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Sports

Le renouveau du SLUC

Après une série noire en début d'année, le SLUC Nancy renoue avec la victoire en écrasant le leader Manceau. Revient sur ce rebond spectaculaire avant un sprint final décisif.

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Les Cougars n'aiment pas le champagne, et ça, l'équipe du président Fra peut vous le confirmer. Avec cinq défaites après le Nouvel An 2008, le SLUC a concédé plus de revers que lors de tous les matchs allers.

Avec une lourde défaite à Strasbourg lors de son troisième match de l'année 2008, le SLUC venait d'entamer une série noire qui durera plus d'un mois et demi. Cinq victoires pour cinq défaites : le triple finaliste du championnat de France avait connu des débuts d'année bien meilleurs. Les blessures à répétition du double MVP en titre Cyril Julian, un faible rendement des deux meneurs titulaires — à savoir Dowdell et Amagou — conjugués à un jeu collectif complètement déstructuré, ont lourdement contribué à la dégringolade du SLUC au classement.

Une défaite restera également dans les annales : celle concédée face à la JDA Dijon, à Gentilly, après plus d'un an d'invincibilité en Pro A. Mais les coéquipiers de Laurent Sciarra ne seront pas les seuls à faire tomber l'ogre nancéien dans son antre, car Gravelines a également créé l'exploit face à une équipe du SLUC en plein désarroi.

Se retrouvant troisième au classement, à trois victoires de son homologue manceau, et dépassé par l'ASVEL, le SLUC doute avant d'entamer un mois d'avril et un début mai monstrueux, avec des confrontations contre tous les ténors du championnat : Le Mans, Roanne, Villeurbanne, Cholet et Vichy. Des sommets que le SLUC devra impérativement gravir pour croire encore à une première place au classement qui lui fera aborder en position favorable les playoffs du mois de mai.

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La victoire de l'espoir face au Mans

Un jeu collectif retrouvé, un Cyril Julian productif, une paire de meneurs des grands soirs, un Victor Samnick euphorique, une réussite à trois points fantastique et surtout, surtout, l'envie de faire du beau jeu et de montrer au public de Gentilly ce qu'est vraiment le SLUC Nancy Basket. Voilà les ingrédients de l'écrasante victoire des Nancéiens sur le leader manceau, relançant le suspense pour la fin du championnat quant à l'équipe qui obtiendra la première place.

L'utilisation de nombreux superlatifs n'est pas vaine, tant la supériorité des Nancéiens a été autant écrasante qu'étonnante, notamment lors de la seconde mi-temps. Le futur joueur NBA Nicolas Batum, bien maîtrisé par un Ricardo Greer travailleur de l'ombre, ne se limitera qu'à dix petits points et un faible trois sur sept aux tirs. À part un Philip Ricci réussissant l'un de ses meilleurs matchs de sa saison, aucun joueur coaché par Vincent Collet n'a réussi à s'extraire du piège tendu par la défense du SLUC.

Du côté du SLUC, quatre joueurs se sont notamment illustrés : Jeff Greer, montrant une réussite diabolique aux tirs primés ; Cyril Julian, toujours excellent finisseur en bout de chaîne ; Pape Philippe Amagou, avec une agressivité retrouvée face à son club formateur ; et Victor Samnick, qui après une passe difficile a su rebondir comme il le faut.

Une victoire qui ne doit bien évidemment pas rester seule en ce mois d'avril qui s'annonce plus que crucial pour les Cougars.

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Un sprint final pour les playoffs

Avec encore cinq matchs de haute volée à disputer, le SLUC n'est pas du tout exclu de la course à la première place.

Même si le MSB possède encore un joker, car il dispose d'une défaite de moins que le SLUC et l'ASVEL, ces deux derniers vont tout faire pour venir titiller le leader. Après sa lourde défaite concédée face au SLUC, le MSB va-t-il pouvoir résister au retour des Cougars morts de faim ? L'ASVEL va-t-il venir chiper la première place sur le poteau à l'issue de ce sprint final ? Personne ne peut encore savoir ce qu'il va se passer, et même les meilleurs bookmakers anglais ne risqueraient pas une livre sur l'issue du championnat.

En tout cas, avec le retour en forme de ses joueurs, le SLUC devra confirmer ce week-end face à une équipe roannaise qui fera tout pour rester dans la course aux meilleures places, et pourquoi pas, qui sait, à la première place du championnat de Pro A. Qui sait, après un début de saison mitigé, le club coaché par Jean-Denis Choulet a peut-être bien médité le proverbe de La Fontaine : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ».

Affaire à suivre...

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clems54
clems54 @clems54
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