
Saint-André ne cache pas son petit faible pour le Toulousain : "C'est un gars qui en veut, on voit qu'il aime ce qu'il fait. Le staff et moi, on l'a beaucoup observé la semaine dernière, à l'entraînement. Il joue dur, très dur parfois, mais il pêche par son indiscipline. S'il travaille ce problème, il pourrait devenir un des grands deuxième ligne internationaux".
Une indiscipline trop présente
Il faut avouer que ce joueur, formé au Racing Club de Toulon, a depuis sa plus tendre enfance joué des coudes. Son entraîneur chez les jeunes, au RC Toulon, confirme : "Par sa taille (2,05 m), Yann a toujours été un joueur viril mais c'est son jeu. Il a tellement d'envie que parfois, il va un peu trop loin. Dès qu'il arrive dans un ruck, il veut déblayer tout le monde, faire un grand ménage de printemps mais il fait trop de fautes". En 2009, lorsque l'un des recruteurs du stade toulousain conseilla à Guy Novès de s'attacher les services de Maestri, il eut quelques doutes après avoir vu certaines vidéos. Il s'explique : "J'ai vu des matchs de Yann quand il jouait en équipe de France espoirs, j'ai été choqué par son indiscipline et j'ai longuement hésité. Malgré son petit côté brute, c'était clair qu'il avait un potentiel important". La suite, c'est l'intéressé qui nous la raconte : "Après, quand je suis arrivé, le coach m'a beaucoup parlé, il m'a dit que l'envie ne faisait pas tout et qu'il ne me ferait pas jouer tant que je ne progresserai pas au niveau de l'indiscipline. Jouer juste, c'est mieux que de jouer que sur le physique. J'ai bossé dur et ça a porté ses fruits".