
Malgré les quelques changements de Didier Deschamps en vue de la finale de la Coupe de la Ligue, on a pu constater que le niveau de jeu de Montpellier était bien plus haut et bien plus intéressant que celui du PSG. L'OM a rarement mis en danger le portier héraultais et c'est une des bonnes nouvelles de la rencontre d'hier. Jeoffrey Jourdren confiait : "On a été solide. Sur le but de l'égalisation, je ne suis pas exempt de tout reproche mais, mis à part ce but, j'ai rarement été mis à contribution".

Un but rapide pour Montpellier
Djimi Traoré, en remplacement de Jérémy Morel, a également bien aidé les Héraultais. Mener 1-0 dès la huitième minute, ça aide pas mal. Même après l'égalisation marseillaise, par l'intermédiaire de l'international camerounais Stéphane M'Bia, les Montpellierains n'ont pas paniqué et qui de mieux que le meilleur buteur du club et du championnat, Olivier Giroud, pour remettre Montpellier dans le droit chemin. Il faut tout de même noter que Clément Turpin a oublié une faute en faveur de Marseille et le problème, c'est que sur la contre-attaque qui s'en suivit, Olivier Giroud redonnait l'avantage aux siens. Benoît Cheyrou, le milieu olympien, exprimait son mécontentement : "Il y a faute sur le but de Giroud. À l'Allianz Arena, la semaine dernière, on se prend le même but (le deuxième but d'Olic). Je veux bien que les erreurs d'arbitrage n'expliquent pas tout mais, ça nous pénalise encore plus".
La bicyclette magique de Belhanda
Autant le premier but de Younes Belhanda n'avait rien d'extraordinaire (penalty à la suite d'une main de Djimi Traoré), le second est une pure merveille et peut-être le but de la saison. Qui de mieux que le principal intéressé pour nous décrire ce chef-d'œuvre : "Le but résulte d'une très belle action collective (10 passes successives). Je vois l'intervalle à l'entrée de la surface. Je m'y engouffre et je reçois le ballon à hauteur de poitrine. Instinctivement, je fais ce geste (magnifique bicyclette) et j'ai la chance de lober Mandanda". Avec cette réalisation, l'international marocain élève son compteur à 10 buts.
Il reste sept journées aux hommes de Louis Nicollin pour conquérir le titre et le premier de ces sept obstacles sera Lorient, dimanche à 17h00. Un match pas si facile selon René Girard : "Jouer à Lorient sur un terrain synthétique, ce n'est jamais facile".