
Le feuilleton LeBron James, et la décision finale de celui-ci, est sûrement celui qui nous a le plus tenus en haleine. En direct sur ESPN et devant des millions de téléspectateurs, celui-ci annonça, le 8 juillet, son départ vers la Floride et Miami. Sa décision en a agacé plus d'un et fait encore jaser aujourd'hui. On lui reproche notamment son manque de finesse avec les fans de Cleveland et le fait qu'il soit obligé de s'entourer de stars pour remporter sa bague de champion. Le fait est qu'aujourd'hui, LeBron James est à Miami, et forme un trio magique avec Dwyane Wade et Chris Bosh (qui avait rejoint le Heat peu de temps avant "King" James) qui risque de mettre à mal les défenses cette saison. Néanmoins conscient que ce trio ne suffirait pas pour glaner un titre, voire plusieurs, le Heat a également attiré Ilgauskas (ex-Cleveland) et prolongé Haslem. L'effectif semble un peu limité, mais qui sait.
De son côté, le vice-champion sortant, Boston, s'est aussi renforcé. Leur premier gros coup a été de prolonger Allen et Pierce, deux pièces maîtresses de la franchise du Massachusetts. Par la suite, deux O'Neal, Jermaine et surtout Shaquille, sont venus renforcer l'effectif déjà pléthorique des Celtics, qui semblent armés pour réussir à aller encore plus loin cette saison.
Les Bulls de Joakim Noah, après avoir fortement lorgné sur Wade, ont tout de même réussi à s'attacher les services de Kyle Korver et de Carlos Boozer (ex-Utah).
Pour ce qui est du reste, les Lakers, champions en titre, ont recruté intelligemment, compensant le départ de Farmar à New Jersey par l'arrivée de Steve Blake (ex-Clippers) et Matt Barnes (ex-Orlando). New Jersey, c'est aussi la nouvelle équipe du Français Johan Petro, qui devrait retrouver un peu de temps de jeu après son départ de Denver. Le grand perdant de l'été est, si on exclut Cleveland, réduit désormais à une équipe de seconde zone, bel et bien New York. Les Knicks, qui avaient promis monts et merveilles à leurs fans, n'ont attiré qu'Amar'e Stoudemire, et ont de surcroît perdu David Lee, échangé contre Ronny Turiaf, le Français de Golden State.

Qui sont les favoris pour le titre NBA ?
Le 26 octobre, le Heat de Miami se rendra au TD Garden de Boston pour ce qui constituera le plus gros choc de cette journée d'ouverture. En effet, ces deux équipes se placent clairement en concurrents sérieux pour la victoire finale.
Comment imaginer l'inverse pour le Heat de Pat Riley ? Malgré un effectif il est vrai plus limité que Boston ou Los Angeles, Miami a dans ses rangs trois des meilleurs joueurs de NBA, dont le MVP en titre, LeBron James. Si ces trois s'entendent en se tenant à l'objectif COLLECTIF qu'est le titre NBA, en mettant leurs prétentions individuelles de côté, et que les autres suivent (Arroyo, Chalmers, Anthony et Miller notamment), Miami peut faire très, très mal.
De son côté, Boston semble également armé pour retenter sa chance en finale. L'effectif s'est clairement renforcé avec les arrivées de "Shaq" et de Jermaine O'Neal, et la motivation devrait être décuplée, les Celtics étant passés à deux doigts du titre l'an passé (défaite 3 victoires à 4 contre Los Angeles). Les Lakers eux aussi ont misé sur la stabilité cet été, avec les arrivées de Blake et du vétéran Barnes et le seul départ de Jordan Farmar. L'équipe de Kobe Bryant semble plus prête que jamais à se frotter aux deux autres gros évoqués auparavant pour tenter de remporter un troisième titre consécutif.

Quelles sont les équipes outsiders ?
Même si Miami, Boston et L.A. semblent être au-dessus du lot, des outsiders se dessinent et semblent avoir le potentiel pour venir titiller ces trois équipes.
Le premier de ceux-ci se nomme Chicago. Avec les arrivées de Boozer, Watson et Korver et la récente prolongation de contrat de Noah, la franchise de l'Illinois, emmenée par l'incontournable Derrick Rose, paraît être en mesure de rivaliser avec les meilleurs, et ce même après les échecs avec Wade et James. Outsider, les Thunder de Kevin Durant, récent MVP du mondial en Turquie et qui a emmené presque seul le Team USA à la victoire finale, le seront aussi. Accompagné par Russell Westbrook ou encore Jeff Green, Oklahoma City peut espérer faire mieux que sa saison dernière (élimination honorable face au futur champion en play-offs). Les Spurs de Tony Parker et du nouveau venu Splitter ainsi que d'autres équipes telles que Dallas voire Atlanta pourraient se mêler à la danse.
Enfin, on peut s'interroger sur les Knicks de New York, qui auront une carte à jouer certes, mais qui semblent trop limités pour aller jusqu'au bout, tout comme Washington, malgré les arrivées du très médiatisé John Wall, choix numéro un de la draft, et de Kirk Hinrich, en provenance de Chicago.