
En match d'ouverture, nous aurons le privilège de voir le pays hôte, l'Afrique du Sud, opposé au Mexique. Ce sera l'entrée en jeu de la première équipe qualifiée d'office. Les Sud-Africains suscitent beaucoup d'inquiétudes face au défi qu'ils doivent relever : dépasser le premier tour de cette compétition. Face à des habitués du mondial tels que la France, le Mexique et l'Uruguay, les Bafana Bafana auront du mal à se défaire de leurs adversaires. Il est honnête de rappeler que cette équipe n'a pas participé à la dernière Coupe d'Afrique en Angola. Les joueurs sud-africains devront se passer de McCarthy et Zuma, des joueurs clés qui ont montré leur talent lors de la Coupe du monde 98. Bien que les Sud-Africains soient en reconstruction, il faut savoir que le football n'est pas une science exacte, donc méfiance.
Les hôtes semblent être les plus faibles des équipes africaines à ce tournoi planétaire. Voyons maintenant ce que réservent les cinq autres qualifiés pour ce mondial.

Quelles sont les faiblesses des équipes africaines ?
L'Algérie, la Côte d'Ivoire, le Cameroun, le Ghana et le Nigeria sont les représentants africains à cette compétition. Ils ont dû batailler ferme pour obtenir leur ticket pour ce mondial en terre africaine.
Revenons un peu en arrière, précisément à la CAN 2010, pour analyser la performance de ces équipes. Elles ont toutes fait un fiasco, à l'exception près du Ghana et de l'Algérie. La CAN a mis à nu la prestation honteuse de nos représentants. Des équipes avec des potentiels qui rivalisent avec les ténors du ballon rond ont fait piètre figure, un véritable gâchis pour la génération Drogba, Eto'o, Essien, Mikel Obi et autres.
Les équipes africaines présentent des lacunes majeures. Tous sont des géants aux pieds d'argile, notamment en défense, et comptent sur des joueurs qui explosent en Europe mais n'apportent rien à leur pays. Ce qui a amené R. Milla à dire d'Eto'o : " Pour l'instant, il a apporté beaucoup à Barcelone et à l'Inter Milan, mais jamais rien à l'équipe du Cameroun. Il n'a pas encore répondu aux attentes".
Les défenses africaines sont une véritable passoire pour les attaques adverses, en particulier celle de la Côte d'Ivoire qui ne s'est pas encore remise du désastre de la CAN précédente. Les joueurs africains manquent souvent de civisme et de nationalisme. On ne peut pas être dévoué pour son club et jouer les paresseux pour sa nation. La plus grande faiblesse des équipes africaines est le mental : aucune d'elles ne semble convoiter ardemment le trophée. Tous cherchent une place honorable, c'est-à-dire les quarts de finale. Il existe une incapacité notoire dans le processus footballistique qui nécessite une introspection afin de corriger ces carences psychologiques pour les échéances futures.

Quelles sont les forces des équipes africaines ?
Ce serait une erreur de croire qu'une équipe africaine ne pourra jamais remporter la Coupe du monde. Pourtant, un obstacle psychologique subsiste : la phobie de l'adversaire. Malgré une multitude de nos compatriotes dans de nombreux championnats européens dont ils font la fierté, les résultats restent identiques. Une élimination en quarts de finale est souvent célébrée comme une victoire sur le continent.
Cette compétition 2010 est celle de toutes les chances pour l'Afrique, avec des joueurs comme D. Drogba pour la Côte d'Ivoire, S. Eto'o pour le Cameroun et bien d'autres qui côtoient les meilleurs joueurs du monde. Les ténors africains sont de véritables poisons pour les pays européens, mais tout reste à savoir : mettront-ils leur potentiel au service de leur patrie et de leur continent ?
J'aimerais, au moins pour cette année, voir une équipe africaine se hisser sur la plus haute marche du podium à Johannesburg le soir du 11 juillet. Il est temps de montrer à la face du monde que l'esclave d'hier est devenu une divinité du football.
J'espère que le flambeau de l'Afrique ne tombera pas et que cesseront ces propos défaitistes. L'Afrique n'a pas besoin de telles spéculations pour son développement footballistique. En athlétisme, l'Afrique est le pilier mondial, alors pourquoi pas au football ?