
L'Olympique de Marseille a d'ores et déjà réussi sa saison en relevant le niveau des trois exercices précédents et en disputant davantage les premiers rôles tout au long de l'année. Être champion d'automne a constitué une belle satisfaction. Certes, le niveau du championnat français n'est pas très élevé, et le problème se situe sans doute au niveau de l'organisation des staffs techniques. Mais on se satisfait toujours d'être dans les premiers plutôt que dans les derniers.

Alain Perrin : le renouveau sportif de l'OM
Alain Perrin, aux commandes de l'OM depuis le début de la saison, n'a pas tardé à trouver ses marques au sein du club, et ce avec un effectif limité : un champion du monde sur la pente descendante (Franck Leboeuf), un attaquant dont on se demande parfois s'il ne joue pas pour l'équipe adverse (Ibrahima Bakayoko), un arrière gauche qui se prend pour Roberto Carlos et dont le seul point commun avec lui est la terminaison de son nom (Dos Santos)... Certes, on trouvera des motifs d'espoir pour l'avenir, avec l'émergence de Daniel Van Buyten, Abdoulaye Meïté, Dmitri Sytchev ou Runje. La différence avec les OM des années précédentes ? Alain Perrin fait tout pour assurer face aux petites équipes : il a apporté l'humilité à un club qui n'était que l'ombre de lui-même depuis quelques années.
Christophe Bouchet : l'assainissement financier du club
Il faut également saluer le travail du nouveau président, Christophe Bouchet, fervent adversaire de Tapie, qui a réussi à remettre de l'ordre dans la maison phocéenne. Il a réorganisé tout l'encadrement de l'équipe, remis chacun à sa place et laissé le manager Perrin s'occuper de l'aspect sportif.
Objectifs européens : quel avenir pour l'OM ?
Pour la fin de saison, on ne peut souhaiter qu'une seule chose à l'OM : être européen l'an prochain, reconstruire sur des bases solides pour permettre à la locomotive du football français qu'est Marseille de mieux figurer en Champions League, en effectuant un recrutement raisonnable pour lui permettre de surnager et de rester en Ligue 1 (Monaco serait d'ores et déjà relégué administrativement en L2 à cause d'un déficit de plus de 50 millions d'euros).