
Pour commencer par le commencement (tiens donc), expliquons ce joli mot qui est aussi le titre de mon article. Kendo. Cela signifie en japonais : « Voie du Sabre ». On aura donc compris que cet art repose avant tout sur l'utilisation du sabre (« ken »).
De nos jours, on utilise un sabre en bambou (« shinai ») : 1,20 mètre de long, 500 grammes. Le bijou possède toutes les qualités qu'on puisse demander à une arme : excellente maniabilité, prise en main rapide, poids léger.
Voilà pour le sabre, passons aux protections des combattants. L'armure (« bogu ») est divisée en quatre parties qui se complètent et assurent, ensemble, une protection parfaite. Le « men » est une protection du visage ; le « do », un plastron solide ; le « kote », des sortes de moufles très épaisses et résistantes qui protègent les mains et les avant-bras ; et enfin, le « tare », qui protège les hanches et le bas-ventre. Avec cet attirail, aucune blessure possible au kendo. Et avec tout ça, un dernier détail intéressant : les combattants doivent être pieds nus.
Les combats et l'entraînement au kendo
Pas de combats sans entraînements. Très important. Outre le maniement du sabre, le kendo enseigne quelques règles de discipline (« reigi »). Les kendokas se doivent de respecter totalement cette étiquette. Comme la grande majorité des arts martiaux japonais, le kendo enseigne l'art du combat au corps, mais aussi l'art (car c'en est un) de l'esprit : on apprend aux jeunes kendokas à se forger une véritable force de caractère et un équilibre entre le corps et l'esprit.
L'entraînement consacre une part non négligeable au travail du cri (« kiai »). Ce cri doit venir du sternum et doit traduire le courage et la détermination du combattant. Un kiai réussi est un kiai qui a effrayé ou déconcentré l'adversaire.
Fini l'entraînement, place au combat maintenant (ah, que vous l'attendiez impatiemment, cette partie, n'est-ce pas ?). Un combat (« shiai ») est extrêmement court : 5 minutes en moyenne. Le premier combattant qui marque deux points l'emporte. En cas d'égalité, le combat est déclaré nul, ou il est prolongé : le premier combattant à marquer un point gagne alors.

Techniques d'attaque principales
Ah, les attaques. Essentielles. Je ne les citerai pas toutes, mais seulement les principales (qui sont aussi les plus simples à réaliser, et les plus belles à voir quand elles sont bien maîtrisées).
- O-Shomen : coup vertical vers le front
- Hidari-Men : coup oblique vers la tempe gauche
- Migi-Men : coup oblique vers la tempe droite
- Migi-Do : coup descendant vers le côté droit du plastron
- Gyaku-Do : coup descendant vers le côté gauche du plastron
- Kote : coup sur le poignet droit ou la base de l'avant-bras droit
- Hidari-Kote : coup sur le poignet gauche ou la base de l'avant-bras gauche
- Tsuki : coup d'estoc à la gorge
Lexique franco-japonais du kendo
Juste pour vous faire plaisir, je regroupe ici tous les termes japonais employés dans mon article, avec leur traduction française s'il-vous-plaît.
| Terme japonais | Traduction française |
|---|---|
| Kendo | Voie du Sabre |
| Ken | Sabre |
| Shinai | Sabre en bambou |
| Bogu | Armure |
| Men | Protection faciale |
| Do | Plastron |
| Kote | Sorte de moufles |
| Tare | Protection des hanches et du bas-ventre |
| Reigi | Discipline |
| Kiai | Cri de combat |
| Shiai | Combat |
J'espère vous avoir donné envie de pratiquer ce sport assez spectaculaire.