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Monaco n'y arrive pas

Monaco stagne au milieu de tableau en 2009-2010. Découvrez les causes de cette inconstance et les espoirs liés à la Coupe de France.

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Comme depuis plusieurs saisons, Monaco n'occupe que le milieu de tableau en championnat. Et cette saison 2009-2010 ne semble pas déroger à la règle. En effet, après 31 journées, les Monégasques, aujourd'hui entraînés par Guy Lacombe (ex-coach de Sochaux, Paris et Rennes notamment), pointent à une maigre 9ème place, très loin de l'Europe et de la zone de relégables.

Des hauts et des bas, c'est ce qu'a connu jusqu'à présent l'équipe de Monaco avec un début de saison en boulet de canon, ponctué par une 2ème place après 10 journées derrière le champion en titre, Bordeaux. Bordeaux-Monaco constitue peut-être le premier tournant de la saison : les Asémites s'inclinent 1-0 sur un but hors-jeu et sombrent par la suite, en concédant notamment un nul à domicile face à une lanterne rouge qui n'avait toujours pas glané le moindre point auparavant.

Le sommet de ce coup de mou s'est déroulé au Stade Louis II, une humiliation 4-0 face à Lille. S'ensuit un reboostage automatique qui va redonner des ailes à Monaco : les Monégasques terminent la phase aller par deux nuls et une victoire avant de commencer en trombe la nouvelle année. Janvier 2010 rime avec victoire pour le club, qui démarre par une série de 4 victoires en championnat et 2 en Coupe de France, et pas des moindres, avec des succès au Parc des Princes, face à Nice dans le derby ou encore contre Lyon. L'ASM recolle au peloton de tête et semble partie pour lutter pour les places européennes en compagnie de 6 autres équipes.

Oui mais voilà, la belle série s'arrête soudainement à Saint-Étienne après une défaite 3-0. Les Rouges et Blancs ne trouvent pas les ressources pour rebondir et repartir sur leur lancée du début d'année. 9 journées passent et Monaco n'y arrive plus : 7 points sur 27 possibles, mais pire encore, seulement 2 buts marqués. En panne d'inspiration, ils ne savent même plus comment se créer des occasions.

Il reste à l'heure actuelle 7 journées de championnat à disputer. 7 matchs où les hommes du Rocher doivent prendre tous les risques pour décrocher une place honorable en Ligue 1. Simple différence avec les années précédentes, cette saison peut cependant se trouver réussie si Monaco parvient à remporter la Coupe de France. Le 13 avril prochain, les Monégasques accueillaient Lens dans le dernier carré et comptaient l'emporter pour retrouver une saveur de finale, 6 ans après celle de Gelsenkirchen.

Pourquoi ces défaillances ?

En début de saison, quand Guy Lacombe débarque et réussit un excellent début de championnat, la plupart des gens voient cette année comme une forme de résurrection pour l'ASM. Mais les vieux démons ressurgissent et les bons résultats laissent place à une inconstance chronique. La régularité est l'une des principales qualités qui manque à ce jour à Monaco.

Les facteurs d'échec sont nombreux, mais en premier lieu, c'est toujours l'entraîneur qui est visé. Ainsi, Lacombe est tenu par les supporters pour partiellement responsable de cette saison en demi-teinte. Ses choix font débat, tant tactiquement avec un 4-2-3-1 frigide et inefficace depuis plusieurs mois mais inchangé, que sur le choix des joueurs. La mauvaise gestion des cas Pino (l'un des joueurs considérés comme les plus talentueux en France), titulaire seulement à 4 reprises jusqu'à présent, et Mollo (grand espoir français après une première saison en pro réussie), leur est reprochée. Certains positionnements plus que douteux (Gosso milieu offensif, Lolo ailier droit, Muratori ailier gauche) font réfléchir les supporters quant à sa compétence pour coacher un club de Ligue 1.

Sa vision du football ne fait pas l'unanimité, celle-ci étant basée sur une grosse solidité défensive et une réussite offensive provoquée par un coup de pied arrêté ou un exploit individuel. Mais comme partout, quand ça ne va pas, l'entraîneur n'est pas le seul responsable : les joueurs ont aussi leur part de culpabilité. Manque de motivation, de talent, de qualités techniques, d'envie véritable de gagner, telles sont les choses qui leur sont principalement reprochées.

Une dépendance à certains joueurs est également mise en cause : Nenê et Park ont en effet marqué à eux deux 21 des 32 buts monégasques en championnat. Le plus inquiétant se trouve au final sur le plan du jeu, où le football proposé est probablement de loin le plus pauvre du championnat (aucune construction, seulement des longs ballons pour un attaquant esseulé). Cette incapacité à créer du jeu peut provenir de plusieurs facteurs : une tactique non adaptée pour créer du jeu, des joueurs pas assez bons techniquement et dont les qualités ne correspondent pas à un jeu basé sur les passes, un style de jeu demandé par le coach, ou un manque de travail dans ce secteur à l'entraînement.

Les avis divergent, mais ce que l'on peut remarquer, c'est que le club ne souhaite pas commettre les mêmes erreurs qu'auparavant en changeant d'entraîneur quasi chaque saison. Ainsi, Lacombe devrait être conservé l'année prochaine dans le but de trouver une stabilité et, peut-être, les vertus qui faisaient de Monaco l'un des meilleurs clubs en France et en Europe.

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pablo pino
Andy Lemercier @pablo pino
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