
Laurent Blanc avait décidé d'aligner le même dispositif que face aux Girondins, c'est-à-dire un 4-3-3. Le schéma tactique n'avait pas changé, mais les joueurs le composant, si. Alex avait cédé sa place à son compatriote brésilien Marquinhos, tandis que Maxwell retrouvait son côté gauche. Et autant dire que, contrairement à vendredi où les Bordelais n'avaient pas mis en danger les quatre défenseurs, l'Olympiakos n'avait pas l'intention de se prendre une gifle pour commencer sa campagne européenne. Dès la deuxième minute qui suivit le coup d'envoi, Weiss trouvait le poteau et Salvatore Sirigu remerciait les dieux. Maxwell faisait du Maxwell : intéressant en phase offensive par ses débordements et sa qualité de centre, il fut souvent pris à défaut en défense. Marquinhos, dont la première titularisation sous le maillot bleu et rouge de la capitale a sûrement perturbé, passait comme un fantôme, se montrant particulièrement lent dans ses interventions. Le Brésilien subissait d'ailleurs le petit pont qui amena l'égalisation grecque. "Il a eu du mal à entrer dans son match. Il a fait des erreurs parce qu'il manque encore d'automatismes avec ses partenaires et d'expérience du haut niveau. Il a eu quand même le mérite de se reprendre après la pause", positivait Laurent Blanc. Preuve que la défense parisienne n'était pas dans sa meilleure forme, c'est bien Gregory Van der Wiel, critiqué assez régulièrement depuis son arrivée à Paris, qui montrait les meilleurs signes par sa propreté défensive mais aussi par ses déboulés dans son couloir qui le virent longtemps combiner avec Lucas.

Cavani marque sur la seule occasion du PSG en première mi-temps
Le milieu de terrain parisien n'avait, quant à lui, pas changé d'un poil, sans la domination que l'on avait pu voir à Chaban-Delmas. Blaise Matuidi se démenait, cherchait à accélérer le jeu et à l'orienter vers le but adverse, mais la réussite n'était pas à la mesure de son ambition. Marco Verratti se faisait plus discret et se faisait seulement remarquer par ses remises approximatives qui faillirent coûter un but aux siens dès les premiers instants de la rencontre. Quant à Thiago Motta, il était difficile de trouver quelque chose à redire, car comment ne pas féliciter celui qui mit deux buts coup sur coup, en plein milieu de la deuxième mi-temps, alors que Paris peinait à faire la différence ? Devant, Ibra gardait les rênes de l'attaque, entouré de Lucas à droite et de Cavani à gauche. Une attaque en panne d'inspiration qui vit Lucas se démener sur son côté sans porter le danger réellement sur le but de l'Olympiakos. Ibra semble se satisfaire de son nouveau rôle de meneur de jeu : il donne plus de bons ballons qu'il n'en reçoit. Preuve en est, le Suédois trouvait parfaitement Cavani qui ouvrait le score pour la seule occasion que se créa Paris en première mi-temps.

Lavezzi et Thiago Motta au top
Et vint le temps du paradoxe : une seconde période bien plus belle. Lavezzi remplaçait Lucas juste après la pause et fut, sans aucun doute, un des éléments qui expliquaient l'embellie du jeu parisien. "Lavezzi a fait une bonne entrée. Il se donne sur le terrain et apporte toujours quelque chose. Il a été actif au pressing et très rapide à la récupération du ballon". On peut aussi croire que le discours du Président à la mi-temps a eu les mêmes effets que ce qu'a pu faire Patrice Evra à la mi-temps du match contre la Biélorussie. Le bloc parisien pressait bien plus haut, montrait plus d'agressivité. Les joueurs de couloir provoquaient bien plus. Et, surtout, la large victoire parisienne vint sur coups de pied arrêtés. Par deux fois, sur corners, Lavezzi trouvait la tête de Thiago Motta qui marqua deux buts presque identiques et donna de l'air au club de la capitale. Puis, pour se racheter de sa bévue qui coûta un but au PSG, Marquinhos confirmait l'excellent jeu de tête de l'effectif en inscrivant un but de la tête, son premier avec Paris.
Ce matin, Paris peut sourire en regardant le classement de sa poule. Il est premier, devant Benfica qui a disposé d'Anderlecht. Il compte une large victoire à l'extérieur et se met dans les meilleures conditions avant de recevoir les Portugais dans quinze jours. "Tout n'a pas été parfait, c'est vrai. On a mis du temps à entrer dans notre rencontre. Après, ça a été mieux. Le bon côté, c'est que, même en ne jouant pas super bien, on peut gagner avec un gros score. Et on peut voir que l'entente avec Edinson (Cavani) est de mieux en mieux", appréciait Zlatan Ibrahimovic. Nasser Al-Khelaifi avait prévenu ses joueurs de l'ambition que nourrissaient les dirigeants qatariens pour la deuxième saison du PSG en Ligue des Champions ; il doit être satisfait, même s'il sait pertinemment que le chemin sera encore long et semé d'embûches...