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Sports

Monaco était trop fort

Le 17 mai 2003, l'AS Monaco écrase Sochaux (4-1) en finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France. Porté par un doublé de Giuly, l'ASM décroche le seul trophée national qui manquait à son palmarès.

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Le Stade de France affichait complet pour cette finale de la Coupe de la Ligue « nouvelle version ». Cette affiche opposait deux des meilleures équipes du championnat de France : Sochaux (5ème) et Monaco (2ème), toutes deux privilégiant l'amour du beau jeu et l'attaque. Et même si cela promettait du spectacle, seuls les hommes de Didier Deschamps ont su tirer leur épingle du jeu.

Côté tribune, les 35 000 Sochaliens présents se font entendre en début de match en accueillant leur équipe sous les vivats, tandis que les joueurs monégasques entrent quant à eux sous une horde de sifflets. Même si un immense tifo jaune et bleu est organisé à l'entrée des joueurs et que les « ALLEZ SOCHAUX » résonneront dans le stade pendant le premier quart d'heure, ce sont bel et bien les supporters monégasques, pourtant si critiqués à l'habitude, qui mettront le feu pendant 90 minutes.

Premières occasions : Sochaux prend le match en main

Le match entamé, ce sont les Sochaliens qui font le jeu avec un coup-franc à 20 mètres des buts de Roma très rapidement obtenu par les Doubistes, tiré dans le mur par Pedretti (2ème). À peine le temps de souffler que le petit Brésilien Santos plaçait une tête passant de peu à côté des buts gardés par l'immense gardien italien (3ème). C'était sûr, Sochaux n'était pas là pour faire de la figuration… Tout du moins dans les premiers instants.

Monaco domine la première période

Les Monégasques se créaient leurs premières occasions par l'intermédiaire de leur buteur maison, Shabani Nonda, qui déviait juste à côté un centre à ras de terre de Patrice Evra (8ème). Le Congolais obligeait ensuite le portier Teddy Richert à s'employer sur une frappe des 20 mètres (11ème), alors que Nonda ratait encore de peu le cadre dans un angle fermé (16ème). Les Asémistes étaient bien rentrés dans le match.

D'autant plus qu'ils se procuraient une occasion énorme à la demi-heure de jeu, avec Ludovic Giuly adressant un centre-tir lobé au-dessus de Richert, qui serait allé terminer sa course dans les filets si Saveljic n'avait pas effectué le sauvetage parfait, du pied droit sur sa ligne. Dado Prso reprenait ensuite ce ballon de la tête, encore sauvé devant le but par Raschke. Douze minutes après, Giuly, encore lui, frappait à l'entrée de la surface. Richert plongeait et détournait la tentative du capitaine monégasque. S'ensuit un corner de Rothen, meilleur passeur du championnat, et une tête piquée et croisée. Le gardien sochalien battu, c'est encore grâce à un sauvetage sur la ligne de Santos que les deux équipes rentrent aux vestiaires sur ce score de 0-0, score qui ne reflète vraiment pas la physionomie de la rencontre et la grosse domination monégasque.

Le festival offensif de l'AS Monaco

À la reprise, Guy Lacombe procédait à un changement en sortant Santos, transparent dans cette première période, et en lançant Isabey. Et l'impact sur l'équipe sochalienne ne se fit pas attendre. Sur une ouverture de Pagis, Isabey parvenait à toucher le ballon du bout du pied et obligeait Roma à effectuer l'un de ses premiers arrêts de la soirée (49ème). Ce sera l'une des dernières occasions sochaliennes, car Monaco repartait comme en première période. Et cette fois, ils comptaient bien conclure leurs opportunités.

Après une passe de Márquez en profondeur dans la surface, à destination d'El-Fakiri, le Norvégien centre pour Giuly qui contrôle à l'entrée de la surface et reprend d'une demi-volée croisée, dans le petit filet opposé de Teddy Richert qui s'avouait cette fois battu (56ème). Le plus dur était fait dans cette finale, qui allait tourner au scénario catastrophe pour les Doubistes, puisque sur un corner 4 minutes plus tard, Nonda remettait de la tête pour Squillaci, étrangement oublié aux 6 mètres, qui propulsait ce ballon au fond des filets.

L'ASM tenait sa coupe, 2 ans après la finale perdue face à l'Olympique Lyonnais en prolongations. Mais les hommes de Deschamps ne voulaient pas s'arrêter là ; après une action collective de toute beauté, Nonda voit sa frappe du gauche repoussée par le portier du FCSM mais Prso, en vrai renard des surfaces, propulsait le ballon au fond des buts vides. 3 à 0, le match tournait à la démonstration puisque toujours Giuly, assoiffé de revanche après deux finales perdues dans cette compétition (avec Lyon et Monaco), enfonçait le clou. Gallardo qui n'a décidément rien perdu de sa classe, envoyait un caviar à Giuly qui concluait le festival monégasque d'un petit lob astucieux et signait un doublé dans cette finale. Les courageux Sochaliens étaient au fond du gouffre alors que Monaco récitait son football.

Le sacre de l'ASM au Stade de France

Et comme pour sauver l'honneur des Lionceaux, M. Ledentu sifflait un penalty en faveur de Sochaux que Saveljic tirait plein centre, à mi-hauteur (88ème). Mais la coupe avait choisi son camp ce soir. Giuly pouvait enfin monter jusqu'à la tribune officielle pour soulever le nouveau trophée et entamer un deuxième tour d'honneur. Au vu de leur parcours, de leur saison et de leur finale, il n'y avait pas de meilleur vainqueur pour cette compétition, avant peut-être de réaliser un doublé avec le championnat…

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sas cyril of monte-carlo
Cyril Vs. the world @sas cyril of monte-carlo
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