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Nice se prépare à la confirmation

Nice vise la confirmation en Ligue Europa et inaugure l'Allianz Riviera.

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Dans un peu plus de deux semaines, les Niçois commenceront leur saison, comme les dix-neuf autres équipes qui les accompagneront en Championnat. Mais il reste encore du temps aux Aiglons pour se préparer à ce qui sera, sans aucun doute possible, une des saisons les plus importantes de leur Histoire. Et pour l'instant, ce n'est pas au centre d'entraînement de Nice que l'on pourra trouver les Rouges et Noirs. Il faudrait plutôt aller du côté de Divonne-les-Bains où les Niçois sont, en ce moment même, en train de subir une préparation physique intensive. "J'ai connu beaucoup de clubs tout au long de ma carrière et j'ai eu pas mal de préparations physiques d'avant-saison. Mais, je ne sais si c'est dû au poids des années qui commencent à se faire sentir, je n'ai jamais préparé une saison aussi difficilement. On est sur les rotules mais c'est pour notre bien et celui de l'équipe", soupirait Fabrice Abriel, le visage encore brillant de sueur à cause de l'effort mais aussi des fortes chaleurs essuyées depuis quelques jours dans la région.

Un peu plus loin et protégé par une casquette aux couleurs de l'Olympique Gymnaste Club Niçois, on retrouvait Claude Puel, le visage cramoisi. "J'aime beaucoup les stages qui précèdent la saison. Ils permettent de se réunir dans un autre cadre et de renforcer la cohésion. Dès ces stages, on peut avoir une idée du niveau de l'équipe. Dans toutes les équipes où je suis passé, j'ai tenu à mettre mon cœur dans cette préparation car elle est très importante." Et quand on lui disait ce qu'il avait pu voir ces quelques jours en vue de la nouvelle saison à venir, sa réponse ne surprit pas plus que ça quand on connaît le genre de personne qu'est Claude Puel : "C'est difficile à dire mais l'équipe n'a pas beaucoup changé depuis la saison dernière et je ressens à peu près les mêmes sensations que lors de la préparation de l'été dernier." Juste histoire de clamer son optimisme pour les dix mois qui viennent.

Mais un simple sentiment ne peut garantir une nouvelle saison dans la lignée de la précédente. Et Claude Puel veille au grain : "Je commence à me faire vieux, vous savez. Alors il y a des inconvénients mais au moins l'avantage de l'expérience. Nice était une équipe qui jouait le plus souvent pour le maintien. L'année dernière, les gens pensaient qu'on se battrait une nouvelle fois pour ne pas descendre en Ligue 2, même si moi, j'avais d'autres ambitions un peu plus élevées. Beaucoup ont été surpris de notre parcours. C'est le danger." Une saison somptueuse qui s'achèvera par une cinquième place, devant le club lillois champion il y a à peine deux ans. Un succès soudain qui enthousiasme au début mais qui peut mal finir quand on ne s'y prend pas de la bonne manière : "Les joueurs pensaient bosser pour se sauver et ils finissent dans le premier quart du Championnat de France. Une réussite fulgurante s'avère compliquée à vivre dans les têtes."

Confirmer les attentes du Championnat

En parlant de têtes, Claude Puel veut sûrement dire qu'il craint que celles de ses joueurs se mettent à gonfler sous l'effet des médias. "Avant que l'on fasse cette saison, on ne peut pas dire que Nice était l'équipe la plus convoitée par la sphère médiatique. On commence bien la saison, on reste dans le coup et on finit fort. Au fur et à mesure, les journalistes viennent te voir et viennent voir les joueurs, et ça peut tout changer dans leur esprit. Mais c'est mon rôle de leur dire de ne pas tomber dans le piège et de rester comme nous sommes."

Comme on aime à le dire, le temps de la révélation est doux, calme et doré, tandis que le temps de la confirmation est piégeux et sombre. Le club voisin des nouveaux riches monégasques sera attendu au tournant et ce dès le mois d'août et ses premières journées. "Ce sont les deux premiers mois qui seront décisifs. Si on commence bien, les gens diront que la saison dernière n'était pas un miracle et que Nice est vraiment au niveau. Mais si on trébuche d'entrée, je sais qu'on se jettera sur nous et dans les têtes d'hommes encensés quelques mois auparavant, c'est très dur à avaler", reprenait l'ancien entraîneur de l'Olympique Lyonnais.

Le défi de la Ligue Europa

Surtout que les Aiglons n'auront pas que le Championnat en tête, car la cinquième place obtenue à l'arrachée au bout du mois de mai donne à Nice une place en Ligue Europa. Mais avant les phases de poule qui débuteront à la moitié du mois de septembre, les hommes de Claude Puel devront passer par les barrages. "On va avoir un premier mois chargé dans les jambes mais surtout dans les têtes parce qu'on aura le Championnat et la Coupe d'Europe à gérer et on ne peut pas dire que c'est une habitude pour nous", soulignait Fabrice Abriel.

Claude Puel sait le challenge qu'il lui est offert et compte le relever : "On jouera toutes les compétitions à fond. Je dis assez souvent ce que je pense sur les équipes qui ne jouent pas les compétitions européennes. On a embêté, et je pèse mes mots, toutes les grosses écuries de l'Hexagone pour se qualifier et une fois qu'on y arrive, il faudrait renoncer à la disputer à 100% pour une place en Championnat. C'est une très grande opportunité qui est offerte aux joueurs et à l'ensemble de la ville de Nice. Alors, si le Championnat doit en pâtir, ce ne sera pas grave. Mais surtout, il ne faut pas qu'à la fin de la saison qui arrive, on se dise qu'on aurait dû faire certaines choses."

L'effectif azuréen n'a pas subi bon nombre de bouleversements, mis à part le départ de son défenseur central Renato Civelli en direction de la Turquie et l'absence de Kevin Anin après son accident. D'ailleurs, quand on murmure le nom du milieu niçois, les yeux s'humidifient. "C'est vrai que ce n'est pas facile de l'imaginer ne plus jamais fouler une pelouse ou taper dans un ballon. C'est difficile à gérer mais on est plus soudés que jamais car on veut qu'il soit fier de nous. Dès que l'on rentrera sur la pelouse, on pensera forcément à lui. Reste à nous de nous en servir comme moteur", avouait, la gorge nouée, Didier Digard, camarade de chambre de Kevin Anin en déplacement.

L'arrivée à l'Allianz Riviera

Mais en ce début d'exercice, Nice ne découvrira pas que le charme d'une Coupe continentale. Il rencontrera également pour la première fois son nouveau stade, l'Allianz Riviera. Une nouvelle enceinte attendue par toute la Côte d'Azur : "Ça va être dur de quitter le Stade du Ray parce que d'excellents souvenirs se sont passés ici. Mais le nouveau stade est une source d'excitation parce que c'est un stade impressionnant, qui ressemble aux plus grands stades européens", s'enthousiasmait David Ospina. Mais les exemples de catastrophes après déménagement dans un lieu plus prestigieux sont nombreux. Les trois premiers qui viennent à l'esprit sont Grenoble et son Stade des Alpes, plus récemment Le Mans et son MMArena. À plus faible ampleur, on pourrait également parler du Stade du Hainaut à Valenciennes qui n'a pas empêché les nordistes de jouer le maintien. L'OGC Nice aura pour modèle le LOSC et son Grand Stade et aura peut-être en tête de faire mieux. Réponse dans dix mois, ou moins...

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Fruitier Manu @rmcriolo
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