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Le panache de Chavanel

Sylvain Chavanel multiplie les attaques sur le Tour de France. Retour sur son panache et sa volonté de faire le show.

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On ne va pas faire semblant de découvrir que Sylvain Chavanel est l'un des plus grands coureurs français du peloton. Pendant un bon bout de temps, on s'est demandé si son départ vers Quick Step était réellement une excellente idée. En tant que leader exclusif d'équipe, comme il l'était du temps où il évoluait chez Cofidis, n'aurait-il pas eu un palmarès légèrement plus garni ? Plus le temps avance, plus on pense que non. L'équipe belge, et surtout son manager historique Patrick Lefevere, lui ont fait passer un cap. Il a appris l'art d'être actif dans une course, que ce soit lors d'une classique ou pour une course à étapes. L'ex-petit protégé de Jean-René Bernaudeau le démontre encore depuis le départ du Tour à Liège, car les premières étapes de la Grande Boucle démontrent qu'il est en grande forme en ce mois de juillet. Dès le prologue, le champion de France annonçait clairement la couleur avec sa troisième place derrière Cancellara et Wiggins, pour quelques centimes de secondes.

Mais c'est surtout le lendemain qu'il nous surprit. Vu le tracé de la première étape qui emmenait à Seraing, on s'attendait à le voir dans le groupe des favoris, mais peut-être pas à pareille fête. Il se mit à attaquer dès le pied de la montée finale. Malheureusement, il fut repris.

Chavanel attaque à Boulogne-sur-Mer

Deux jours plus tard, l'étape qui emmenait à Boulogne-sur-Mer relevait également de ses compétences de puncheur qui aime enchaîner les bosses comme en classiques. Encore une fois, il se plia en quatre pour repousser Fabian Cancellara à plus de 7 secondes et lui chiper la tunique jaune. Pour cela, il lança une accélération juste avant un virage compliqué pour faire rapidement la différence. Ce qui montre l'importance des petits détails insignifiants du parcours. Encore une fois, sa tentative ne portera pas ses fruits car il ne comptera que douze secondes d'avance au maximum, qu'il ne conservera pas dans la montée finale très compliquée.

Même hier, lors d'une étape très linéaire, il trouva la force de tenter une nouvelle fois sa chance à dix kilomètres de l'arrivée. Cette fois encore, la tentative de l'ex-champion de France sur route en 2011 était vouée à l'échec, donc il était logique de lui demander la raison de ces attaques incessantes : "Je suis qu'à 7 petites secondes du maillot jaune. Comme je connais bien le parcours, j'attaque au moment opportun même si je sais que ce sera dur. J'ai les jambes et je trouve ça normal de faire un peu de spectacle pour les gens au bord de la route. La première semaine, il ne se passe jamais grand-chose alors c'est le moins que je puisse faire". En espérant que le panache laissera sa place à de la réussite. Peut-être sommes-nous trop gourmands.

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rmcriolo
Fruitier Manu @rmcriolo
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