. Pour la première fois, il a tenu les quatre-vingts minutes sous le maillot bleu, répondant parfaitement au défi lancé par Fabien Galthié. Thomas Ramos lui-même a assuré après le match que quand Meafou était en confiance, il pouvait prétendre au statut de meilleur deuxième ligne du monde, une déclaration lourde de sens venant d'un coéquipier.

Les joueurs du XV de France célèbrent leur victoire sur le terrain face à l'Italie.
Les joueurs du XV de France célèbrent leur victoire sur le terrain face à l'Italie. — (source)

L'Italie a résisté : le match n'était pas une promenade de santé

Si le score final de 33 à 8 peut laisser croire à une domination sans partage de la France, la réalité du terrain est tout autre. L'Italie a offert une résistance farouche qui a mis les Bleus dans des zones d'inconfort inhabituelles pour eux depuis le début du Tournoi. Cette rencontre a servi de test de caractère pour les hommes de Fabien Galthié, prouvant qu'ils sont capables de gagner même lorsque les choses ne tournent pas exactement comme prévu. Contrairement à la déroute du XV de France observée lors de matchs précédents face à des équipes de haut niveau, cette fois-ci, la défense a tenu bon.

Galthié et Dupont reconnaissent l'effort des Transalpins

L'honnêteté intellectuelle est une valeur cardinale chez les entraîneurs et les capitaines de cette équipe de France, et elle s'est manifestée pleinement dans les déclarations d'après-match. Fabien Galthié n'a pas cherché à minimiser les difficultés rencontrées par ses joueurs. En conférence de presse, le sélectionneur a reconnu que les Italiens avaient mis les Bleus dans l'inconfort, soulignant qu'il a fallu être « costaud pour tenir le bras de fer ». Il a même admis que c'était la première fois que son équipe était confrontée à ce type de rugby spécifique, marqué par une intensité physique constante et une défense très agressive.

Antoine Dupont a renchéri, analysant froidement les raisons pour lesquelles son équipe n'a pas réussi à développer son jeu habituel. Pour le capitaine tricolore, les Italiens les ont « plus contrariés que les changements de dernière minute dans la composition d'équipe ». Il a expliqué que la Squadra Azzurra était montée très fort en défense, privant les Bleus de ballon dans leur camp favorable. Les essais français ont d'ailleurs été marqués sur des turnovers et des actions de transition plutôt que sur un jeu construit en longueur. Ces déclarations lucides montrent que l'équipe ne se laisse pas griser par le score et reste concentrée sur les progrès à faire.

Énergiques puis brouillons, les Bleus dominent l'Italie à Lille et poursuivent leur chemin vers le Grand Chelem - Rugby - Tournoi des 6 Nations - Vidéo Dailymotion
Énergiques puis brouillons, les Bleus dominent l'Italie à Lille et poursuivent leur chemin vers le Grand Chelem - Rugby - Tournoi des 6 Nations - Vidéo Dailymotion — (source)

Une défense de fer qui a plié mais pas rompu

L'Italie n'est plus l'équipe béante qui subissait le Tournoi sans jamais pouvoir peser sur l'issue des matchs. Ange Capuozzo, par exemple, a démontré une nouvelle fois son talent exceptionnel en marquant un essai à la 32e minute. Profitant d'une incertitude défensive, il a mis la pression sur Théo Attisogbe pour récupérer le ballon et aplatir, récompensant l'audace tactique des siens. Paolo Garbisi a également ajouté trois points sur pénalité juste avant la mi-temps, sanctionnant les quelques erreurs de discipline française.

Face à cette pression, la défense française a dû souffrir. Les Bleus ont passé beaucoup de temps dans leur propre camp, devant multiplier les phases de défense et les plaquages. C'est là que l'on a vu la maturité mentale de cette équipe. Fabien Galthié a salué après le match une « formidable défense collective », rappelant que le « jeu sans ballon permet également de gagner des matchs ». Cette capacité à encaisser les coups sans céder est la marque des équipes qui ont des ambitions de Grand Chelem. La défense a plié sous la pression italienne, mais elle ne s'est jamais rompue, préservant l'avantage acquis en première période.

Rugby/Six nations - Le XV de France poursuit son sans-faute contre l'Italie - ACTUALITÉS - Journal Chrétien
Rugby/Tournoi des Six Nations - Le XV de France poursuit son sans-faute contre l'Italie - ACTUALITÉS - Journal Chrétien — (source)

Le Grand Chelem : ce trophée rare qui attend les Bleus

Le concept de Grand Chelem est au cœur de toutes les conversations depuis le début de ce Tournoi des Six Nations 2026. Pour les néophytes, il représente simplement une victoire, mais pour les puristes, c'est l'objectif ultime, le graal absolu du rugby européen. La situation actuelle, où la France reste la seule équipe invaincue de la compétition, transforme chaque rencontre qui suit en un pas de plus vers l'immortalité sportive. Une claque bien méritée contre chaque adversaire devient alors une nécessité absolue pour rejoindre les légendes du rugby français.

C'est quoi exactement un Grand Chelem ?

Le Grand Chelem désigne l'exploit de remporter les cinq rencontres du Tournoi des Six Nations. Cela signifie gagner contre chacune des autres nations participantes sur un même cycle. C'est une performance extrêmement rare, qui nécessite non seulement d'avoir un effectif de très haut niveau, mais aussi de bénéficier d'une réussite sportive constante et d'une bonne dose de courage. Dans l'histoire du rugby français, seules dix éditions ont vu les Bleus réaliser cet exploit.

Ces dix Grands Chelems ont eu lieu en 1968, 1977, 1981, 1987, 1997, 1998, 2002, 2004, 2010 et 2022. Chaque génération de champions a ainsi son année de grâce. Le dernier en date, en 2022, a marqué les esprits en brisant une disette de douze ans qui durait depuis l'épopée de 2010. Cette victoire face à l'Angleterre au Stade de France avait été le couronnement du travail de Fabien Galthié et l'apothéose de la génération Dupont. Réaliser un deuxième Grand Chelem en quatre ans serait un fait historique, plaçant cette équipe au rang des meilleures dynasties que le rugby hexagonal ait jamais connues.

Un joueur du XV de France au sol avec le ballon pendant le match contre l'Italie.
Un joueur du XV de France au sol avec le ballon pendant le match contre l'Italie. — (source)

Pourquoi 2026 pourrait être l'année de grâce

La configuration du Tournoi 2026 offre une opportunité unique pour les Bleus. Après trois journées, la France est la SEULE équipe encore capable de réaliser le Grand Chelem. Toutes les autres nations ont déjà enregistré au moins une défaite : l'Angleterre s'est inclinée face à l'Écosse lors du « Calcutta Cup », le Pays de Galles a perdu contre la France et l'Écosse, et l'Irlande a chuté face aux Bleus et aux Anglais. Cette situation place l'équipe de France dans une position de maître du jeu.

Avec 15 points au classement, soit trois victoires bonifiées obtenues consécutivement, les Bleus dominent largement la compétition. Mathématiquement, ils peuvent même être assurés de remporter le Tournoi dès la quatrième journée, s'ils remportent leur match en Écosse avec le bonus offensif. Ce scénario serait historique, car il permettrait aux Bleus de fêter le titre sur le terrain de leur adversaire, avant même de recevoir l'Angleterre pour le dernier match. Cette perspective motive énormément les joueurs, qui savent que chaque match est désormais une finale pour l'histoire.

Les joueurs du XV de France en formation avant le match contre l'Italie.
Les joueurs du XV de France en formation avant le match contre l'Italie. — (source)

Écosse et Angleterre : le programme vertige pour mars

Le chemin vers le Grand Chelem est désormais tracé, mais il ne sera pas une promenade de santé. Le calendrier de mars réserve deux obstacles majeurs pour le XV de France, qui devront puiser dans leurs réserves physiques et mentales pour aller au bout de leur rêve. L'Écosse à l'extérieur, suivie de l'Angleterre à domicile, constitue un programme vertige qui risque de faire trembler les amateurs de rugby français jusqu'au dernier coup de sifflet.

Premier défi : l'Écosse, le piège de Murrayfield

Le samedi 7 mars 2026 à 15h10, la France se rendra au Murrayfield Stadium d'Édimbourg pour y affronter l'Écosse. C'est traditionnellement l'un des matchs les plus difficiles du Tournoi pour les Bleus, qui ont souvent du mal à s'imposer sur cette pelouse maudite. Les Écossais, actuellement deuxièmes du classement après leur victoire probante 31-20 contre l'Angleterre, sont en pleine confiance et ont une qualité de jeu capable de faire mal à n'importe quelle équipe du monde.

L'ambiance à Murrayfield est unique, avec ses cornemuses légendaires et un public passionné qui pousse son équipe à l'excès. Pour les Bleus, le défi est double : technique, pour s'adapter au jeu débridé des Écossais, et mental, pour supporter la pression hostile du stade. Une victoire avec le bonus offensif à Édimbourg serait un coup de maître, permettant à la France de s'assurer le titre dès ce week-end-là. C'est un défi excitant qui devrait faire ressortir le meilleur de cette équipe de France, avide de confirmer son statut de favorite.

Membres de l'équipe de France et encadrement sur le bord du terrain pendant le match.
Membres de l'équipe de France et encadrement sur le bord du terrain pendant le match. — stede64 / CC BY-SA 2.0 / (source)

Le dernier épisode : le Crunch France-Angleterre pour la gloire

Quelle que soit l'issue du match en Écosse, le rendez-vous du samedi 14 mars à 21h10 au Stade de France promet d'être un moment d'une intensité rare. Le traditionnel « Crunch » face à l'Angleterre est souvent perçu comme la finale du Tournoi, mais cette année, il pourrait revêtir une importance encore plus cruciale. Si la France n'a pas scellé le titre en Écosse, ce match sera une finale pour le Grand Chelem. Si le titre est déjà acquis, ce sera une fête pour célébrer la consécration.

L'Angleterre, malgré sa défaite contre l'Écosse, reste une équipe dangereuse qui sera ravie de gâcher la fête des Français en venant gagner à Paris. Jouer au Stade de France offre un avantage certain aux Bleus, avec le soutien de leur public, mais la pression sera maximale pour ne pas gâcher un travail accompli tout au long du Tournoi. Un Grand Chelem obtenu face au rival historique anglais serait la cerise sur le gâteau pour cette équipe, parachevant une saison quasi parfaite.

Six Nations : moins brillante, la France assure le travail contre l'Italie
Six Nations : moins brillante, la France assure le travail contre l'Italie — (source)

Une équipe transformée malgré les absences

L'une des forces majeures de cette équipe de France 2026 réside dans sa capacité à surmonter les blessures et les absences de cadres importants. Des joueurs comme Romain Ntamack (blessé au rein), Damian Penaud (écarté par Galthié), Gaël Fickou et Grégory Alldritt ne sont pas là, et pourtant, l'équipe continue de gagner haut la main. Cela témoigne de la profondeur de l'effectif français et du travail considérable accompli par le staff technique pour former des joueurs prêts à prendre le relais.

Les performances de jeunes talents comme Gaël Dréan et Émilien Gailleton, qui ont marqué leur premier essai face à l'Italie, sont l'exemple parfait de cette vitalité. Matthieu Jalibert a profité de l'absence de Ntamack pour s'imposer à l'ouverture, montrant que la charnière avec Dupont n'est pas monolithique. Fabien Galthié a créé une saine concurrence au sein du groupe, obligeant chacun à se dépasser pour conserver sa place. Cette dynamique positive, où le collectif prime sur les individualités, est la clé de voûte du succès actuel.

Conclusion : le rendez-vous avec l'histoire est fixé

Le XV de France tient dans ses mains le destin du Tournoi des Six Nations 2026. Après trois victoires maîtrisées, la route vers un onzième Grand Chelem historique est tracée, mais elle demande une application totale pour les deux dernières rencontres. L'équipe a montré face à l'Italie qu'elle possédait les ressources nécessaires pour gagner même en difficulté, ce qui est souvent la marque des champions. La profondeur du banc et la qualité individuelle des stars comme Bielle-Biarrey et Ramos sont des atouts majeurs pour affronter ce programme vertige de mars.

Les supporters français ont rendez-vous avec l'histoire. Qu'ils soient à Édimbourg ou au Stade de France, leur soutien sera crucial pour porter les Bleus vers cette nouvelle gloire. Si l'équipe de Fabien Galthié parvient à maintenir son niveau d'exigence et son humilité, il y a fort à parier que le mois de mars 2026 restera dans les mémoires comme l'une des plus belles pages du rugby français. Le Grand Chelem n'est plus un rêve lointain, c'est une réalité tangible, à portée de main, qui n'attend plus que d'être saisie.

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Thomas Rabot @terrain-pro

Ancien handballeur en nationale 3, je vis le sport avec passion même si mon genou m'a dit stop. Coach sportif à Dijon, je regarde tout : foot, basket, tennis, sports de combat, e-sport. J'analyse les perfs avec un œil technique mais accessible. Les stats, c'est bien, mais je préfère raconter les histoires humaines derrière les résultats. Le sport, c'est pas que des chiffres – c'est des gens qui se dépassent.

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