
Les origines de la blessure
Nous sommes le 27 septembre dernier. Le Real Madrid joue son deuxième match de Ligue des Champions. Au Santiago Bernabéu, les galactiques déroulent face aux Néerlandais de l'Ajax Amsterdam. À vingt minutes du coup de sifflet final, le score est de 3 à 0. Mais tout à coup, Benzema s'assoit par terre, à proximité de la ligne de touche. Il tire une grimace et se tient les adducteurs. Vous savez, ce genre de grimace qui n'annonce rien de bon. Et tout de suite, on a compris.
Un manque cruel pour les Bleus
Depuis l'investiture de Laurent Blanc, après la Coupe du monde sud-africaine, Karim Benzema est de loin (avec Hugo Lloris) le joueur le plus régulier. Rare lumière d'une équipe à la peine, l'ex-Lyonnais enchaîne les bonnes performances. Il marque et distille bon nombre de passes décisives. Il a contribué à plus de la moitié des buts de l'ère Laurent Blanc. Il avait d'ailleurs marqué lors des deux matchs aller en Albanie et en Bosnie-Herzégovine.
Des conséquences lourdes pour le Real Madrid
Nous venons de voir que la blessure de Benzema handicapait les Bleus. Mais il y a le Real aussi. En moins d'un an, Karim s'est imposé comme élément incontournable dans l'équipe de José Mourinho. Qui l'eût cru il y a encore un an ? Vous souvenez-vous de l'époque où l'ex-Lyonnais était considéré comme pestiféré au sein de la maison galactique ? Il était la roue de secours de Gonzalo Higuain, le franco-argentin. Les journaux ibériques avaient titré : "Esta muerto" !