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Sports

Murray enfin !

Andy Murray qualifié pour la finale de Wimbledon après sa victoire contre Tsonga.

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Lorsqu'il a mis ce dernier coup, cette petite volée finissant dans le court sans que Tsonga ne puisse répondre, synonyme de fin de match, on aurait pu penser — bien que ce ne soit pas du tout dans le style de l'Écossais que l'on connaît plutôt pour son manque de démonstration publique — qu'il laisserait éclater sa joie, au moins une fois pour changer. Car cette victoire n'est pas n'importe laquelle pour le numéro 4 mondial, ni pour le public venu assister à la seconde demi-finale homme de l'après-midi. Cela faisait tellement longtemps que l'on attendait un Britannique en finale des Internationaux de Grande-Bretagne, bien que les Anglais aiment à dire qu'il est plus Scottish que British, notamment depuis sa défaite en quart de finale du dernier Roland-Garros contre un moins bien classé David Ferrer.

Andy Murray reconnu comme Britannique

Depuis hier soir, il n'existe plus aucun doute : Andy Murray est le représentant de la Grande-Bretagne et de la Grande-Bretagne uniquement, comme nous le disait Tim Henman, ancien tennisman britannique : « Pour les Britanniques, il faut que Murray soit bon à Wimbledon, sur le gazon de chez lui. S'il est bon dans d'autres tournois mais qu'il rate son Wimbledon, c'est une catastrophe nationale ».

Le nom de notre Jo-Wilfried Tsonga national est venu s'ajouter au tableau de chasse de Murray, qui a connu un parcours semé d'adversaires talentueux (Baghdatis, Cilic et Ferrer en quart de finale). Il est donc logique qu'il ait les capacités de battre le Suisse Roger Federer, tombeur du numéro 1 mondial, le Serbe Novak Djokovic, un peu plus tôt dans l'après-midi. Un adversaire qu'il nous a expliqué respecter, bien qu'il ait tenu à préciser que ce n'était pas de la crainte : « Affronter Roger Federer en finale de Wimbledon, je n'ai jamais eu le courage et le culot d'en rêver. Mon match d'aujourd'hui a été bon et si je réédite ce jeu, j'ai des chances de m'imposer. Comme je me préparais pour ma demi-finale, je n'ai pas regardé le match entre Federer et Djoko. Je le regarderai demain car c'est très important de connaître de nouveaux paramètres sur le jeu de son adversaire. Je l'ai fait avec Tsonga où j'avais visionné son quart contre Kölschreiber, ça m'a plutôt bien réussi mais il ne faut pas s'enflammer non plus. Des finales de Grand Chelem, j'en ai déjà fait mais en gagner jamais, si ma première fois se fait ici, ce sera fantastique ».

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rmcriolo
Fruitier Manu @rmcriolo
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