Un joueur de football barbu en maillot blanc à bandes rouges et noires courant sur le terrain lors d'un match de Ligue 3, avec des tribunes et des panneaux publicitaires flous en arrière-plan
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Ligue 3 Betclic : 12,3 M€, 18 clubs, play-offs, FVS — la révolution

Découvrez comment la nouvelle Ligue 3 Betclic révolutionne le football français avec un budget de 12,3 M€, 18 clubs, des play-offs et l'arrivée du FVS, malgré le paradoxe des paris non autorisés par l'ANJ.

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Le 30 juillet 2026, une page se tourne dans le football français. La Fédération française de football (FFF) annonce la signature d'un contrat de naming avec Betclic, faisant de l'opérateur de paris sportifs le partenaire titre de la toute nouvelle Ligue 3 professionnelle. Ce championnat, qui remplace l'ancien National amateur, promet de bouleverser le paysage du football hexagonal. Budget doublé, format resserré, innovations technologiques et diffusion inédite : la troisième division française n'a jamais eu autant d'ambition. Mais derrière les promesses, se cache un pari risqué pour financer des clubs souvent en difficulté.

Un joueur de football barbu en maillot blanc à bandes rouges et noires courant sur le terrain lors d'un match de Ligue 3, avec des tribunes et des panneaux publicitaires flous en arrière-plan
Un joueur de football barbu en maillot blanc à bandes rouges et noires courant sur le terrain lors d'un match de Ligue 3, avec des tribunes et des panneaux publicitaires flous en arrière-plan — (source)

Le 30 juillet 2026, le foot français a changé de troisième division

Ce jour-là, la FFF acte la transformation radicale de sa troisième division, enterrant le National amateur au profit de la Ligue 3 Betclic, une compétition professionnelle taillée pour le XXIe siècle. L'annonce du naming avec Betclic n'est que la partie émergée de l'iceberg : derrière elle se cache une refonte totale du modèle économique et sportif du football hexagonal, avec des budgets doublés et des exigences de professionnalisme inédites.

La fin du National amateur : un saut dans le professionnalisme

Les chiffres donnent le tournis. Le budget de la nouvelle Ligue 3 atteint 12,3 millions d'euros, soit plus du double des 5,8 millions du National la saison précédente, selon les données officielles de la FFF. Une augmentation de 112 % qui change la donne pour les 18 clubs participants, dont l'aide maximale bondit de 180 000 euros en 2022-2023 à 450 000 euros aujourd'hui, sans compter les 50 000 euros d'aide aux déplacements. La FFF redistribue 70 % du budget total aux clubs, un taux jamais vu à ce niveau.

Ce bond en avant fait partie d'une stratégie plus large de valorisation des championnats français par le naming, comme le rappelle Le Monde. La Ligue 1 est devenue McDonald's en 2024 pour 30 millions d'euros par an, la Ligue 2 roule avec BKT depuis plusieurs années, et la Ligue 3 rejoint ce cercle avec un enjeu bien plus crucial : elle partait de zéro. Rien n'était acquis. Là où les divisions supérieures bénéficient déjà de droits télévisés conséquents, la troisième division devait tout construire. Le contrat de naming avec Betclic, dont le montant exact n'a pas été divulgué mais que Julien Brun, patron de Betclic Group, qualifie de « financement substantiel », est la pierre angulaire de ce nouveau départ.

Betclic et l'ANJ : le paradoxe des paris sportifs

Pourtant, le contexte n'est pas sans paradoxe. L'Autorité nationale des jeux (ANJ) n'a pas autorisé les paris sportifs sur la Ligue 3, seulement sur les barrages. Betclic finance donc une compétition sur laquelle ses clients ne peuvent pas miser. Un calcul économique déroutant, qui témoigne surtout de la volonté du groupe de s'ancrer durablement dans le paysage sportif français, aux côtés de la FFF, de la Coupe de France et de la Betclic Élite.

Ce paradoxe soulève des questions sur la stratégie de Betclic. En misant sur la visibilité à long terme plutôt que sur le retour sur investissement immédiat des paris, l'opérateur devient un acteur central du sport français. La marque mise sur la notoriété et l'association à des compétitions en pleine croissance. Si la Ligue 3 attire les foules et les diffuseurs, le pari marketing de Betclic sera gagnant, même sans ouverture aux paris.

Un nouveau cadre réglementaire pour le football professionnel

Les changements ne s'arrêtent pas au naming. Toute la philosophie de la troisième division est repensée, avec la fin du statut amateur et l'imposition de pelouses naturelles ou hybrides et d'une capacité minimale des stades, des règles qui n'existaient pas dans l'ancien National. Le passage devant la DNCG fédérale devient obligatoire, et le contrôle de gestion se durcit. L'objectif est clair : faire de cette division un tremplin vers le professionnalisme, et non un cimetière financier pour clubs en difficulté.

Les clubs doivent désormais répondre à des critères stricts de gouvernance et de transparence financière, la DNCG étendant son pouvoir à cette nouvelle division. Les budgets doivent être équilibrés, les salaires encadrés. Pour les clubs habitués à une gestion plus libre, le choc est brutal, mais pour la crédibilité de la compétition, c'est une nécessité.

L'annonce qui change tout : Betclic, sponsor titre de la Ligue 3

Le 30 juillet 2026, la FFF officialise un accord qui restera dans les annales du football français. Betclic, déjà partenaire de la Fédération depuis 2021 (équipes de France, Coupe de France, Arkema Première Ligue) et partenaire titre de la Betclic Élite (basket), devient le sponsor titre de la Ligue 3 pour trois saisons, jusqu'en 2029. Le montant du contrat n'a pas été divulgué, mais Julien Brun, directeur général de Betclic Group, évoque un « financement substantiel » dans les colonnes de RMC Sport.

Logo officiel de la Ligue 3 avec le nom du sponsor Betclic en bas sur fond sombre, symbolisant le nouveau contrat de naming.
Logo officiel de la Ligue 3 avec le nom du sponsor Betclic en bas sur fond sombre, symbolisant le nouveau contrat de naming. — (source)

Ce deal s'inscrit dans une tendance lourde : le naming est devenu une source de revenus cruciale pour les divisions françaises. La Ligue 1 est passée de Conforama (15 millions d'euros par an) à Uber Eats (16 millions), puis à McDonald's, qui a signé en mars 2024 pour 30 millions d'euros par an — un total de 90 millions sur trois ans. La Ligue 2, elle, roule avec BKT depuis plusieurs années, contrat prolongé jusqu'en 2028. La Ligue 3 rejoint donc le club des divisions avec naming, mais avec un enjeu particulier : elle partait de zéro.

Le paradoxe est frappant : l'ANJ n'a pas autorisé les paris sportifs sur la Ligue 3, seulement sur les barrages. Betclic finance donc une compétition sur laquelle ses clients ne peuvent pas miser. Un drôle de calcul économique, mais qui témoigne de la volonté du groupe de s'ancrer dans le paysage sportif français.

Betclic, nouveau sponsor titre : un contrat de trois ans, un montant secret mais des promesses

La signature du 30 juillet 2026 marque une étape stratégique pour Betclic. L'entreprise, déjà partenaire de la FFF depuis 2021, renforce son emprise sur le football français. Outre les équipes de France, la Coupe de France et le championnat féminin, Betclic est aussi le sponsor titre de la Betclic Élite, le championnat de basket français. Une stratégie de marque cohérente : associer son nom à des compétitions en pleine mutation.

Le montant exact du contrat reste secret. Julien Brun parle de « financement substantiel », sans donner de chiffre. Mais en comparant avec les autres naming, on peut estimer que Betclic verse entre 1 et 2 millions d'euros par an. C'est modeste comparé aux 30 millions de McDonald's pour la Ligue 1, mais c'est une manne inespérée pour une troisième division qui vivait jusqu'ici avec des budgets de misère.

L'absence de chiffre officiel nourrit les spéculations. Certains observateurs estiment que le contrat pourrait être plus élevé si l'on inclut des clauses de performance (audience, abonnés Ligue 1+). D'autres y voient un coup marketing : Betclic mise sur la visibilité à long terme plutôt que sur le retour sur investissement immédiat.

Du National à la Ligue 3 : pourquoi la FFF a tout changé

Le basculement du National à la Ligue 3 n'est pas un simple changement de nom. C'est une transformation profonde du statut juridique et économique des clubs. Le National était une division amateur, gérée par la FFF avec des règles souples. La Ligue 3 devient une compétition professionnelle, avec des critères stricts.

La FFF a officialisé le passage en juillet 2026. Les clubs doivent désormais répondre à des exigences précises : pelouses naturelles ou hybrides obligatoires, capacité minimale des stades, passage sous la DNCG fédérale. Le contrôle de gestion devient plus rigoureux, avec des contraintes budgétaires et administratives.

L'objectif est clair : faire de la troisième division un véritable tremplin vers le professionnalisme, pas un trou noir financier. Dans l'ancien système, le National était souvent le dernier refuge des clubs en difficulté, avec des budgets faméliques et des infrastructures vétustes. La Ligue 3 veut inverser la tendance.

18 clubs, 34 journées, play-offs : le format qui fait monter la pression

Après le cadre économique, place au concret. La Ligue 3 Betclic 2026-2027 réunit 18 clubs en poule unique, pour 34 journées de championnat. La saison débute le 7 août 2026 et s'achève le 21 mai 2027. Le format a été repensé pour être plus spectaculaire et donc plus attractif pour les diffuseurs et sponsors.

Les deux premiers sont promus directement en Ligue 2. Les places 3 à 6 disputent des play-offs : le 3e affronte le 6e, le 4e rencontre le 5e en demi-finales (25 mai 2027), puis la finale (28 mai) oppose les deux vainqueurs. Le gagnant joue un barrage aller-retour contre le 16e de Ligue 2 les 1er et 6 juin 2027. En bas de tableau, les 16e, 17e et 18e sont relégués en National 1 (ex-National 2).

Un nouveau critère de départage fait son apparition : la différence de buts générale remplace le goal-average particulier. Une décision qui vise à simplifier le classement et à éviter les controverses.

Les 18 clubs de la Ligue 3 Betclic 2026-2027 : des anciens de L2 aux petits poucets

La liste des 18 clubs de la Ligue 3 Betclic pour la saison 2026-2027 est un mélange fascinant d'anciens pensionnaires de Ligue 2 et de petits poucets du football amateur. Voici les participants :

  • Amiens SC (relégué de L2)
  • SC Bastia (relégué de L2)
  • SM Caen
  • Valenciennes FC
  • FC Sochaux-Montbéliard
  • Dijon FCO
  • FC Rouen 1899
  • US Orléans
  • Quevilly-Rouen Métropole
  • FC Versailles 78
  • US Concarneau
  • FC Villefranche Beaujolais
  • Bourg-en-Bresse Péronnas 01
  • Le Puy Foot 43 Auvergne
  • FC Fleury 91
  • Paris 13 Atletico
  • SC Aubagne Air Bel
  • FC Cannes (promu de National 2)

Parmi ces clubs, les « gros » attirent l'attention : Caen, Bastia, Sochaux et Dijon ont connu la Ligue 1 par le passé. Leur présence dans cette nouvelle division promet des affiches de prestige. À l'opposé, des clubs comme Le Puy, Cannes ou Versailles incarnent l'âme du football populaire. Le niveau est plus homogène que dans l'ancien National, ce qui promet des matchs serrés et indécis.

Play-offs et barrages : la Ligue 3 copie (et améliore) le modèle des championnats étrangers

Le système de play-offs de la Ligue 3 s'inspire directement des championnats étrangers, notamment la Premier League et la League One anglaise. L'objectif est de maintenir l'intérêt jusqu'à la dernière journée et de créer des « matchs à élimination directe » qui attirent le public.

Le top 2 monte directement. Les places 3 à 6 s'affrontent en play-offs : demi-finales le 25 mai, finale le 28 mai. Le vainqueur affronte le 16e de Ligue 2 en barrage aller-retour les 1er et 6 juin. Ce système garantit que plusieurs clubs restent en course pour la montée jusqu'aux dernières journées.

Les dates exactes des play-offs sont calées dans le calendrier : les 8 journées événementielles pendant les trêves internationales sont synchronisées avec la Ligue 1. Cela permet de maximiser la visibilité médiatique et d'attirer les diffuseurs.

Affiches choc de la première journée : Caen-Valenciennes, Bastia-Le Puy, Fleury-Amiens

La première journée de la Ligue 3 Betclic se déroule le vendredi 7 août 2026, avec un multiplex à partir de 20 h 15 sur Ligue 1+. Le programme est alléchant :

  • Caen-Valenciennes : un choc entre deux des favoris à la montée directe. Les deux clubs ont des ambitions et des budgets conséquents. Ce match pourrait donner le ton de la saison.
  • Bastia-Le Puy : un derby Corse-Auvergne qui sent le soufre. Bastia, relégué de L2, veut retrouver l'élite. Le Puy, petit poucet, espère créer la surprise.
  • Fleury-Amiens : un duel de promus. Fleury, club de la banlieue parisienne, affronte Amiens, relégué de L2. Un match pour tester les ambitions.

La programmation TV est stratégique : le choc de la journée est diffusé en prime time le jeudi soir, les autres matchs le samedi à 15 h en multiplex. L'objectif est de créer un rendez-vous hebdomadaire pour les fans.

Budget 12,3 M€, aides aux clubs, redistribution : qui gagne vraiment à la Ligue 3 ?

Le budget global de la Ligue 3 s'élève à 12,3 millions d'euros, contre 5,8 millions pour le National en 2025-2026. Soit une augmentation de 112 %. Une manne qui change la donne pour les clubs, mais qui reste modeste comparée aux autres divisions.

70 % de ce budget (soit environ 8,6 millions d'euros) est redistribué aux clubs. L'aide maximale par club passe de 180 000 euros en 2022-2023 à 300 000 euros en 2025-2026, puis à 450 000 euros avec la Ligue 3. S'y ajoutent 50 000 euros d'aide aux déplacements. Une aide à la relégation est prévue : 60 000 euros la première saison, 30 000 euros la deuxième.

Ce budget provient de trois sources : le naming Betclic, les droits TV de Ligue 1+ (l'abonnement inclut la Ligue 3), et la FFF elle-même. Le montant exact du naming n'est pas divulgué, mais on peut estimer qu'il représente 1 à 2 millions d'euros par an.

12,3 millions d'euros : le double du budget du National, mais encore loin de la Ligue 2

Le budget de 12,3 millions d'euros est un bond spectaculaire pour une troisième division. Mais comparé aux autres divisions, l'écart reste colossal. La Ligue 2 dispose d'environ 200 millions d'euros de droits TV et de naming BKT. La Ligue 1, avec ses 500 millions d'euros de droits TV et le naming McDonald's, est dans une autre galaxie.

La Ligue 3 fait donc figure de division de transition. Le budget permet de professionnaliser les clubs, mais pas de rivaliser avec les divisions supérieures. L'effort de rattrapage est réel, mais insuffisant pour combler le fossé.

70 % redistribués aux clubs : l'aide maximum passe à 450 000 € par club

La redistribution de 70 % du budget aux clubs est une mesure forte. L'aide maximale de 450 000 euros par club change la donne pour les petites structures. Pour un club comme Le Puy ou Cannes, qui disposait d'un budget de fonctionnement de 200 000 à 300 000 euros en National, cette aide peut doubler les moyens disponibles.

Mais les clubs doivent aussi supporter des coûts supplémentaires : stade aux normes, staff professionnel, déplacements plus longs. Pour un club comme Caen, qui a un budget de plusieurs millions d'euros, 450 000 euros est un bonus mais pas un changement de dimension.

Les gagnants et les perdants de la nouvelle donne économique

Les clubs qui profitent le plus sont ceux qui avaient un petit budget en National : Le Puy, Aubagne, Fleury. Leur situation financière s'améliore nettement. Les clubs relégués de L2 (Amiens, Bastia) perdent en droits TV mais gagnent en visibilité et en stabilité. Les perdants potentiels sont les clubs de National 2 qui ne montent pas et voient l'écart se creuser.

Plus d'argent signifie plus de professionnalisation, mais aussi plus de pression pour performer. Les clubs doivent désormais justifier les investissements par des résultats sportifs.

FVS, le « VAR light » qui arrive en France via la Ligue 3

La Ligue 3 est la première compétition française à expérimenter le Football Video Support (FVS), un système d'assistance vidéo plus léger que le VAR. Ce dispositif, testé avec succès dans d'autres championnats, fait son entrée en France.

Chaque entraîneur dispose de deux challenges par match pour solliciter l'assistance vidéo. Le quatrième arbitre gère les appels. Le FVS est plus simple que le VAR : pas de salle dédiée, pas de techniciens multiples. L'arbitre central consulte un moniteur au bord du terrain.

Deux challenges par match : le système qui donne le pouvoir aux entraîneurs

Le FVS repose sur un principe simple : les entraîneurs ont le pouvoir de déclencher une révision vidéo. Deux fois par match, ils peuvent contester une décision de l'arbitre. Le quatrième arbitre examine les images et transmet sa recommandation à l'arbitre central, qui prend la décision finale.

Ce système responsabilise les entraîneurs et réduit les interruptions de jeu. Contrairement au VAR, qui peut être sollicité à tout moment par l'arbitre, le FVS limite les recours aux situations litigieuses. Les exemples d'utilisation typiques : penalty litigieux, carton rouge, but contesté.

Pourquoi la Ligue 3 sert de laboratoire pour le foot français

La FFF utilise la Ligue 3 comme test avant une éventuelle généralisation du FVS en Ligue 2, voire en Ligue 1. L'intérêt est multiple : le FVS est moins coûteux que le VAR, plus adapté aux divisions inférieures. Si le système fonctionne en Ligue 3, il pourrait remplacer le VAR ou coexister avec lui.

Des expériences similaires ont eu lieu en Angleterre et en Allemagne, où le FVS a été testé avec succès. La Ligue 3 devient ainsi un laboratoire d'innovation pour le football français.

309 matchs, 25 h de direct par semaine : la Ligue 3 débarque sur Ligue 1+

La diffusion de la Ligue 3 est assurée par Ligue 1+, la chaîne propre de la LFP. L'abonnement, à 19,99 euros par mois pour les nouveaux abonnés et 16,99 euros pour les fidèles (inscrits avant novembre 2025), inclut la Ligue 3 sans supplément.

Page Ligue 1+ présentant le calendrier de la Ligue 3 2026-2027, illustrant la diffusion de la nouvelle division sur la plateforme
Page Ligue 1+ présentant le calendrier de la Ligue 3 2026-2027, illustrant la diffusion de la nouvelle division sur la plateforme — (source)

309 matchs de saison régulière et play-offs sont diffusés en direct. 25 heures de direct chaque semaine. Le choc de la journée est programmé le jeudi soir en prime time, les huit autres matchs sont diffusés le samedi à 15 h en multiplex avec un canal dédié.

Ligue 1+ : 19,99 €/mois, abonnement incluant la Ligue 3, 309 matchs en direct

L'abonnement à Ligue 1+ est un pari de la LFP pour capter un public jeune et connecté. À 19,99 euros par mois, l'offre est compétitive comparée aux autres plateformes de streaming sportif. La Ligue 3 est un argument de vente supplémentaire : pour le prix d'un abonnement, les fans ont accès à 309 matchs de troisième division.

La production est assurée par la LFP, qui mise sur une identité visuelle forte et des commentateurs dédiés. L'objectif est de créer un rendez-vous hebdomadaire pour les fans, avec un habillage et une ambiance spécifiques.

Comment capter un public jeune : multiplex, prime time et réseaux sociaux

La stratégie de diffusion de la Ligue 3 cible un public familial et jeune. Le multiplex du samedi à 15 h ne concurrence pas la Ligue 1 le week-end. Le prime time du jeudi soir permet de capter les fans de L1 en semaine.

La LFP mise sur les réseaux sociaux pour attirer la génération 18-25 ans : clips, stats, ambiance. L'objectif est de créer une communauté autour de la Ligue 3, avec des contenus adaptés aux plateformes (TikTok, Instagram, X).

Le Trophée de France : un clin d'œil historique qui fédère

Le vainqueur de la Ligue 3 recevra le Trophée de France, un trophée au design inspiré du Bouclier de Brennus, célèbre trophée du rugby. Créé à l'origine par Charles Brennus, il récompensait entre 1907 et 1914 le vainqueur d'un tournoi du CFI (ancêtre de la FFF). Le trophée a ensuite inspiré la Coupe de France.

Photographie en noir et blanc d'une équipe de football posant avec un grand trophée bouclier, joueurs en maillots rayés et gardien en pull sombre.
Photographie en noir et blanc d'une équipe de football posant avec un grand trophée bouclier, joueurs en maillots rayés et gardien en pull sombre. — (source)

La Ligue 3 le remet en jeu, un symbole de continuité historique. Soulever un trophée centenaire, même en troisième division, a une signification profonde pour les clubs et leurs supporters.

Un design inspiré du Bouclier de Brennus : le symbole du rugby au service du foot

Le Trophée de France est un objet d'art : argent, bronze, dimensions imposantes. Son design, inspiré du Bouclier de Brennus, évoque la tradition et l'histoire du sport français. Pour les clubs de petites villes (Le Puy, Cannes, Aubagne), soulever ce trophée serait un exploit mémorable.

De la Ligue 3 à la Coupe de France : le Trophée de France comme pont entre les époques

Le Trophée de France relie la Ligue 3 à la riche histoire du football français. La Coupe de France, le CFI, les clubs historiques : tout cela est réuni dans ce trophée. Le vainqueur de la Ligue 3 verra son nom gravé, une place dans l'histoire du football français.

Conclusion : le naming, solution miracle ou cache-misère pour le foot français ?

La Ligue 3 Betclic est un test grandeur nature pour l'avenir du football français. Le naming Betclic a permis de financer une division qui partait de zéro, mais la crise des droits TV n'est pas résolue. Les clubs doivent diversifier leurs revenus : stades, merchandising, sponsoring local.

Le naming soulève aussi des questions éthiques. Betclic est un opérateur de paris sportifs, et l'ANJ n'a pas autorisé les paris sur la Ligue 3. Le paradoxe est frappant : un sponsor de paris finance une compétition sur laquelle on ne peut pas parier. La question de l'addiction aux jeux d'argent reste posée.

Ce que la Ligue 3 change vraiment, c'est un budget doublé, une professionnalisation accrue, l'introduction du FVS, une diffusion sur Ligue 1+ et un trophée historique. Mais les limites sont réelles : le montant du naming est inconnu, les clubs restent dépendants des aides FFF, et la Ligue 3 ne génère pas encore assez de droits TV pour être rentable. Comparée à la Ligue 2 BKT, qui a un naming plus stable mais des audiences modestes, la Ligue 3 pourrait être un modèle si elle attire des sponsors et des abonnés. Sinon, elle risque de rester une division de transition.

La FFF tente un pari risqué mais cohérent. Le naming est une source de revenus rapide, mais il expose à la volatilité : un sponsor peut se retirer. La verticalisation (Ligue 1+) donne le contrôle mais exige des investissements marketing énormes. L'exemple de la Premier League montre que les droits TV peuvent exploser, mais le contexte français est différent : moins de concurrence, moins de stars. La Ligue 3 Betclic est un test grandeur nature. Si ça marche, la Ligue 2 et la Ligue 1 pourraient suivre le même modèle de naming et de chaîne propre. Si ça échoue, ce sera un échec de plus dans la restructuration du football français. Le naming n'est qu'une pièce d'un puzzle plus large : crise des droits TV, développement des produits dérivés, attractivité des stades. La Ligue 3 est un test grandeur nature pour l'avenir du football français à tous les étages.

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Questions fréquentes

Qui est le sponsor titre de la Ligue 3 ?

Betclic, l'opérateur de paris sportifs, est le sponsor titre de la nouvelle Ligue 3 professionnelle. Le contrat de naming a été signé le 30 juillet 2026 pour une durée de trois saisons, jusqu'en 2029.

Quel est le budget de la Ligue 3 Betclic ?

Le budget de la Ligue 3 atteint 12,3 millions d'euros, soit plus du double des 5,8 millions de l'ancien National. La FFF redistribue 70 % de ce budget aux clubs, avec une aide maximale de 450 000 euros par club.

Quel format pour la Ligue 3 2026-2027 ?

La Ligue 3 réunit 18 clubs en poule unique pour 34 journées. Les deux premiers sont promus en Ligue 2, tandis que les places 3 à 6 disputent des play-offs, dont le vainqueur affronte le 16e de Ligue 2 en barrage.

Qu'est-ce que le FVS en Ligue 3 ?

Le FVS (Football Video Support) est un système d'assistance vidéo plus léger que le VAR. Chaque entraîneur dispose de deux challenges par match pour contester une décision arbitrale, et l'arbitre consulte un moniteur au bord du terrain.

Où regarder les matchs de Ligue 3 ?

Les 309 matchs de la Ligue 3 sont diffusés en direct sur Ligue 1+, la chaîne de la LFP. L'abonnement coûte 19,99 euros par mois et inclut la Ligue 3 sans supplément, avec 25 heures de direct par semaine.

Sources

  1. fff.fr · fff.fr
  2. foot-national.com · foot-national.com
  3. foot-national.com · foot-national.com
  4. foot-national.com · foot-national.com
  5. ici.fr · ici.fr
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Léa Herbot @running-mate

Coureuse de semi-marathon et prof d'EPS à Bordeaux, je crois au sport pour tous, pas seulement pour les champions. Running, fitness, disciplines olympiques : je teste, je mesure, je partage. Mon dada : valoriser le sport féminin.

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