Pour un nouveau supporter, ces images reviennent sans cesse sans toujours être expliquées. Que s'est-il vraiment passé sur la pelouse, et pourquoi parle-t-on encore de ces gestes ? Retour sur les séquences vérifiées de Diego Maradona en 1986 et de Zinédine Zidane en 1998 et 2006.

Maradona contre l'Angleterre, la faute puis le génie
Le 22 juin 1986, au stade Azteca de Mexico, le score du quart de finale entre l'Argentine et l'Angleterre est toujours de 0-0 après une première période sans grand éclat. À la 51e minute, Diego Maradona devance le gardien anglais Peter Shilton et envoie le ballon dans les filets de la main gauche. L'arbitre ne voit pas la faute et ne siffle pas : le but est validé à tort.
Maradona a lui-même résumé l'action par cette formule restée célèbre :
Ce but, je l'ai marqué un peu avec la tête et un peu avec la main de Dieu
C'est de là que vient le nom de "Main de Dieu", un but controversé parce qu'il aurait dû être refusé.
Cinq minutes plus tard, le même joueur réussit l'inverse : une action limpide. Maradona s'empare du ballon dans son propre camp et entame une chevauchée devenue mythique. Il efface successivement six joueurs anglais, dont le gardien Peter Shilton, avant de conclure du pied gauche dans le but vide.
Zidane en 1998, deux têtes face au Brésil
Le 12 juillet 1998, au Stade de France, Zinédine Zidane s'offre un doublé face au Brésil.
Meneur de jeu peu réputé pour son jeu de tête, il marque deux fois de la tête, avec un sens du timing et de la précision.
Zidane en 2006, l'audace puis l'expulsion
Le 9 juillet 2006, Zidane dispute le dernier match de sa carrière en finale de la Coupe du monde. Dès la 6e minute, après une faute de Marco Materazzi sur Florent Malouda, la France obtient un penalty. Zidane s'empare du ballon.
Après trois petits pas d'élan, il tente une panenka, ce ballon piqué doucement vers le centre alors que le gardien a déjà choisi son côté. La balle heurte la barre transversale avant de rentrer. Le risque est total : si elle rebondit devant la ligne, le geste passe pour présomptueux.
La même finale bascule ensuite. Zinédine Zidane assène un coup de tête à Marco Materazzi avant d'être expulsé. L'image, captée en gros plan, fait le tour du monde : le capitaine qui avait porté son équipe quitte la pelouse sur un carton rouge.
Pour replacer ce parcours dans sa durée, le récit Zinédine Zidane : Un homme, un héros, une légende permet de relier ces finales au reste de sa carrière.
Pourquoi Pelé n'est pas raconté ici
L'intitulé de départ annonçait aussi Pelé. Les éléments vérifiés réunis pour cet article ne permettent pas de décrire avec la même précision ses gestes de 1958 et 1970. Plutôt que de les approximer, cet article se concentre sur les séquences documentées de Maradona et de Zidane.