
En quelques semaines, c'est toute la ligne offensive qui a changé et qui fait de Nice l'une des meilleures attaques de France. Hier encore, on a eu la chance de pouvoir le remarquer. Le premier duo à se mettre en avant était celui de Valentin Eysseric et de Dario Cvitanich. Peu avant que les vingt-deux acteurs ne soient conviés à rejoindre les vestiaires du Stade du Ray, Renato jouait vite devant en direction d'Eysseric qui laissait passer habilement le cuir entre ses jambes pour que le ballon arrive directement sur Cvitanich qui, après s'être débarrassé facilement de Nicolas Isimat-Mirin, trompait Nicolas Penneteau. Après la pause, c'est Renato Civelli qui se distingua. Sur un coup franc frappé par Valentin Eysseric, le défenseur argentin profitait d'une erreur d'Isimat-Mirin pour faire trembler à nouveau les filets des Nordistes d'une pointe du pied. Quelques minutes après cela, Valentin Eysseric marquait le troisième but azuréen d'une frappe enroulée somptueuse. Puis, Dario Cvitanich alla de son doublé avant que Didier Digard ne boucle la boucle en inscrivant le second but de sa carrière sous la tunique rouge et noire.
Un score fleuve pour le maintien
Un résultat que les Niçois n'avaient plus connu depuis 1986 mais que Claude Puel cherchait à relativiser : "Le score est large mais il n'offre rien de plus que si on avait gagné 1-0. Ce sont les faits de matches qui ont fait que l'on a gagné par cinq buts d'écart. Mais ça fait du bien à notre différence de buts et c'est important de ne pas avoir de regrets au cas où la fin de championnat se jouerait au goal-average." Il faut avouer qu'en regardant la première mi-temps, personne ne pouvait imaginer qu'il finirait comme il a fini hier après-midi.
Une première période où le ballon fut en effet plus dans les pieds des Sudistes sans que les occasions ne s'enchaînent pour autant. Et sur les rares ballons joués par les Valenciennois, on pouvait remarquer que des opportunités de contre étaient largement possibles. Mais le tournant du match, cette ouverture du score de Dario Cvitanich à quelques secondes du terme de la première mi-temps, modifiait le cours de la rencontre. Car pour commencer la deuxième période, les hommes de Daniel Sanchez, au lieu de s'accrocher pour revenir au score, paraissaient au contraire apathiques et laissèrent Nice envenimer les choses. Un comportement qui ne plut pas au président de Valenciennes qui le faisait savoir à ses joueurs juste après la rencontre : "Ce n'est pas le score qui m'exaspère. En football, on sait que l'on peut perdre et lourdement certaines fois. Mais c'est l'état d'esprit qui est honteux. Les joueurs ont baissé les bras quand on a pris le premier but. Alors, c'est vrai que l'on a pas mal d'absents comme Gaël Danic ou Grégory Pujol mais ce n'est pas une raison. Après notre bon début de saison, nous nous sommes peut-être vus un peu plus beaux que nous le sommes réellement mais aujourd'hui, il n'est plus question de podium ou d'Europe. On doit regarder derrière nous." D'ailleurs, Nicolas Isimat-Mirin, fautif sur les deux premières réalisations niçoises, ne se cherchait aucune excuse : "L'équipe a été mauvaise et j'ai été personnellement en difficulté. C'est une défaite dure à digérer mais le plus important est de réagir le plus vite possible pour rester en première partie de tableau."
Le Stade du Ray, une forteresse imprenable ?
Le Stade du Ray prend, avec cette nouvelle victoire de l'OGC Nice, des allures de forteresse imprenable. Il s'agit de la dixième victoire consécutive des hommes de Claude Puel dans leur stade. Chose nouvelle selon Didier Digard : "On a pris confiance quand on joue chez nous et c'est très important. Comme on prend le maximum de points quand on est à domicile, on est un peu plus détendus quand on joue à l'extérieur." Cependant, il n'est pas question de podium comme le rappelait Puel : "Dans ce championnat, les choses peuvent aller vraiment très vite. Quand on a perdu contre Lyon (3-0) avant la trève, on est descendu de cinq rangs au classement et avec cette victoire, on en gagne quatre donc il est vraiment imprudent d'avoir des objectifs d'Europe. Quand on aura notre ticket pour passer la saison prochaine au sein de l'élite, on pourra revoir nos objectifs à la hausse..."