
Les sports collectifs médiatisés
Le football : un poids lourd économique et médiatique
Le football tire son origine d'un jeu chinois antique, le "Cuju", qui a suivi la route de la soie pour arriver dans nos sociétés occidentales. De nos jours, il est le premier sport collectif pratiqué dans le monde avec 264 millions de pratiquants à travers le globe, d'après la FIFA (Fédération Internationale de Football Association). C'est également le sport collectif professionnel le plus médiatisé.
Les droits de diffusion du football en France se monnayent très cher : on constate entre 2005 et 2012 une augmentation d'environ 21 %. Le football et les médias font très bon ménage. Si de telles sommes sont en jeu, c'est certainement dû aux énormes retombées économiques du football. Celles-ci sont diverses et variées ; elles vont de la vente de billets aux produits dérivés. Intéressons-nous aux clubs français devenus de véritables marques.
Le cas de l'Olympique de Marseille (OM) est emblématique. Le club de la cité phocéenne affirme être le premier club français en termes de ventes de maillots, avec 420 000 unités vendues lors de la saison 2010-2011, pour des marges atteignant 13 millions d'euros. Le club compte d'ailleurs doubler ces chiffres d'ici 2016.
Le rugby : entre tradition et professionnalisation
Le rugby à XV aurait des origines françaises : c'est au Moyen Âge que la "soule" fut inventée. Actuellement, le rugby connaît un grand succès en France, porté par la Coupe du monde de 2007 organisée dans l'Hexagone et celle de 2011. En août 1995, l'"International Board", l'institution suprême du rugby mondial, sous la pression de l'hémisphère Sud, a gommé de ses statuts toute référence alors obligatoire à l'amateurisme. Le rugby devient alors officiellement un sport professionnel. Cette mutation provoque, surtout dans l'hémisphère Nord et notamment en France, la scission du rugby unitaire en deux camps : l'élite et la masse.
Concernant la médiatisation, la Coupe du monde de 2007 a mis en lumière ce sport en France. Cela s'est traduit par une plus grande exposition télévisuelle, la mise en valeur des joueurs de rugby jusqu'alors méconnus du grand public, ainsi que l'implication de joueurs français dans des publicités.
Pour ce qui est des contrats de retransmission, le rugby est cependant très loin du football : les droits du Top 14 sont détenus par Canal+, qui a conservé les droits de diffusion de 2007 à 2011 pour un montant compris entre 24 et 29 millions d'euros par saison.
Le basket-ball : une pratique féminine en plein essor
Le basket-ball est un sport beaucoup plus récent, créé en 1891 par un pasteur canadien. Ce sport est surtout connu outre-Manche, mais reste très pratiqué dans l'Hexagone avec environ 450 000 licenciés en France en 2011 selon la FFBB. Il regroupe le plus de femmes en France, à la différence des deux autres sports cités.
Le basket est sûrement le sport le moins médiatisé des trois ; cependant, les personnes intéressées par l'actualité du basket peuvent suivre les matchs en direct sur le site de la FFBB (Fédération Française de Basket-Ball). Le revenu moyen est lui aussi moins élevé que dans le monde du football : 10 305 € pour un joueur évoluant en Pro A (équivalent de la Ligue 1 pour le foot ou du Top 14 pour le rugby).
Les sports individuels professionnels
Le tennis : une discipline télévisuelle
Le tennis en simple tire son origine du jeu de paume. Selon les chiffres de la FFT, le tennis compterait 1 102 791 licenciés en France en 2011. C'est une discipline diffusée essentiellement à l'occasion de grandes manifestations telles que Roland Garros ou Wimbledon. TF1 fut le premier média français à pouvoir retransmettre ce sport à la télévision ; depuis 1988, France Télévisions détient l'exclusivité sur la retransmission des matchs et couvre la totalité de l'événement de Roland Garros.
Le golf : un sport rentable et médiatique
Le golf tire son origine des Pays-Bas où il était nommé "colf" au XIIIe siècle. Selon la Fédération française de golf, il y aurait environ 600 000 pratiquants en France.
Ce sport rassemble environ 28,6 % de pratiquantes, ce qui le rend plus féminisé que l'image qu'il renvoie habituellement, à savoir celle d'un sport plutôt masculin et vieillissant. Les golfeurs ne sont pas à plaindre au niveau de leurs salaires : le golfeur français Thomas Levet a gagné en 2009 près de 600 000 € par saison, sans compter les revenus publicitaires.
Au niveau médiatique, le golf est le seul sport après le football à bénéficier d'une chaîne TV dédiée, "the Golf Channel", accessible sur le câble. Cependant, Canal+ retransmet également des compétitions de golf et concurrence ainsi "the Golf Channel".