Philippe Candeloro en campagne, appuyé contre un piano dans un hall moderne.
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Philippe Candeloro élu : un nouveau cap pour le patinage artistique sur glace club ?

Philippe Candeloro élu président de la FFSG avec 51,35 % des voix : entre promesses de renouveau financier, menaces de sécession des disciplines oubliées et espoirs des clubs amateurs…

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Le 27 juin 2026 restera une date charnière pour le patinage artistique sur glace club en France. Philippe Candeloro, double médaillé de bronze olympique et figure iconique du patinage tricolore, a été élu président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) à l'issue d'un scrutin d'une rare intensité. Avec 51,35 % des voix au second tour, l'ancien showman des patinoires a devancé de justesse la présidente sortante Gwenaëlle Noury, dans une ambiance électrique à l'INSEP. Ce résultat, obtenu avec moins de cinquante voix d'écart, ouvre une nouvelle ère pour les clubs de patinage artistique sur glace, mais pose aussi des questions brûlantes sur l'avenir d'une fédération fracturée et financièrement fragile.

Philippe Candeloro en campagne, appuyé contre un piano dans un hall moderne.
Philippe Candeloro en campagne, appuyé contre un piano dans un hall moderne. — (source)

493 voix contre 449 : le coup de tonnerre Candeloro à l'INSEP

L'assemblée générale de la FFSG, qui se tenait les 27 et 28 juin 2026 au sein de l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance, a offert un spectacle électoral digne des plus grands thrillers sportifs. Les 942 votants, représentant les clubs et les licenciés des onze disciplines de la fédération, ont départagé six candidats au terme d'un processus qui a révélé toutes les tensions accumulées ces dernières années. Philippe Candeloro, qui n'avait jamais brigué de mandat électif auparavant, est parvenu à renverser la table face à une présidente sortante pourtant donnée favorite.

« Il faut que ça change » : le détail d'un scrutin au finish

Le premier tour avait déjà donné le ton d'une élection ouverte. Gwenaëlle Noury recueillait 38,62 % des suffrages, suivie de Candeloro à 32,81 %, puis de Gérard Balthazard à 25,81 %. Les trois autres candidats — Maxime Combes (2,36 %), Marie-Calixte (0,39 %) et Martinet (0 %) — faisaient office de témoins. L'issue du scrutin s'est jouée au second tour, lorsque les voix de Balthazard, figure respectée du patinage de vitesse, ont basculé en majorité vers Candeloro. Le verdict final, confirmé par l'AFP, est sans appel : 493 voix contre 449, soit une marge de 44 bulletins. Candeloro l'emporte avec 51,35 % des suffrages exprimés, contre 46,77 % pour Noury. Dans la salle, l'ambiance oscillait entre stupeur et exaspération. Le nouveau président n'a pas caché son émotion, déclarant : « Vous connaissez 90 % de ma vie médiatique, mais que 10 % de mon engagement pour les clubs. Il est temps de montrer l'autre facette. » !PROTECTED_1

Short-track, bobsleigh, curling : la révolte des disciplines oubliées

Si l'élection de Candeloro a été saluée par ses partisans, elle a aussi mis en lumière les fractures profondes qui traversent la FFSG. Selon le compte-rendu de L'Équipe, des représentants du short-track ont brandi des cartons rouges pendant le discours de Gwenaëlle Noury, exprimant leur volonté de quitter la fédération pour rejoindre celle de roller, comme l'avait déjà fait le patinage de vitesse en 2022. Le short-track, le bobsleigh, la luge, le skeleton et le curling estiment que le patinage artistique, qui génère l'essentiel des revenus médiatiques et des licenciés, accapare les ressources et l'attention au détriment des autres disciplines. Cette menace de sécession n'est pas nouvelle, mais elle prend une acuité particulière avec l'arrivée d'un président issu du patinage artistique. Candeloro devra rapidement démontrer sa capacité à incarner l'unité d'une fédération unique au monde, qui chapeaute onze sports dont sept olympiques.

Patinage artistique sur glace JO 2026 : le clash avec France Télévisions a-t-il lancé la campagne ?

Philippe Candeloro, élu président de la Fédération française des sports de glace, s'exprimant en public.
Philippe Candeloro, élu président de la Fédération française des sports de glace, s'exprimant en public. — (source)

Pour comprendre comment un homme sans expérience politique a pu renverser une présidente en place, il faut remonter quelques mois en arrière. La campagne de Candeloro n'a pas débuté avec une déclaration officielle, mais avec une polémique qui a ravivé sa présence médiatique juste avant l'échéance électorale. En février 2026, pendant les Jeux Olympiques d'hiver de Milan-Cortina, le patineur a violemment critiqué le choix des commentatrices de France Télévisions pour le patinage artistique. Cette sortie, largement relayée, a repositionné Candeloro dans le débat public sportif au moment idéal.

« Il aurait mieux valu Monfort et moi » : le coup de gueule qui a fait le buzz

Dans une interview accordée à Programme Télévision, Candeloro a estimé que la couverture des JO 2026 par France Télévisions manquait de saveur. « Il aurait mieux valu Nelson Monfort et moi », a-t-il lâché, en référence au duo mythique qui a commenté le patinage artistique pendant des décennies. Ce tacle adressé aux commentatrices en poste a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, mais a aussi rappelé à quel point Candeloro reste une figure populaire et clivante. Pour ses détracteurs, cette sortie était une opération de communication éhontée ; pour ses soutiens, elle témoignait d'un amour sincère pour la discipline et d'un refus de la langue de bois. Quoi qu'il en soit, le buzz a été immédiat. Les médias nationaux ont repris l'affaire, et le nom de Candeloro est revenu sur toutes les lèvres alors que l'élection de la FFSG approchait à grands pas. Cette polémique a sans doute contribué à le faire connaître d'un public plus large que celui des seuls passionnés de patinage.

De Courbevoie à Nagano : l'invention d'un patineur atypique

Philippe Candeloro aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, en pleine performance sur la glace.
Philippe Candeloro aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, en pleine performance sur la glace. — (source)

Philippe Candeloro, né le 17 février 1972 à Courbevoie, n'a jamais été un patineur comme les autres. Fils d'un maçon italien et d'une chef-comptable, il découvre le patinage à l'âge de sept ans à la patinoire de Colombes, où André Brunet repère rapidement son aisance naturelle. Refusant d'intégrer l'INSEP à dix ans pour rester auprès de son entraîneur, il trace sa propre voie. Aux Jeux de Lillehammer en 1994, il décroche la médaille de bronze avec un programme mémorable, puis récidive à Nagano en 1998. Mais c'est surtout par son inventivité qu'il marque l'histoire : il crée une série de sauts pieds joints, une pirouette sur les genoux qui porte son nom — le « Candeloro spin » — et popularise le back-flip, figure spectaculaire longtemps interdite en compétition avant d'être réautorisée en 2024. Ce mélange de technique, de show et de provocation a construit sa légende.

« Un public s'est construit avec ses excès » : la méthode Candeloro assumée

Dans un entretien accordé à RMC Sport en janvier 2026, Candeloro assumait pleinement son style : « Un public, il s'est construit avec sa personnalité, ses excès parfois, ses blagues potaches aussi. » Cette déclaration résume parfaitement l'ambivalence de sa candidature. D'un côté, sa notoriété et son franc-parler sont des atouts pour redonner de la visibilité à une fédération jugée trop discrète. De l'autre, ce côté « trublion » interroge sur sa capacité à gérer les dossiers complexes d'une institution sportive. Les clubs amateurs, les entraîneurs et les jeunes patineurs attendent de voir si le showman des années 1990 saura se muer en gestionnaire rigoureux. Le nouveau président promet de ne pas changer, mais il devra composer avec les exigences budgétaires, administratives et humaines d'une fédération en crise.

« 70 % financée par l'État » : le diagnostic alarmant d'une fédération au bord du gouffre

Au-delà du show et des polémiques, le vrai moteur de la candidature de Candeloro, c'est un diagnostic financier implacable. La FFSG n'est pas seulement fracturée politiquement : elle est structurellement fragile. Le nouveau président l'a répété tout au long de sa campagne : sans une transformation radicale de son modèle économique, la fédération court à sa perte. Ce constat, partagé par une partie des observateurs, justifie l'urgence d'un électrochoc.

Un budget de 5 millions d'euros pour seulement 29 000 euros de bénéfices

Philippe Candeloro, candidat à la présidence, patinant sur glace.
Philippe Candeloro, candidat à la présidence, patinant sur glace. — (source)

Les chiffres communiqués par l'AFP et relayés par Les Dernières Nouvelles d'Alsace sont éloquents. En 2025, la FFSG disposait d'un budget de 5 millions d'euros, pour un bénéfice net de seulement 29 000 euros. Ce quasi-équilibre, qualifié de « fragile » par les experts, signifie que la moindre dépense imprévue ou la moindre baisse de subvention mettrait la fédération en difficulté. Avec 70 % de ses ressources provenant des deniers publics, la FFSG est dépendante de l'État comme une entreprise de ses banquiers. Cette dépendance est d'autant plus préoccupante que le contexte budgétaire national se resserre et que les priorités sportives évoluent.

« En 2034, elle sera morte » : l'avertissement de Candeloro sur la dépendance aux subventions

Dans un entretien choc accordé à Nice-Matin en février 2026, Candeloro a planté le décor avec une brutalité rare chez un candidat à une présidence sportive : « Cette fédération est financée à 70 % par l'État et je suis persuadé qu'après les JO de 2030, ce sera moins. Il faut qu'elle devienne indépendante. Sinon, en 2034, elle sera morte. » Cette prophétie alarmiste repose sur une logique implacable : les Jeux Olympiques d'hiver de 2030, qui se dérouleront dans les Alpes françaises, représentent une fenêtre d'opportunité unique pour obtenir des financements exceptionnels et attirer des sponsors. Mais une fois les projecteurs éteints, l'État se désengagera progressivement. La fédération doit donc profiter de ce sursis pour construire un modèle économique autonome, basé sur les droits télévisés, les partenariats privés et l'organisation d'événements rentables.

L'affaire Papadakis-Cizeron, symptôme d'un mal-être systémique

La crise de la FFSG n'est pas seulement financière : elle est aussi morale et humaine. Dans le même entretien, Candeloro a évoqué l'affaire Papadakis-Cizeron, le couple de danse sur glace qui a révélé des années de souffrance psychologique liées à un environnement toxique. « On parle de grands champions et on constate qu'il y a un mal-être : ça démontre que leur santé mentale n'est pas assez prise au sérieux », a-t-il déclaré. En liant explicitement la question des abus passés à son programme, Candeloro cherche à se positionner comme un président de rupture, capable de prendre en compte les dérives systémiques qui ont entaché l'image du patinage français. Cette promesse de réforme éthique est cruciale pour convaincre les clubs et les jeunes patineurs que le changement ne sera pas que comptable.

Patinage artistique hors glace : le plan marketing du nouveau président pour séduire les jeunes

Philippe Candeloro, nouveau président de la Fédération française des sports de glace, assis dans un stade.
Philippe Candeloro, nouveau président de la Fédération française des sports de glace, assis dans un stade. — (source)

Si le diagnostic est sombre, le remède proposé par Candeloro est résolument offensif. Pour sortir la FFSG de l'ornière, le nouveau président mise sur sa plus grande force : sa notoriété. Son plan repose sur une stratégie de marque agressive, destinée à attirer les sponsors, les médias et surtout une nouvelle génération de licenciés. Le concept de « patinage artistique hors glace » — c'est-à-dire tout ce qui entoure la compétition pure : shows, contenus digitaux, événements grand public — devient le pilier de sa vision.

TikTok, Instagram et shows TV : la recette de la popularité retrouvée

Dans son interview à RMC Sport, Candeloro a détaillé sa méthode : « Je veux rendre le patinage TV-friendly. » Concrètement, il compte utiliser son carnet d'adresses et sa connaissance du monde du spectacle pour organiser des galas télévisés, des émissions de divertissement et des contenus viraux sur les réseaux sociaux. Son site de campagne, candeloro-ffsg2026.fr, le présente comme « entrepreneur et producteur de spectacles depuis 20 ans », un argument de poids pour séduire les marques. L'idée est simple : plus le patinage sera visible et attractif, plus les sponsors seront prêts à investir. Mais cette stratégie comporte un risque : celui de privilégier le show au détriment de la compétition pure, et de transformer des clubs amateurs en simples réservoirs de talents pour des produits médiatiques. La question est de savoir si le public de TikTok, habitué aux formats courts et aux challenges, sera captivé par des programmes de patinage de quatre minutes.

« Je veux séduire mais pas mentir » : le pari de la transparence

Candeloro sait que son profil de showman suscite des craintes. Dans Nice-Matin, il a tenté de rassurer : « Je veux séduire mais pas mentir. » Cette formule illustre sa volonté de concilier communication séduisante et honnêteté sur les difficultés à venir. Il promet que la chasse aux sponsors ne se fera pas au détriment du patinage de club et de la formation. Mais le plan reste flou sur un point crucial : comment financer la transition sans couper dans les budgets des clubs amateurs, qui sont le vivier de la discipline ? Les entraîneurs et les dirigeants de clubs attendent des garanties concrètes, pas seulement des promesses de shows télévisés.

Objectif 2030 : quel avenir pour les clubs amateurs dans le plan Candeloro ?

Philippe Candeloro, nouveau président de la Fédération française des sports de glace, devant un fond promotionnel.
Philippe Candeloro, nouveau président de la Fédération française des sports de glace, devant un fond promotionnel. — (source)

Au cœur du programme de Candeloro, il y a une promesse paradoxale : pour aider les clubs, il faut d'abord les mettre au second plan. Cette apparente contradiction est au centre des interrogations des licenciés et des bénévoles qui font vivre le patinage artistique sur glace club au quotidien. Le nouveau président devra jongler entre la nécessité de professionnaliser la fédération et celle de ne pas abandonner la base.

« Sans argent, je ne pourrai pas aider les clubs » : la promesse paradoxale

Dans son entretien à RMC Sport, Candeloro a été d'une franchise désarmante : « Sans argent, je ne pourrai pas aider les clubs. » Cette phrase résume le dilemme de son mandat. Avant de pouvoir redistribuer des ressources aux clubs amateurs, il faut d'abord les créer. Cela passe par une augmentation des droits télévisés, la signature de contrats de sponsoring et l'organisation de grands événements. Mais ce « détour » par la professionnalisation inquiète certains clubs, qui craignent que les fonds publics et privés soient prioritairement fléchés vers le haut niveau et les shows, au détriment des sections loisir et de la formation des jeunes. Le plan de Candeloro repose sur une hypothèse : une fois la fédération assainie financièrement, les clubs en récolteront les fruits. Mais le chemin est long, et les clubs ont besoin de moyens immédiats.

Tournée des clubs et réformes internes : les premières mesures

Pour répondre à ces inquiétudes, Candeloro a promis une tournée des clubs dès la rentrée de septembre 2026. Son site de campagne détaille ses engagements : « renforcer les clubs, améliorer l'organisation fédérale, soutenir les bénévoles et les entraîneurs, sécuriser les infrastructures. » Il s'engage également à accorder plus d'autonomie aux disciplines non-artistiques (bobsleigh, luge, curling, short-track), comme il l'avait annoncé dans Ouest-France. Cette promesse d'autonomie est cruciale pour calmer les velléités de sécession du short-track et du bobsleigh. Mais elle pose aussi la question de la cohérence d'une fédération qui regroupe des sports aux logiques radicalement différentes. Candeloro devra arbitrer entre les besoins du patinage artistique, sport médiatique par excellence, et ceux des disciplines de glace moins visibles mais tout aussi exigeantes.

Adam Siao Him Fa, Léa Serna… la nouvelle génération face au « patron de club »

L'élection de Candeloro ne suscite pas que des craintes. Certains des patineurs les plus en vue du circuit actuel voient dans son arrivée une opportunité de redonner du souffle à une discipline qui peine à exister médiatiquement entre deux Olympiades. Adam Siao Him Fa, vice-champion d'Europe en titre et star montante du patinage français, fait partie de ceux qui misent sur le nouveau président.

Philippe Candeloro, élu président de la Fédération française des sports de glace, saluant la foule.
Philippe Candeloro, élu président de la Fédération française des sports de glace, saluant la foule. — (source)

« C'est un pari risqué mais excitant » : les réactions enthousiastes

Pour la jeune génération, Candeloro incarne une forme de liberté et de créativité qui a manqué au patinage français ces dernières années. Adam Siao Him Fa, connu pour son style audacieux et ses programmes originaux, voit dans l'arrivée du showman une chance de bousculer les codes. « C'est un pari risqué mais excitant », aurait-il confié à des proches après l'élection. Léa Serna, championne de France en titre, partage cet enthousiasme prudent. Pour ces patineurs, le principal atout de Candeloro, c'est son réseau et sa capacité à faire parler de la discipline au-delà du cercle des initiés. Dans un contexte où le patinage artistique souffre de la comparaison avec des sports plus médiatisés comme le football ou le rugby, avoir un président capable de décrocher un rendez-vous avec un grand diffuseur ou un sponsor national est un atout non négligeable.

« On attend de voir les actes » : le scepticisme des clubs amateurs

Du côté des clubs amateurs, le discours est plus mesuré. Les entraîneurs et les présidents de petites structures, qui peinent à boucler leur budget chaque saison, accueillent l'élection de Candeloro avec un mélange d'espoir et de méfiance. « On attend de voir les actes », résume un entraîneur d'un club de la région parisienne. La crainte principale est que la priorité donnée au spectacle et au haut niveau se traduise par une baisse des subventions pour les sections loisir. Les clubs redoutent également que la personnalité clivante de Candeloro ne fasse fuir les collectivités locales, qui sont souvent les premiers financeurs des patinoires. Le vrai test pour le nouveau président ne sera pas le nombre de sponsors qu'il parviendra à attirer, mais le nombre de licenciés dans les patinoires de quartier.

Patinage artistique, patin à glace et finance : la quadrature du cercle pour Candeloro

Au terme de cette analyse, le défi qui attend Philippe Candeloro apparaît dans toute sa complexité. Le nouveau président doit résoudre une équation à plusieurs inconnues : trouver des ressources financières sans sacrifier la base, unifier des disciplines aux intérêts divergents, et incarner le changement tout en restant fidèle à sa personnalité clivante. Le temps presse, car les JO 2030 approchent et avec eux la promesse d'un désengagement progressif de l'État.

JO 2030 : l'héritage ou le crash

Les Jeux Olympiques d'hiver de 2030 dans les Alpes françaises sont à la fois une chance et un piège. C'est l'occasion unique d'obtenir des financements d'infrastructure, de moderniser les patinoires et de bénéficier de l'attention médiatique mondiale. Mais c'est aussi un mirage : une fois les Jeux terminés, l'État réduira mécaniquement ses subventions. Candeloro en est conscient : « Après les JO, ce sera moins », répète-t-il. Le défi est donc de transformer cette fenêtre d'opportunité en tremplin pour l'autonomie financière. Si la fédération n'y parvient pas, le crash annoncé pour 2034 pourrait bien se produire. La pression est immense sur les épaules du nouveau président, qui devra négocier avec les pouvoirs publics tout en préparant l'après-Jeux.

Arbitrer entre les sports de glace : le défi politique

La FFSG est un cas unique dans le sport français : elle regroupe onze disciplines, dont sept olympiques. Comment Candeloro, icône du patinage artistique, peut-il être perçu comme impartial par le short-track, le bobsleigh ou le curling ? Sa légitimité à les représenter est immédiatement contestée par les représentants de ces sports, qui ont déjà manifesté leur mécontentement. Le nouveau président devra prouver qu'il est capable de mettre de côté son passé de patineur star pour devenir un chef d'orchestre équitable. La promesse d'autonomie accordée aux disciplines non-artistiques est un premier pas, mais elle ne suffira pas à apaiser les tensions. Candeloro devra également nommer des dirigeants issus de ces sports à des postes clés, et leur donner les moyens de développer leurs propres projets.

Philippe Candeloro élu : un nouveau cap pour le patinage artistique sur glace club ? (Conclusion)

L'élection de Philippe Candeloro à la présidence de la FFSG marque un tournant historique pour le patinage artistique sur glace club en France. D'un côté, elle apporte une bouffée d'air médiatique et une vision commerciale qui faisaient cruellement défaut à une fédération endormie. Le nouveau président dispose d'une notoriété inégalée, d'un carnet d'adresses solide et d'une énergie communicative. Il a posé un diagnostic lucide sur la dépendance aux subventions publiques et sur la nécessité de professionnaliser la gestion. De l'autre côté, son élection ultra-serrée et la bronca des disciplines non-artistiques montrent que la fédération reste profondément divisée. Sa personnalité clivante, son passé de showman et son manque d'expérience en gestion fédérale sont des handicaps qu'il devra surmonter rapidement.

Le succès de son mandat se mesurera à un indicateur simple : le nombre de licenciés dans les clubs de patinage artistique sur glace. Si Candeloro parvient à transformer sa popularité personnelle en ressources durables pour la base, il aura réussi son pari. Dans le cas contraire, il risque d'accentuer les fractures d'une fédération déjà fragilisée et de laisser derrière lui une institution exsangue. Les prochains mois seront décisifs : la tournée des clubs, les premières décisions budgétaires et la gestion des velléités de sécession du short-track donneront le ton d'un mandat qui s'annonce comme l'un des plus mouvementés de l'histoire du patinage français. Une chose est sûre : avec Candeloro aux commandes, le patinage artistique sur glace club ne risque pas de retomber dans l'oubli.

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Questions fréquentes

Qui a gagné l'élection FFSG en 2026 ?

Philippe Candeloro a été élu président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) le 27 juin 2026, avec 51,35 % des voix au second tour, devançant la présidente sortante Gwenaëlle Noury.

Pourquoi la FFSG est-elle en crise financière ?

La FFSG est financée à 70 % par l'État et disposait en 2025 d'un budget de 5 millions d'euros pour seulement 29 000 euros de bénéfices. Candeloro a averti que sans indépendance financière, la fédération pourrait disparaître d'ici 2034.

Quel est le plan de Candeloro pour les clubs ?

Candeloro mise sur le "patinage hors glace" (shows TV, TikTok, sponsors) pour générer des revenus. Il promet une tournée des clubs dès septembre 2026 et plus d'autonomie pour les disciplines non-artistiques comme le short-track.

Quelles disciplines menacent de quitter la FFSG ?

Le short-track, le bobsleigh, la luge, le skeleton et le curling estiment que le patinage artistique accapare les ressources. Des représentants du short-track ont manifesté leur volonté de rejoindre la fédération de roller, comme le patinage de vitesse en 2022.

Quel rôle a joué la polémique JO 2026 dans l'élection ?

En février 2026, Candeloro a critiqué les commentatrices de France Télévisions aux JO de Milan-Cortina, relançant sa notoriété médiatique. Cette polémique a contribué à le faire connaître d'un public plus large avant le scrutin.

Sources

  1. Philippe Candeloro officialise sa candidature à la présidence de la Fédération française des sports de glace · lemonde.fr
  2. candeloro-ffsg2026.fr · candeloro-ffsg2026.fr
  3. dna.fr · dna.fr
  4. Nathalie Péchalat - Wikipedia · en.wikipedia.org
  5. Philippe Candeloro — Wikipédia · fr.wikipedia.org
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Léa Herbot @running-mate

Coureuse de semi-marathon et prof d'EPS à Bordeaux, je crois au sport pour tous, pas seulement pour les champions. Running, fitness, disciplines olympiques : je teste, je mesure, je partage. Mon dada : valoriser le sport féminin.

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