L'Olympique de Marseille vit l'un des moments les plus sombres de son histoire récente. Entre licenciement d'entraîneur, joueurs désemparés sur le terrain et coulisses agitées, le club phocéen traverse une tempête qui menace directement ses ambitions européennes. Les défaites s'enchaînent, les supporters s'impatientent et l'ancienne gloire du football français se retrouve contrainte de regarder derrière elle plutôt que devant. La question n'est plus de savoir si l'OM est en crise, mais jusqu'où cette débâcle peut mener les Marseillais d'ici la fin de la saison.
Une série noire qui inquiète le Vélodrome
L'Olympique de Marseille vient d'enchaîner son quatrième match consécutif sans victoire en Ligue 1. Ce chiffre, apparemment anodin pour certains clubs, prend une résonance particulière dans une ville où le football est une religion. La dernière défaite en date, concédée sur la pelouse de Brest lors de la 23e journée, a sonné comme un véritable coup de massue pour les supporters marseillais. Le score final de 2-0 ne reflète même pas la domination bretonne, qui aurait pu mener 4-0 à la pause sans un manque de réalisme cruel.

Ce match marquait les grands débuts d'Habib Beye sur le banc marseillais. L'ancien joueur du club, passé par la cité phocéenne entre 2003 et 2007, aurait rêvé d'une entrée en matière plus fracassante. Il a hérité d'un groupe en perdition totale, incapable de produire le moindre football cohérent face à des Bretons pourtant à leur portée. Le doublé de Ludovic Ajorque, inscrit en première période, a définitivement enterré les espoirs marseillais ce soir-là.
Le penalty manqué qui résume la saison
À la 83e minute de ce match cauchemardesque, Mason Greenwood se présente pour tirer un penalty qui pourrait relancer son équipe. L'ancien mancunien, habituellement si précis dans l'exercice, voit sa tentative repoussée par le gardien breton. Ce ratage symbolise parfaitement la saison marseillaise : des occasions existent, mais la confiance n'est plus au rendez-vous. Les joueurs semblent tétanisés dès que le moindre obstacle se dresse devant eux.
Ce penalty raté résume à lui seul l'état d'esprit d'une équipe qui a perdu tous ses repères. Greenwood, pourtant auteur d'une saison correcte sur le plan individuel, n'a pas su assumer le rôle de sauveur qu'on attendait de lui dans ce moment crucial. La pression du maillot olympien pèse parfois lourd sur les épaules des nouveaux arrivants, et ce ratage en est l'illustration parfaite. Les supporters marseillais, habitués aux grands soirées européennes et aux exploits collectifs, souffrent de voir leurs joueurs reculer dès que le match demande du caractère.

Des consultants déchaînés contre la performance
Eric Di Meco, légende du club et consultant pour RMC Sport, n'a pas mâché ses mots après cette nouvelle désillusion. Dans l'émission Rothen s'enflamme, l'ancien latéral gauche a livré une analyse sans concession de la situation : le problème dépasse largement le cadre du terrain et touche à l'essence même de ce que devrait être un collectif footballistique. Les supporters, eux, attendent des réactions concrètes après avoir trop longtemps supporté des promesses non tenues.
Christophe Dugarry, champion du monde 1998 et fin connaisseur du football français, a renchéri avec des mots encore plus durs. Cette équipe est réellement malade, très malade, a-t-il lancé lors de cette même émission. Une déclaration qui fait écho aux propos tenus par Habib Beye en conférence de presse, où le nouvel entraîneur affirmait ne pas sentir ses joueurs malades. Le contraste entre l'optimisme du coach et la réalité du terrain illustre parfaitement le décalage qui existe au sein du club phocéen.
Des leaders fantômes sur le pré
Le mercato estival 2025 avait pourtant laissé entrevoir de belles promesses du côté de la Commanderie. L'OM avait frappé fort en recrutant plusieurs joueurs censés apporter expérience et leadership à un effectif parfois trop tendre. Gero Rulli dans les buts, Benjamin Pavard en défense centrale, Nayef Aguerd pour compléter la charnière et Pierre-Emile Hojbjerg au milieu : sur le papier, ce quatuor avait tout du dream team capable de structurer une équipe ambitieuse. La réalité du terrain a cruellement démenti ces attentes.
Les statistiques parlent d'elles-mêmes et elles sont accablantes. Hojbjerg, le milieu danois réputé pour son impact défensif, ne réalise en moyenne qu'un seul tacle par match. Son pourcentage de duels gagnés stagne à 54%, un chiffre parfaitement anecdotique pour un joueur de son standing. Pavard, champion du monde 2018 et protégeant habituellement les cages françaises, accuse des statistiques encore plus préoccupantes avec 0,8 tacle par rencontre et deux penalties concédés depuis le début de saison. Ses erreurs d'alignement ont coûté cher à son équipe à plusieurs reprises.
Une défense passée de trois à cinq puis retour
La charnière Pavard-Aguerd s'est notamment illustrée par sa catastrophe défensive face à Brest. Les deux hommes ne semblent jamais sur la même longueur d'onde, laissant des espaces immenses que les attaquants adverses exploitent avec délice. Roberto De Zerbi, l'ancien entraîneur, a largement contribué à ce chaos organisationnel en changeant constamment de système. Défense à trois contre Bruges en Ligue des champions avec une défaite 3-0 le 28 janvier, puis défense à cinq contre Rennes en Coupe de France pour une victoire 3-0 le 3 février, avant de revenir à une défense à trois contre le PSG et la célèbre déculottée 5-0 le 8 février.
Ces changements perpétuels ont empêché les automatismes de s'installer. Eric Di Meco l'a parfaitement expliqué dans ses interventions médiatiques : les automatismes défensifs ne s'acquièrent que lorsqu'une ligne joue souvent ensemble. Sans au moins deux, trois ou quatre matchs avec la même défense et le même milieu de terrain qui travaille ces automatismes, la confiance s'érode progressivement. Et quand la confiance disparaît, le niveau individuel chute, entraînant avec lui le niveau collectif de toute l'équipe.

Un dernier clean-sheet qui remonte à décembre
Le dernier clean-sheet de l'OM remonte au 14 décembre contre Monaco, une victoire 1-0 qui semble appartenir à une autre époque. Depuis cette date, les gardiens marseillais ont dû chercher le ballon au fond de leurs filets à une fréquence alarmante, signe d'une défense qui a perdu tous ses repères. Gero Rulli, pourtant réputé pour sa solidité, n'a pas pu inverser la tendance et se retrouve exposé à chaque match face à des situations impossibles à gérer.
Cette incapacité à préserver ses cages inviolées illustre parfaitement le malaise défensif qui gangrène l'équipe. Les défenseurs centraux ne se coordonnent plus, les latéraux se font prendre en permanence sur leurs couloirs et le milieu de terrain ne protège pas suffisamment l'arrière-garde. Résultat : une équipe qui encaisse des buts sur des actions de jeu simples, là où d'autres formations parviendraient à se sécuriser sans difficulté majeure. Les supporters marseillais ont fini par s'habituer à voir leurs filets trembler, une situation inacceptable pour un club de cette envergure.
L'après De Zerbi : un héritage empoisonné
Roberto De Zerbi a été officiellement licencié le 11 février 2026, mettant fin à une aventure d'un an et demi sur le banc marseillais. Ce chiffre peut paraître dérisoire dans l'absolu, mais il représente pourtant un record de longévité sous l'ère Frank McCourt. L'Italien aura réussi le tour de force de devenir l'entraîneur le plus durable d'une période marquée par l'instabilité chronique du poste. Son pourcentage de victoires de 57% constitue même le plus élevé de toute l'ère McCourt, un paradoxe apparent qui illustre parfaitement la complexité du cas marseillais.
Le dernier match de De Zerbi restera malheureusement gravé dans les mémoires collectives. La défaite 5-0 contre le PSG au Parc des Princes a sonné le glas de son aventure provençale. Cette correction infligée par le rival historique a été la goutte d'eau qui a fait déborder un vase déjà bien rempli. Les dirigeants marseillais ont décidé de tirer la trêve après cette humiliation nationale, provoquant un séisme dans l'organisation du club.
Un effectif conçu pour un système précis
Le problème majeur auquel fait désormais face l'OM réside dans la constitution de son effectif. Les recrutements ont été pensés pour coller au jeu prôné par De Zerbi, un football de possession exigeant qui demande des profils très spécifiques. Chaque joueur a été choisi pour répondre à des critères tactiques précis, et le départ brutal de l'architecte laisse un chantier en friche. Habib Beye se retrouve avec un groupe taillé pour un système qu'il ne pratique pas nécessairement.
Jacques Abardonado, surnommé affectueusement Pancho, a assuré l'intérim pendant quelques jours avant l'arrivée de Beye. Ce passage éclair n'a évidemment pas suffi à redresser la barre d'un navire qui prend l'eau de toutes parts. L'effectif marseillais ressemble désormais à un puzzle dont certaines pièces ne correspondent plus au dessin final, une situation cauchemardesque pour un entraîneur qui arrive en pleine saison.
L'instabilité chronique pointée du doigt

Christophe Dugarry, consultant pour RMC et fin connaisseur du football français, a pointé du doigt cette absence de cohérence dans la construction de l'effectif. On ne peut pas construire un collectif fort si on change autant de joueurs chaque année, a-t-il martelé dans les micros. Cette instabilité permanente empêche toute progression collective et condamne le club à repartir de zéro à chaque intersaison, un cercle vicieux dont l'OM n'arrive pas à s'extraire.
Les dirigeants marseillais ont multiplié les erreurs stratégiques ces dernières années, recrutant des joueurs sans véritable vision à long terme. Les uns après les autres, les techniciens se sont succédé sans jamais pouvoir s'appuyer sur un noyau stable de joueurs habitués à jouer ensemble. Cette absence de continuité dans le projet sportif explique en grande partie les difficultés actuelles de l'équipe, qui manque cruellement d'automatismes et de repères collectifs.
Habib Beye : le sauveur ou la dernière chance ?
L'annonce officielle est tombée le 18 février 2026 : Habib Beye devient le nouvel entraîneur de l'Olympique de Marseille. Son contrat court jusqu'en 2027, offrant une visibilité minimale dans un contexte de grande incertitude. L'homme connaît parfaitement la maison pour l'avoir fréquentée comme joueur entre 2003 et 2007, totalisant 174 matchs sous le maillot olympien. International sénégalais avec 45 sélections, il arrive avec une légitimité certaine même si son expérience de banc reste limitée.
Beye débarque directement de Rennes, où il avait lui-même été licencié le 9 février après des résultats décevants. Son passage en Bretagne restera en demi-teinte, mais les dirigeants marseillais ont misé sur sa connaissance du club pour redynamiser un groupe moribond. L'ancien défenseur possède l'avantage de comprendre les attentes des supporters et la pression spécifique qui règne dans une ville où le football dépasse le simple cadre sportif.
Un début contrarié par des absences majeures
Le nouveau technicien marseillais doit pourtant composer avec un handicap de taille pour ses premières semaines. Ses adjoints de confiance, Sébastien Bichard, Olivier Saragaglia et Yann Cavezza, sont bloqués contractuellement à Rennes jusqu'au 12 mars. Cette situation absurde contraint Beye à débuter son aventure marseillaise sans son staff habituel, une difficulté supplémentaire dans un contexte déjà compliqué. Il a dû préparer le match contre Brest avec une seule séance d'entraînement, un délai insuffisant pour imprégner ses nouvelles idées.
La tâche qui attend Beye s'annonce titanesque. Il doit redonner confiance à des joueurs qui ont perdu leurs repères, stabiliser une défense passoire et relancer une attaque qui a oublié le chemin des filets. Tout cela dans un contexte de pression maximale, avec des supporters qui n'attendent plus que des résultats concrets après des années de frustrations accumulées.
Le contraste entre optimisme et réalité
Le début de conférence de presse de Beye a fait parler, notamment sa déclaration sur l'état d'esprit de ses joueurs. Je ne sens pas mes joueurs malades, a-t-il affirmé avec optimisme. Christophe Dugarry a réagi vivement à cette sortie médiatique, estimant que le nouvel entraîneur se trompait profondément. Selon le champion du monde 1998, cette équipe est réellement malade, très malade, et les premiers résultats lui ont donné raison.

Eric Di Meco a nuancé les propos de son ancien coéquipier en soulignant une bonne nouvelle avec le départ de Roberto De Zerbi : désormais les joueurs sont face à leurs responsabilités. Ils n'ont plus de paratonnerre pour justifier leurs contre-performances. L'ancien latéral gauche aux 14 saisons à l'OM a insisté sur le fait que les joueurs sont tombés dans le trou par leur faute, d'abord, mais aussi probablement à cause des changements constants de compositions imposés par l'ancien technicien italien.
Le couperet européen qui plane sur la saison
Les ambitions de l'Olympique de Marseille pour cette saison 2025-2026 étaient clairement affichées dès le départ. Frank McCourt, le propriétaire américain du club, a exigé une qualification en Ligue des champions pour l'exercice prochain. Un objectif ambitieux mais nécessaire pour un club de cette envergure, tant sur le plan sportif que financier. Les recettes générées par la plus prestigieuse des compétitions européennes permettraient de stabiliser des finances toujours fragiles et d'attirer des joueurs de meilleur niveau.
La situation actuelle du classement rend cet objectif de plus en plus incertain. L'OM pointe désormais à cinq points de l'Olympique Lyonnais, troisième du classement et dernière place qualificative pour la Ligue des champions. Cet écart, comblable en théorie, prend des allures de gouffre au vu du niveau de jeu affiché par les Phocéens depuis plusieurs semaines. Chaque match qui passe sans victoire creuse un peu plus l'écart avec les places européennes.
Dix jours décisifs pour l'avenir de la saison
Le calendrier qui s'annonce risque d'être déterminant pour la suite de la saison marseillaise. L'Olympico contre Lyon, prévu le 1er mars en Ligue 1, prend des allures de match à élimination directe pour les ambitions européennes des deux clubs. Une défaite contre les Gones enfoncerait définitivement l'OM dans la crise et rendrait quasi impossible la qualification en Ligue des champions. Pourtant, OM - OL : un match aux allures de finale représente aussi une opportunité unique de relancer la machine.
Quatre jours plus tard, le 4 mars, les Marseillais disputeront leur quart-finale de Coupe de France contre Toulouse. Cette compétition représente peut-être la dernière chance de sauver une saison qui part à vau-l'eau. Un parcours réussi dans cette coupe nationale permettrait de qualifier le club pour la Ligue Europa, un lot de consolation que les supporters auraient du mal à accepter mais qui sauverait l'essentiel.
Le stage à Marbella pour ressouder le groupe
Un stage à Marbella a été organisé pour tenter de ressouder un groupe morcelé par le doute. Cette escapade espagnole vise à créer du lien entre des joueurs qui se cherchent encore, loin de la pression du Vélodrome et des médias. L'objectif est clair : créer les conditions d'un sursaut salvateur avant les échéances capitales qui arrivent. Ligue 1, enfin du suspense ? Oui, mais certainement pas de la manière dont l'OM l'aurait espéré.
Les membres du staff technique espèrent que ce déplacement permettra aux joueurs de se retrouver dans un cadre différent, loin des critiques incessantes qui pleuvent depuis plusieurs semaines. L'ambiance au sein du groupe s'est dégradée au fil des défaites, et certains joueurs peinent à communiquer entre eux sur le terrain. Ce stage représente peut-être la dernière chance de rétablir un lien qui s'est distendu au point de rupture.
Une crise de gouvernance qui s'éternise
L'actualité marseillaise ne se limite pas au terrain et les coulisses du club sont tout aussi agitées. Frank McCourt a fait le déplacement à Marseille en pleine tempête, signe de l'inquiétude qui règne au sommet de la hiérarchie. Le propriétaire américain a tenu des réunions avec les joueurs et les représentants des supporters, tentant d'apaiser des tensions devenues insoutenables. Sa présence physique envoie un message ambigu : celui d'un propriétaire qui s'implique, mais aussi d'un homme qui ne sait plus quelle solution apporter.
Medhi Benatia, le directeur sportif, a tenté de démissionner mais sa démission a été refusée par la direction. Le Franco-Marocain maintiendra donc ses fonctions jusqu'en juin, une situation inconfortable pour un dirigeant qui voulait partir. Son rôle dans la construction de cet effectif défaillant lui est reproché, et son maintien forcé ressemble à une botte de secours plus qu'à un vote de confiance.

Pablo Longoria mis sur la touche
Pablo Longoria, l'ancien directeur sportif devenu président, voit son rôle réduit aux relations avec les institutions. L'Espagnol, pourtant artisan du renouveau marseillais lors de son arrivée, est désormais écarté des décisions sportives. Des tags hostiles ont même été tagués sur le centre Robert Louis Dreyfus, visant directement Longoria et sa gestion. Cette crise de gouvernance rappelle sinistrement celle de janvier 2021, où le club avait déjà frôlé l'implosion.
Les groupes de supporters ultras, notamment le Commando Ultra 84 et les South Winners, multiplient les déclarations alarmistes. Notre passion est sans limite… Notre patience ne l'est plus, peut-on lire dans leurs communiqués. Cette mise en garde sonne comme un ultimatum adressé aux dirigeants et aux joueurs : les résultats doivent venir rapidement, sous peine de voir la ville s'embraser. Comme l'illustre OM : Chronologie d'une crise perpétuelle (1996-2008), l'histoire du club est jalonnée de périodes troubles qui ont parfois débouché sur des situations explosives.
Des supporters exaspérés par les promesses non tenues
Les supporters marseillais ont la mémoire longue et n'oublient pas les promesses non tenues. Ils ont vu défiler les entraîneurs, les joueurs et les dirigeants sans jamais voir leur club retrouver les sommets du football français. Cette accumulation de frustrations crée une atmosphère délétère qui ne facilite pas l'émergence d'un projet stable et cohérent. Chaque défaite supplémentaire alimente la colère d'un public qui attendait mieux de la part de ses dirigeants.
La pression sur les joueurs s'est intensifiée au point de devenir contre-productive. Certains éléments du groupe semblent tétanisés à l'idée d'évoluer devant leur public, craignant les sifflets et les critiques dès la moindre erreur technique. Ce cercle vicieux empêche l'équipe de se libérer et de produire le football qui lui permettrait de redresser la barre. Les dirigeants devront trouver les mots et les actes pour apaiser une situation qui risque de dégénérer si les résultats ne suivent pas rapidement.
Conclusion
L'Olympique de Marseille se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins. Les défaites s'accumulent, les dirigeants s'entre-déchirent et les supporters perdent patience après des années de faux espoirs. L'arrivée d'Habib Beye sur le banc apporte une lueur d'espoir, mais le nouveau coach hérite d'une situation quasi ingérable : un effectif construit pour un autre système, des leaders défaillants et une pression populaire devenue insupportable. Les dix prochains jours, avec l'Olympico contre Lyon et le quart de finale de Coupe de France face à Toulouse, détermineront probablement l'avenir de cette saison. L'Europe s'éloigne chaque semaine un peu plus, et avec elle les promesses de Frank McCourt. Les Phocéens doivent puiser dans leurs dernières réserves pour éviter un final de saison en catastrophe, sous peine de voir cette crise se transformer en véritable débâcle historique.