Image 1
Sports

Paris a encore eu chaud

Mené au score, le PSG a évité le carton rouge de Verratti avant de l'emporter grâce à Ibrahimovic.

As-tu aimé cet article ?

Image 1
Laurent Blanc est apparu embarrassé, ou du moins gêné, lorsque la question de l'arbitrage lui a été posée. Il a simplement répondu que « le carton reçu par Verratti était jaune orange ». À voir le visage de l'entraîneur parisien lorsque l'arbitre central de la rencontre, M. Bastien, a fouillé dans sa poche à la recherche de la sanction adéquate à adresser à Marco Verratti, on a perçu toute l'inquiétude de se voir contraint de jouer les soixante-quinze dernières minutes en infériorité numérique. Et cela aurait été logique vu le tacle assassin de l'Italien, qui a commis une réelle faute d'anti-jeu alors que N'Koudou partait en direction du but. L'ancien arbitre Bruno Derrien aurait sorti le carton rouge : « Bien sûr qu'il doit y avoir carton rouge pour Verratti. Son tacle est complètement gratuit puisqu'il ne joue pas du tout le ballon. Il annihile une vraie occasion de but. De plus, il a les deux pieds largement décollés du sol donc en toute logique, il aurait dû être expulsé ». C'est ce que confirmaient les Nantais et Waldemar Kita, le premier déclarant : « Je ne comprends pas sa décision. Je peux comprendre que les arbitres ne soient pas infaillibles. Je ne dis pas non plus qu'il ait pris cette décision parce qu'il s'agissait de Paris mais au moins qu'il assume et qu'il prenne ses responsabilités en reconnaissant son erreur », tangeait le Président du FC Nantes.

Et encore s'il n'y en avait eu qu'une seule. Le problème étant que sur le coup franc qui suivit, Papy Djilobodji surgissait au second poteau pour donner aux Canaris un avantage de deux buts. La joie du défenseur fut de courte durée car l'arbitre l'a refusé immédiatement pour une faute de Vizcarrondo sur Thiago Silva. Une faute vraiment peu évidente au vu des images. Même Thiago Silva peinait à défendre l'arbitre : « C'est vrai qu'il me touche. Après, c'est vrai que le contact n'est pas violent. Normalement, ce n'est pas considéré comme une faute ». Là encore, le FC Nantes pouvait à juste titre se sentir spolié, à l'image de son entraîneur Michel Der Zakarian : « Déjà qu'on aurait dû jouer à onze contre dix, derrière l'arbitre nous refuse le but pour une faute inexistante. Alors forcément, le match est un peu faussé. Si je suis triste, c'est d'abord pour les joueurs qui méritaient bien mieux ». C'est vrai qu'ils méritaient autre chose qu'une défaite tant le début de match des Nantais fut fantastique d'envie et d'engagement. Une agressivité venue pour contrecarrer les pronostics qui les voyaient battus d'avance.

Image 2

Zlatan fin prêt pour mercredi

Une entame courageuse logiquement récompensée par l'ouverture du score de Bedoya après une frappe somptueuse qui s'est logée dans la lucarne de Salvatore Sirigu. Les Parisiens ont montré une nouvelle fois leurs difficultés à entrer rapidement dans leurs matches, comme ce fut le cas mercredi en Championnat à Lille (1-1). « Je ne sais pas ce que l'on a depuis quelque temps. On entre mal dans nos matches. On manque d'agressivité et l'adversaire en profite. Déjà face à Lille, on n'était pas passé loin d'encaisser un but dès la première minute de jeu. Aujourd'hui, on en a encaissé un. Il va falloir y remédier rapidement », regrettait Thiago Silva. Le fait est que le Paris Saint-Germain s'est retrouvé mené au score pour la première fois de la saison à domicile.

Il a fallu attendre la fin du premier quart d'heure pour apercevoir le sursaut parisien, venu principalement du replacement de Marco Verratti devant la défense. Un positionnement où le rayonnement du jeune milieu de terrain italien éclabousse encore plus. Une influence sur le jeu de son équipe que louait une nouvelle fois Laurent Blanc : « Je le dis souvent mais je peux le répéter si vous voulez. Marco me bluffe chaque match un peu plus. Il est décisif défensivement par son agressivité à la récupération du ballon. Mais il est également très important en attaque par sa faculté à aller de l'avant, à passer le premier rideau ». À partir de cet instant, Paris a joué plutôt bien, dans la lignée de ce qu'il a pu montrer à Lille un peu plus tôt dans la semaine malgré le match nul qui s'en est suivi (1-1). Bien évidemment, il faudra en faire un peu plus s'il souhaite conserver la première place de son groupe en Ligue des Champions, mais avec son milieu de terrain titulaire (Thiago Motta, Matuidi, Verratti) qui a été très peu aligné depuis le début de la saison à cause des blessures, Paris a les moyens de sauver ses intérêts.

En plus de cela, il pourra compter sur un Zlatan Ibrahimovic en grande forme qui a brillé hier de deux éclairs de génie donnant la victoire au PSG. La première fois, il s'est déchiré pour passer devant Vizcarrondo et reprendre un centre de Lucas afin d'égaliser. Puis, en deuxième mi-temps, il a permis aux siens de reprendre l'avantage sur un coup franc magnifique de puissance et de technicité que le Suédois a projeté dans la lucarne droite de Riou. Ce qui est génial avec l'attaquant star du PSG, c'est qu'il est capable de marcher trois quarts du temps, de dézoner à de nombreuses reprises, de ne pas se créer une seule occasion, mais dans le même temps de faire la différence sur deux actions. Ibra a faim et ça se voit. Plutôt rassurant à trois jours d'un déplacement aussi excitant que décisif au Camp Nou. Il avait manqué le match aller à cause de son talon, vous pouvez être sûr qu'il voudra se racheter...

As-tu aimé cet article ?
rmcriolo
Fruitier Manu @rmcriolo
354 articles 0 abonnés

Commentaires (0)

Connexion pour laisser un commentaire.

Chargement des commentaires...

Articles similaires