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Sports

Quels joueurs pour les barrages ?

Analyse des probables titulaires pour les barrages de la Coupe du Monde 2014.

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Même les plus optimistes, même les plus fous d'entre nous ne pouvaient penser — et pas même rêver — que la Géorgie puisse l'emporter en Espagne. C'était pourtant malheureusement le seul moyen pour l'équipe de France de se qualifier directement pour la Coupe du Monde au Brésil. Comme prévu, l'Espagne a disposé d'une faible formation géorgienne (2-0). La première conséquence est que les Bleus devront gagner la double confrontation en aller-retour du mois de novembre pour obtenir leur billet. L'adversaire sera tiré au sort parmi le Portugal, la Grèce, la Croatie et l'Ukraine. Éviter le Portugal semble être une bonne idée, mais face aux trois autres nations également, les Bleus devront montrer un beau visage.

Depuis son intronisation en juillet 2012, Didier Deschamps cherche le dispositif idéal et les hommes qui pourraient le composer. Pour preuve, l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille n'a jamais aligné deux fois la même équipe. A-t-il trouvé son groupe type ? On l'espère, mais on n'en est pas sûr. Tentons d'éclairer la situation de l'équipe de France poste par poste.

Il faut bien commencer par le gardien de but. Le sujet sera rapidement survolé tant Hugo Lloris semble indéboulonnable dans les cages, voire indispensable. Steve Mandanda et Mickaël Landreau, que le sélectionneur a l'habitude d'appeler aux côtés du portier de Tottenham, ne semblent pas en mesure de lui contester sa place de titulaire.

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Abidal comme valeur sûre en défense centrale

Passons tout de suite aux choses sérieuses. Le poste de latéral droit semble poser plus de problèmes. Au début de l'ère Deschamps, Christophe Jallet tenait la corde, mais une erreur coûteuse lors de la réception de l'Espagne en mars dernier (défaite 0-1) l'a relégué au second plan. Bacary Sagna, dont le sélectionneur n'a jamais caché son penchant, n'a guère fait ses preuves : pas assez offensif, trop imprécis dans ses centres et parfois brouillon en défense. La troisième lame était Mathieu Debuchy. Le latéral droit de Newcastle a marqué des points vendredi contre l'Australie en inscrivant un magnifique but. Debuchy plaît par son aisance dans son couloir, mais pêche parfois défensivement. Cependant, il devrait conserver sa place dans le onze de départ pour les barrages.

En défense centrale, ils sont quatre pour deux places. Éric Abidal devrait rester titulaire, d'autant que Didier Deschamps a dit "qu'il le prendrait pour le faire jouer". Il apprécie son expérience, son aura et son vécu avec le maillot bleu. À ses côtés, on trouve Raphaël Varane, adulé par Carlo Ancelotti au Real Madrid. Ce joueur est apprécié par Deschamps qui n'a pas hésité à l'aligner d'entrée contre l'Espagne. Vendredi, on a pu constater qu'il s'entendait bien avec Abidal. Sa jeunesse pourrait pourtant le reléguer sur le banc.

Mamadou Sakho peut également prétendre à ce poste. Très utilisé par Didier Deschamps lors des premiers mois, son statut au PSG lui a fait perdre sa place. Son arrivée à Liverpool a redistribué les cartes. Il a démontré en fin de match contre l'Australie qu'il restait un excellent défenseur, mais de là à être titulaire... Enfin, il y a Laurent Koscielny. Le joueur d'Arsenal est l'un des hommes les plus titularisés par Deschamps. Sa complicité avec Sakho avait apporté de la stabilité à la défense française, notamment contre l'Allemagne. Didier Deschamps compte sur lui. Seulement, sa prestation d'hier et sa complicité peu probante avec Abidal n'ont pas rassuré. Il devrait tout de même garder son statut de titulaire.

Pour le latéral gauche, le choix se fait plus par élimination que par autre chose. En un an et demi, Patrice Evra, Gaël Clichy, Jérémy Mathieu et Mathieu Trémoulinas ont été utilisés. Ce dernier ne devrait pas être rappelé de sitôt, tout comme Jérémy Mathieu, semble-t-il grillé depuis son repli dans l'axe à Valence. La place se jouera donc entre les deux Mancuniens. Si Evra semble être la préférence pour ses contributions offensives, on a vu hier que l'ancien Monaco n'était pas une valeur sûre défensivement. Contre une modeste équipe finlandaise, Evra a été mis en difficulté plusieurs fois. Mais il semble que Clichy ne puisse faire mieux. Le Citizen semble moins porté sur l'attaque et ses qualités défensives ne suffisent pas à mettre Evra aux oubliettes. Ce dernier semble donc accroché sur son côté, à moins que Deschamps ne décide — solution peu probable — de replacer Éric Abidal au poste où il a plus de vingt ans d'expérience. Le poste de latéral gauche demande une condition physique que l'ancien Barcelonais, après ses opérations et sa greffe, n'est pas sûr de pouvoir assurer sur la durée.

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Ribéry incontestable sur le côté gauche

Venons-en maintenant au milieu de terrain, sans aucun doute le secteur le plus dense de l'équipe de France, plus certainement en quantité qu'en qualité. On pourrait citer Matuidi, Pogba, Cabaye, Sissoko, Gonalons, Mavuba, Guilavogui, Kondogbia et Toulalan. Ce dernier refuse encore toute idée de retour en équipe de France. Guilavogui a décidé de quitter Saint-Étienne pour s'engager avec l'Atletico Madrid. Quatrième milieu dans la hiérarchie, il n'a joué que des bouts de match et ne devrait pas revoir Clairefontaine. Mavuba et Gonalons se montrent trop irréguliers. Kondogbia, blessé, ne pourra pas être à 100 % à la mi-novembre.

Il ne reste donc que quatre noms qui figureront probablement dans la liste de Didier Deschamps pour les barrages. Parmi eux, Moussa Sissoko semble voué à cirer le banc. Pour le reste, tout dépendra du système mis en place. Matuidi, Pogba et Cabaye joueront dans un 4-3-3, mais si Deschamps préfère continuer sur le 4-2-3-1 vu contre l'Australie et la Finlande, un choix devra être fait. Au vu du match d'hier et du manque de complémentarité entre des joueurs trop similaires comme Pogba et Matuidi, Yohan Cabaye et son bagage technique supérieur devraient lui donner un statut de titulaire. À ses côtés, Matuidi semble prendre l'avantage sur son collègue turinois. L'engagement du Parisien est très apprécié par Deschamps. De plus, son appui défensif pourrait aider Evra, souvent mis en difficulté sur son côté gauche.

Inutile de s'attarder sur le milieu gauche, tant Ribéry est au-dessus du lot techniquement et par sa vitesse. Le Bavarois a encore montré contre la Finlande qu'il est le leader de l'équipe de France. C'est à lui qu'est donnée la lourde responsabilité de tirer les Bleus vers le haut. La France ne pourra entrevoir les plages de Copacabana que s'il joue à son niveau de 2013.

Ce qui n'est pas vraiment le cas sur le côté droit. Deschamps y a souvent choisi Valbuena avant de le recentrer, car le Marseillais n'est pas un joueur de couloir. On voudrait de la profondeur, des appels là où Valbuena préfère avoir le ballon dans les pieds. S'il assure le travail défensif, permettant à Debuchy de monter, on est en droit d'attendre plus d'un ailier. On a vu hier que Nasri ne resterait jamais sur son côté. Loïc Rémy, lui, est un vrai joueur de couloir qui aime courir et prendre les intervalles, mais son incapacité à faire les bons choix ne lui assure pas sa place. Cependant, il semble le mieux placé, Payet s'étant montré trop faible lors de la tournée de juin.

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Valbuena ou Nasri pour le rôle de meneur ?

La question du meneur de jeu ne se posera que si Didier Deschamps décide de poursuivre avec son 4-2-3-1. Là encore, tout se jouera entre Valbuena et Nasri. Le premier a joué hier sans vraiment briller, ralentissant le jeu. Le second l'a été contre l'Australie. Face à un adversaire plus friable, le Mancunien s'était illustré par sa faculté à jouer vite avec Ribéry ou Giroud. Nasri est plus juste techniquement que Valbuena, mais est-ce suffisant ? S'il a peut-être fait son mea culpa, cela assure-t-il qu'il ne retombera pas dans ses travers ? Valbuena prouve à chacune de ses apparitions un engagement et une envie remarquables. Il ressemble plus au joueur qui jouera pour l'équipe. Difficile de faire un choix. En fait, tout dépendra du tirage au sort de lundi après-midi.

Enfin, terminons par l'avant-centre. Benzema ou Giroud ? Il semble peu probable que Deschamps fasse appel à deux pointes, comme il l'avait fait contre la Géorgie (match nul 0-0). Giroud était titulaire en Biélorussie, contre l'Australie et la Finlande pour un total de treize buts. Le Gunner semble accrocher à son leadership et ce ne sont pas les deux buts de Karim Benzema qui changeront la donne.

Équipe de France probable pour les barrages : Lloris ; Debuchy, Koscielny ou Varane, Abidal, Evra ; Cabaye, Matuidi ; Valbuena ou Rémy, Nasri, Ribéry ; Giroud.

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rmcriolo
Fruitier Manu @rmcriolo
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