
Les hommes de Nick Mallet se sont déplacés à Grenoble avec la ferme intention de remporter une victoire très significative pour la suite des play-offs du TOP 16.
Le contexte avant le match
Il fallait d'abord se souvenir du match de la première phase, au cours duquel les Parisiens l'avaient emporté sur le score de 03-09, grâce à une inefficacité du buteur de l'Isère, le Néo-Zélandais Mark Beale, revenu à Grenoble après être passé par l'Aviron Bayonnais. Sept pénalités manquées ont eu le don de changer les rôles au sein de l'équipe de Jacques Delmas.
Mais il ne fallait pas non plus oublier que Biarritz avait perdu à Lesdiguières lors de la première confrontation cette saison, ce qui confirmait que Grenoble pouvait jouer les trouble-fête. La victoire à Montferrand, dans le stade Marcel Michelin de Clermont-Ferrand, n'était donc pas usurpée.
Mais la compétition reprend, avec un nouveau palier à gravir. Et si l'euphorie grenobloise a su être à la hauteur depuis la qualification en play-off, il n'en demeure pas moins que l'équipe n'a pas encore assez de sang-froid pour maîtriser son adversaire, fût-il de la taille du Stade Français.
Trop de fautes grenobloises
Ainsi pourra-t-on résumer le match. L'envie était grenobloise, mais la maîtrise des Parisiens à contenir le jeu de leurs adversaires a été la clé de la rencontre, ainsi que l'adresse du buteur italo-argentin, Diego Dominguez.
En première mi-temps, les touches étaient mal maîtrisées de part et d'autre. August, le talonneur du Stade Français, se blesse après 15 minutes de jeu et est remplacé par Matthieu Blin. Les fautes se succèdent et, logiquement, Dominguez fait parler la poudre. Après 25 minutes de jeu, c'est déjà 0-6 pour les Parisiens.
Le réveil des Grenoblois, qui bousculent parfois les visiteurs, est initié par Julien Frier, le capitaine des Isérois. Un maul écroulé à 2 mètres de la ligne d'en-but, et l'arbitre décide d'un essai de pénalité. Les Blancs prennent l'avantage après la transformation (07-06).
Dans une phase suivante, la position de hors-jeu de Mike James, le seconde ligne canadien du Stade, est sanctionnée d'un carton jaune par l'arbitre, permettant au joueur d'aller se reposer 10 minutes au bord du terrain. La pénalité consécutive à cette faute n'a pas été tentée, bizarrement. Et les pertes de balles des Grenoblois n'ont fait que s'accentuer dans les minutes suivantes.
À 15 contre 14, les locaux n'ont pas su gérer leur maigre avance et, bien au contraire, se sont mis à la faute. Et quand en face, le maître artificier affiche un 100 % de réussite, on est inquiet dans les travées de Lesdiguières et devant son petit écran (le match était diffusé sur Sport+). Dominguez ne se fait pas prier pour glaner 3 points supplémentaires (07-09).
Avec la mi-temps en point de mire, fort du retour de leur deuxième ligne, les Bleus espèrent accroître leur avance. Touches et mêlées se succèdent à 5 mètres de la ligne grenobloise, mais les défenseurs de l'Isère gardent le cap et endiguent les attaques adverses.
La mi-temps est donc sifflée sur le score de 07-09 en faveur du Stade Français.
Une seconde mi-temps maîtrisée
De retour des vestiaires, les fautes restent la propriété des locaux, tandis que les visiteurs se voient attribuer des ballons qu'ils n'espéraient pas trop jouer. De là, Fillol mène à la baguette son pack, les mauls se succèdent, la patte de Diego Dominguez et le détonant Brian Liebenberg arrivent à insuffler à l'équipe des velléités offensives, bien soutenues par le pack et les lignes arrière.
Logiquement, les récupérations de balle profitent aux hommes de Max Guazzini et Liebenberg s'empare réellement du ballon pour aplatir entre les poteaux, suite à une perte de balle au sein d'un regroupement. Il sera également auteur d'un drop (avec l'aide de la barre). Diego Dominguez en profitera pour améliorer le goal average par son drop avant la fin du match.
Score final : Grenoble 07-28 Stade Français
Les enjeux pour la suite de la compétition
Les espoirs du Stade Français de se qualifier pour les demi-finales peuvent aboutir, mais il faudra pour cela améliorer les problèmes de lancer en touche, domaine dans lequel l'équipe est perfectible, et surtout savoir contrer l'équipe finaliste de l'an passé, le SU Agen.