
L'INSEP : temple du sport français
L'INSEP, Institut National du Sport et de l'Éducation Physique, est le temple du sport français. Tout le monde veut y entrer, mais seuls les travailleurs acharnés y arrivent… et encore !
Emploi du temps à l'INSEP : une journée type
- Cours de 8h à 11h
- Entraînements de 11h à 13h
- Déjeuner, puis cours de 14h30 à 16h30
- Entraînement de 16h30 jusqu'en début de soirée
- Repas et étude surveillée de 20h15 à 21h45
C'est du sport !
La peur de la blessure chez les jeunes sportifs
Tous les élèves n'ont qu'une peur : la blessure ! D'abord, parce qu'ils ne peuvent plus s'entraîner pendant quelque temps ; mais le pire, c'est le doute de ne pas être repris l'année suivante à cause de la baisse de performances. En effet, les directeurs sélectionnent les élèves de l'établissement non pas sur les notes de maths, mais sur des critères sportifs.
Portraits de jeunes champions
Céline Nivert, 21 ans : cycliste
Cette championne du monde junior de vitesse est la seule cycliste de l'INSEP. Elle se sentait seule au début, mais se rassurait en pensant que ce nouveau mode de vie l'aiderait à atteindre son but : succéder à Félicia Ballanger, multiple championne du monde et championne olympique.
Fanny Riaboff, 21 ans : judoka
Après avoir été en course pour la sélection olympique, cette jeune championne s'est blessée. Les JO, c'est donc fini pour cette fois… Mais elle garde espoir et est sûre que, grâce aux séances de kiné qu'elle suit deux fois plus que d'habitude, elle arrivera un jour à monter sur la première marche du podium.
Dopage : la tentation de la performance
Le but, c'est de gagner. Mais si l'on arrive 3e, et que les deux premières se dopent, la tentation est flagrante. Les dangers sont heureusement connus de tous : blessures, décès prématuré, perturbation des règles chez les filles… Cela dissuade la plupart des sportifs, mais certains s'en fichent encore : ils préfèrent mourir à 40 ans en étant arrivés une fois premier, plutôt que consacrer leur vie au sport sans avoir la certitude d'être un jour reconnu…
Le rêve brisé d'une gymnaste
Élodie a aujourd'hui 24 ans et s'est à peu près remise de son cauchemar. Mais les problèmes étaient bien présents en 1994, aux championnats du monde par équipe. Cette jeune gymnaste se plaint de douleurs au dos. Son entraîneur la persuade que ce n'est que le stress, et elle s'approche des barres et de la poutre « pour l'équipe ». Malheureusement, une radio révèle le drame : fracture d'une vertèbre. Interdiction de continuer la gymnastique. Impossibilité de bouger à cause du corset, qu'elle portera pendant 7 mois. Ensuite, direction les tribunaux où un juge déclare la fédération sportive coupable des blessures d'Élodie.
Elle avait un rêve, son corps l'a brisé…