On critique souvent le public du Heat de Miami. Jugé très pompeux, il n'est donc pas très populaire. Dans un récent sondage, sur 100 Américains, près de 60 vous caractériseront l'American Airlines Arena comme la maison des stars. Autant dire tout de suite que cette affirmation ressemble, désormais, plus à un cliché qu'à la vérité. Pendant toute la durée des Play-Off, il aura répondu présent, bien plus qu'en 2006, lorsque Miami remporta le premier titre NBA de son histoire. Et encore plus ce jour décisif où une victoire à domicile symboliserait un deuxième titre de champion. Ce dernier match, le premier à portée décisive, n'est que très peu représentatif de la série. Mis à part le premier duel de la série remporté par Oklahoma City (la seule victoire des Thunder pendant ces NBA Finals) à la maison, tous les autres matches furent très disputés et ce paramètre donnait espoir à la star des Thunder, Kevin Durant, à quelques minutes de l'entre-deux : « Ils ont fait le plus dur en gagnant chez nous mais je suis certain qu'on peut reprendre l'avantage du terrain. On n'a jamais perdu de plus de cinq points donc je suis plutôt confiant ». Mais que pouvait-il faire face au meilleur joueur de la saison, également désigné meilleur joueur des Finales ? Ce joueur, c'est LeBron James. À lui seul, il représente la victoire floridienne.
LeBron James enfin sacré champion NBA
Avant ces Finales NBA, LeBron James avait tout gagné, champion du monde et Olympique avec la Team USA, il avait été désigné meilleur joueur de la saison à trois reprises. Il était devenu l'icône numéro 1 de la NBA mais il lui manquait quelque chose : le titre NBA, le Graal pour un basketteur, bien qu'il dise toujours que le plus important pour lui était la sélection américaine.
Il lui aura fallu neuf longues années pour remporter la première bague de Champion de sa carrière et en prime, c'est lui qui mena le Heat vers la victoire. Après quatre premiers matches de bonne qualité où il donna l'avantage du terrain aux siens (un genre de break au tennis), c'est lui qui mit Miami sur les bons rails en faisant un triple-double (le premier de la Finale NBA). La victoire est sans appel : 121-106, la plus large, symptomatique d'une grosse différence d'expérience entre un Miami Heat déjà champion en 2006 et une jeune équipe (ses joueurs également) des Thunder d'Oklahoma City dont les épaules étaient trop frêles. Ce succès est aussi la victoire d'un jeune coach : Eric Spoelstra, qui fut décrié en Floride et notamment sur sa capacité à diriger une équipe de stars comme Miami. Si avec ça il ne fait pas taire les critiques...