
Mercredi 22 novembre 2006, au lendemain du match nul 2-2 de l'Olympique Lyonnais face au Real Madrid au stade Santiago Bernabéu, les fans de football ont encore une fois vu un très bon match, et surtout une équipe lyonnaise vraiment séduisante qui force l'admiration, même amputée de pas moins de 4 attaquants.
Seul John Carew n'est pas touché par cette épidémie frappant les attaquants. Hier, nous avons vu un Carew des grands soirs : buteur certes, mais surtout un joueur qui a déstabilisé la défense madrilène par son physique, sa technique et sa vitesse. Gérard Houllier a bien compris que s'il veut devenir un grand d'Europe, il aura besoin de cet attaquant qui brille à chaque sortie européenne.

Le milieu lyonnais : un ogre du jeu
Quel milieu de fou ! Excusez-moi l'expression, mais c'est bien celle qui caractérise ce milieu. Le trio Toulalan-Tiago-Juninho qui mange tous les ballons, qui organise le jeu lyonnais et le fait aller de l'avant. Toulalan, qui a pris une grosse dimension depuis son transfert de Nantes cet été, a gagné sa place dans le milieu lyonnais en éclipsant Alou Diarra ou encore Källström. Tiago et Juninho ne se présentent plus : le premier gagne un nombre de ballons incalculable au milieu, le second capitaine et organisateur du jeu lyonnais.
Bien sûr, n'oublions pas Florent Malouda, qui depuis la Coupe du Monde a énormément évolué dans son jeu. Il ose davantage, il est beaucoup plus percutant, et tout cela pour le plus grand bien de Gérard Houllier.

Une défense imperméable
Malgré 2 buts encaissés, Lyon possède une défense très difficile à battre. D'abord une charnière centrale solide, formée de Cris et Squillaci. Des latéraux très tranchants aussi bien dans les phases offensives que défensives, avec Éric Abidal et Réveillère. Et bien sûr un gardien toujours aussi propre dans ses arrêts et ses sorties : Grégory Coupet. Tout cela forme une défense qui n'encaisse que très peu de buts, mais qui sait aussi marquer grâce à sa charnière centrale.