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Les Bleus sur leur lancée

La France bat le Portugal (2-1). Benzema décisif, Pogba buteur et Varane impérial en défense.

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Et certains osent appeler ça un match amical. Un match amical ? Non, mais vous rigolez. Comment une rencontre voyant s'affronter la France et le Portugal, deux frères ennemis qui adorent se détester mais qui finalement s'adorent tout court, peut-elle être sérieusement considérée comme un match pour rien ? Il suffisait pour s'en rendre compte de chercher à connaître le nombre de sièges vides. Autant dire immédiatement que la tâche fut rapide, car le Stade de France affichait complet pour y voir l'équipe de France confirmer son bon mois de septembre. Et cela, malgré une pelouse en très mauvais état que Blaise Matuidi a même qualifiée de « dangereuse », donc intolérable pour un match de ce niveau.

Mais ce n'est pas une mauvaise pelouse qui est capable de freiner la marée bleue, qui commença le match à 200 à l'heure si bien que Karim Benzema inscrivit son vingt-cinquième but sous le maillot de l'équipe de France après seulement trois minutes de jeu, sur une action venant d'un tir de Sagna repoussé par Rui Patricio dans les pieds du Madrilène. Jamais depuis 2006 et un but de Louis Saha marqué après une trentaine de secondes contre les Îles Féroé, les Bleus ne s'étaient montrés aussi rapides. Ils ne voulurent pas s'arrêter en si bon chemin et cherchèrent absolument à profiter de leur temps fort pour faire le break, profitant des centres de Sagna ou d'un déboulé de Griezmann côté droit. Mais à chaque fois, ce fut soit Rui Patricio, soit un défenseur lusitanien qui repoussa ces assauts. Finalement, le deuxième but de l'équipe de France mit une heure à venir, grâce à un centre d'Evra pour Benzema qui se muait de buteur en passeur décisif pour Paul Pogba, qui lui marquait son cinquième but en bleu. Dans la foulée, Blaise Matuidi eut l'opportunité d'aggraver le score, mais sa frappe du pied gauche fut légèrement trop croisée.

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Varane éblouissant face au Portugal

À en croire ce qui est écrit ci-dessus, on serait tenté de croire que l'affrontement fut simple et pleinement maîtrisé. Mais ce serait faire injustice au Portugal, qui a clairement su relever la tête après vingt premières minutes vraiment compliquées pendant lesquelles ils auraient pu se retrouver menés 2 ou 3-0. Ce sont d'ailleurs les Portugais qui dominèrent la fin de la première période, sans que les occasions ne se bousculent, mis à part ce tir de Danny qui filait au-dessus de la cage de Steve Mandanda. La pause ne changea pas grand-chose à l'affaire et les Portugais revenaient encore plus déterminés. Cela déboucha sur une tête de Cristiano Ronaldo, qui profitait du marquage laxiste de Patrice Evra mais qui échouait face à Mandanda. Cette occasion fut la seule à mettre au crédit de la star du Real Madrid, qui peine à montrer le même visage en club qu'en sélection. « L'équipe de France est une excellente nation de football. Elle l'a montré cet été en Coupe du Monde et cette équipe le confirme aujourd'hui. C'est très dur pour un attaquant de se retrouver face à cette défense bien organisée avec des personnalités très fortes », affirmait Cristiano Ronaldo.

En effet, la défense française fut globalement solide, même si parfois elle fut marquée par quelques moments de déconcentration, comme l'erreur de Mangala qui permit à Danny de se retrouver seul face à Mandanda. Mais il ne faut pas être trop dur avec le défenseur, qui est devenu cet été, au détour d'un transfert le menant à Manchester City, l'arrière central le plus cher de l'histoire. Alors, oui, il a fait des erreurs. Ses dégagements hasardeux ont parfois été dangereux, ses relances auraient pu être un peu plus fines. Mais il mérite qu'on le revoie à un moment où il aura un peu plus de confiance, lui qui vit des débuts difficiles de l'autre côté de la Manche. Dans tous les cas, son alliance avec Raphaël Varane promet. Ce dernier, qui vit également une situation en club qui n'est pas simple, Carlo Ancelotti lui préférant Sergio Ramos et Pepe, a signé un match très solide et impressionna par la propreté de ses interventions, mais aussi par le fait qu'il ait muselé Cristiano Ronaldo, son partenaire au Real Madrid.

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Des changements attendus face à l'Arménie

On le sait très bien, ce n'est pas si simple de passer deux ans à ne disputer que des matches amicaux. On sait que ça peut être difficile de rester impliqué dans des matches qui ne sont pas décisifs. Le prochain match important des Bleus ne sera que son premier match de l'Euro. Didier Deschamps a, en tout cas, compris à quoi devaient lui servir ces matches de préparation. Comme le mois dernier, l'ancien capitaine de l'équipe de France a concocté une liste dans la continuité de la Coupe du Monde. Et comme le mois dernier, où il aligna la plupart de ses titulaires contre l'Espagne, Didier Deschamps mit d'emblée dix joueurs de champ qui étaient du voyage au Brésil (Steve Mandanda devait également en être, mais il avait dû déclarer forfait après une blessure aux cervicales). Mis à part Bacary Sagna (qui palliait la blessure de Mathieu Debuchy) et Eliaquim Mangala (qui remplaçait Mamadou Sakho et Laurent Koscielny, tous deux blessés), tous les autres joueurs de champ étaient déjà sur la pelouse au départ du quart de finale de Coupe du Monde qui avait vu les Bleus s'incliner face à l'Allemagne (0-1). Preuve, s'il en est, que Didier Deschamps est premièrement à la recherche d'un groupe solide, capable de remporter son Championnat d'Europe dans deux ans. Cela ne l'empêche pas de nommer quelques nouveaux, comme André-Pierre Gignac et Dimitri Payet, qui sont entrés quelques minutes. Les deux Marseillais devraient avoir plus de temps de jeu mardi en Arménie. Ils ont tout intérêt à se montrer, car ils auront peu d'occasions de faire vaciller Mathieu Valbuena, Antoine Griezmann ou Karim Benzema...

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Fruitier Manu @rmcriolo
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