
Hé ouais, y a plus de grèves, y a plus de rollos. La preuve en 5 points :
- Les seuls qui persistent ont moins de 15 ans (les « pyjamas » sont décidément trop faibles d'esprit) ou plus de 50 ans (crise de la cinquantaine).
- Aux X-Games ou au Fise, les modules sont conçus par des bmxers et pour des bmxers. Les fun box de 6 mètres, c'est clairement pas pour nous.
- Dans les magazines, le roller squatte le monde du BMX pour exister. L'autre jour, le petit frère d'un pote me dit : « Regarde, y a une interview de James White dans Rollos mag ! » Signe des temps...
- Le nombre de sites web de BMX est largement supérieur à celui du roller.
- Les rollos, ça colle sous les pneus.
Vous êtes toujours pas convaincus ? Après ces observations, voici les vraies raisons de ne pas faire de roller.
Le roller, un sport trop facile pour durer ?
Il a quel âge le gars qui a gagné les derniers X-Games en roller street ? 16 ou 17 ans ? Il doit faire du roller depuis 5 ans et voilà, il est au sommet. Donc si le roller c'est facile, à moins de se contenter de peu, on a vite envie de passer à quelque chose de plus challengeant. Et donc de laisser tomber le roller.
L'invasion des poseurs a tué la crédibilité
Pour ceux qui savent pas ce que c'est, un poseur c'est un gars qui « fait » un sport, qui se tient au courant de toutes les news, qui a le dernier modèle de chaussures à la mode, mais qui ne fait rien dès qu'il faut prouver qu'on sait rouler. Le roller est devenu une mode, donc il y a eu une forte concentration de poseurs. Résultat : dès que c'est plus tendance, ils arrêtent. Un poseur qui fait du roller, on doit le compter comme pratiquant alors qu'il n'en est pas vraiment un. D'où l'illusion qu'il reste encore de nombreux rollos.
La télévision, signe d'un déclin annoncé
Le roller se met à attirer la télé (et même les sociologues), et ça, c'est pas bon signe. Parce que la télé, quand elle tient quelque chose, elle en extrait tout puis elle le jette. Les reality TV aux USA ne marchent plus, par exemple. Le roller n'a plus rien en lui, il est devenu faible. Il peut mourir, personne ne s'en rendra compte.
Une passion morte d'avoir brillé trop vite
Le roller est « crâmé » parce qu'il a brillé trop vite. C'est dur, mais c'est comme ça. Là est toute la différence avec le BMX et le skate : ça fait plus de 30 ans qu'ils existent et ils se sont habitués aux années creuses où on regarde les riders de travers. Si les petits en rollers font tellement chier, c'est peut-être parce qu'ils sont encore jeunes, ils savent pas vivre et ils ont laissé crever leur passion.