
Mais c'est surtout le lendemain qu'il nous surprit. Vu le tracé de la première étape qui emmenait à Seraing, on s'attendait à le voir dans le groupe des favoris, mais peut-être pas à pareille fête. Il se mit à attaquer dès le pied de la montée finale. Malheureusement, il fut repris.
Chavanel attaque à Boulogne-sur-Mer
Deux jours plus tard, l'étape qui emmenait à Boulogne-sur-Mer relevait également de ses compétences de puncheur qui aime enchaîner les bosses comme en classiques. Encore une fois, il se plia en quatre pour repousser Fabian Cancellara à plus de 7 secondes et lui chiper la tunique jaune. Pour cela, il lança une accélération juste avant un virage compliqué pour faire rapidement la différence. Ce qui montre l'importance des petits détails insignifiants du parcours. Encore une fois, sa tentative ne portera pas ses fruits car il ne comptera que douze secondes d'avance au maximum, qu'il ne conservera pas dans la montée finale très compliquée.
Même hier, lors d'une étape très linéaire, il trouva la force de tenter une nouvelle fois sa chance à dix kilomètres de l'arrivée. Cette fois encore, la tentative de l'ex-champion de France sur route en 2011 était vouée à l'échec, donc il était logique de lui demander la raison de ces attaques incessantes : "Je suis qu'à 7 petites secondes du maillot jaune. Comme je connais bien le parcours, j'attaque au moment opportun même si je sais que ce sera dur. J'ai les jambes et je trouve ça normal de faire un peu de spectacle pour les gens au bord de la route. La première semaine, il ne se passe jamais grand-chose alors c'est le moins que je puisse faire". En espérant que le panache laissera sa place à de la réussite. Peut-être sommes-nous trop gourmands.