
Cette année, Roland-Garros se déroulait du 26 mai au 8 juin. Chez les hommes, les Espagnols et les Argentins partaient très largement favoris avec 16 représentants pour les premiers et 12 pour les seconds. Il y avait quand même 15 Français, et un seul a atteint les huitièmes de finale.
Chez les femmes, côté français, tous les espoirs reposaient sur Amélie Mauresmo. Même s'il y avait 10 Françaises au départ, elle n'a pas déçu puisqu'elle est allée jusqu'en quart de finale pour chuter face à Serena Williams, qui l'avait déjà battue six fois par le passé contre une malheureuse victoire de Mauresmo.
Les grandes surprises du tournoi masculin
Chez les hommes, le Péruvien Horna crée la surprise en sortant dès le premier tour un des favoris au titre : le Suisse Federer en 3 sets (7-6, 6-2, 7-6). Escudé se fait aussi sortir par le Finlandais Nieminen (7-5, 6-1, 6-1). Le Belge Olivier Rochus s'est bien battu en 5 sets contre l'Argentin Browe, mais ce dernier l'emporte (4-6, 2-6, 6-1, 6-1, 6-3). Santoro sort l'Américain Michael Chang, qui disputait son dernier match. Sargsian élimine un des chouchous du public, Andy Roddick, sur le score de 6-7, 6-1, 6-2, 6-4.
Au deuxième tour, le Brésilien Flavio Saretta crée la surprise en éliminant le Russe Kafelnikov (qui était censé prendre sa retraite, mais bon, il le dit après chaque défaite, donc ça ne surprend plus personne !) : 6-4, 3-6, 6-0, 6-7, 6-4. Il amuse aussi beaucoup le public entre ses jongleries et son grand fair-play. Sébastien Grosjean se souviendra de ses 25 ans, puisqu'il se fait éliminer par l'Espagnol Vicente (7-6, 6-3, 6-3). Andre Agassi a eu quant à lui très chaud puisqu'il a frôlé la défaite face à l'incroyable Croate Mario Ancic, qu'il bat quand même 5-7, 1-6, 6-4, 6-2, 7-5.

Au troisième tour, Lleyton Hewitt se fait éliminer par le puissant mais jeune Espagnol Tommy Robredo (4-6, 1-6, 6-3, 6-2, 6-3). Robredo, toujours lui, élimine Kuerten, le triple vainqueur de Roland-Garros, sur le score de 6-4, 1-6, 7-6, 6-4.
En quart de finale, le Néerlandais Martin Verkerk, qui n'avait attiré l'attention de personne jusqu'alors, vient à bout de Carlos Moya, un spécialiste de la terre battue et ancien vainqueur de Roland-Garros : 6-3, 6-4, 5-7, 4-6, 9-6. Et en demi-finale, il s'offre le très prometteur Argentin Guillermo Coria : 7-6, 6-4, 7-6.

Les surprises chez les femmes
Seles se fait sortir au premier tour par la Russe Petrova (6-4, 6-0), qui ne s'arrêtera pas là puisqu'elle éliminera Jennifer Capriati en huitièmes de finale sur le score de 6-3, 4-6, 6-3. Mary Pierce s'en va aussi très tôt (premier tour) puisqu'elle chute face à Fernandez, une Argentine : 6-2, 6-3.

En huitièmes de finale, Venus Williams, qui jouait très mal depuis le début du tournoi, se fait sortir par Zvonareva, une jeune Russe d'à peine 19 ans : 2-6, 6-2, 6-4. Serena, quant à elle, ne joue pas vraiment mieux en demi-finale contre Justine Hénin ; elle ne frappe pas fort, fait de nombreuses fautes et finit par perdre : 6-2, 4-6, 7-5.
Les révélations de Roland-Garros 2003

On retiendra donc Martin Verkerk, le grand Néerlandais qui s'est hissé jusqu'en finale en faisant tomber plus d'un, pour perdre face au grand Ferrero, qui après 2 demi-finales et une finale, avait bien mérité de remporter le titre : 6-1, 6-3, 6-2. Le score sévère ne reflète en aucun cas ce match qui était d'un très grand niveau et bien plus accroché qu'il n'y paraît.

On n'oubliera sans doute pas Flavio Saretta, ce Brésilien qui a fait trembler Agassi, et qui, même lorsqu'il perdait le point, souriait quand même et a fait preuve d'un très grand fair-play.

Après Ivan Ljubicic et Goran Ivanisevic, voici la relève croate : Mario Ancic, tout juste 19 ans et qui a fait aussi peur à Agassi, en laissant une très belle impression sur son tennis et ses capacités ! Bien sûr, tout cela peut très bien être éphémère, mais bon...
Les finales homme et femme

Juan Carlos Ferrero peut sourire. Après une excellente quinzaine, 2 demi-finales et une finale perdue, il remporte enfin le titre face à l'impressionnant Verkerk. Avant ça, il avait dû rejouer en quelque sorte la finale de l'année dernière face à un Albert Costa, qui a démontré à quel point il était difficile d'essayer de conserver son titre. Après 4 matchs en 5 sets, il était arrivé fatigué contre Ferrero.

Justine Hénin a accompli l'exploit de battre la numéro 1 mondiale, Serena Williams, en demi-finale (elle devient ainsi numéro 3 mondiale) et Kim Clijsters, la numéro 2 mondiale, en finale. Il faut dire que Clijsters n'a été que l'ombre d'elle-même lors de cette finale puisqu'elle subit un incroyable 6-0 au premier set et perd le second 6-4. Justine était aux anges et dédie cette victoire à sa mère décédée quand elle avait 13 ans.
Bilan de cette quinzaine
Cette quinzaine était donc tout simplement superbe. Le seul mauvais point, c'était les commentateurs (je n'ai pas retenu leurs noms). À les entendre, les joueurs français sont parfaits — d'ailleurs un seul a bien consenti à venir les voir, c'était Clément — et lorsqu'ils perdent un point, ce n'est pas de leur faute, c'est l'adversaire qui les a poussés à la faute. Même si le Français fait une double faute ou envoie tout seul la balle dans le filet !
Ok, qu'ils soient pour les Français, je les comprends, mais là c'était abusé, leurs prises à parti ! Bien fait, si les Français se sont quasiment tous loupés !