
Une première mi-temps désastreuse
Avant la rencontre, on l'avait dit : le début de match sera primordial. Si les Bosniens prenaient confiance, ils seraient capables du pire. C'est exactement ce qui s'est passé. Les dix premières minutes, les Bleus ne virent jamais la balle, confisquée par les hommes de Safet Susic. Avec une charnière centrale déstabilisée par Edin Dzeko, on savait que l'épée de Damoclès était au-dessus de nos têtes. Et ça n'a pas raté. À la quarantième minute de jeu, Dzeko ouvra la marque après s'être joué d'Adil Rami.
Une seconde période un peu meilleure
La première mi-temps fut si catastrophique que celle qui suivait n'aurait pu être pire. Un bon point sur lequel les Bleus ont largement dominé le combat physique. En effet, après la cinquantième minute, on ne vit plus beaucoup la formation bosnienne. Cette baisse physique explique la moins bonne qualité du repli défensif des hommes de Safet Susic. C'est à partir de ce moment du match que la France mit la main sur la rencontre. Ils nous laissèrent plus d'espace, ce qui amena à l'égalisation méritée de Nasri.
La bonne surprise du match
Dans un match aussi compliqué que ce France-Bosnie, les satisfactions sont censées être rares. Ce fut le cas hier, mais en cherchant bien, il est possible d'en trouver une. Il s'agit de Jérémy Ménez. Sa première mi-temps fut aussi quelconque que celle des autres Français présents sur la pelouse. Par contre, en seconde mi-temps, il profita du déclin physique des Bosniens pour trouver des brèches dans la défense adverse, ce qui eut pour effet de dynamiser l'animation offensive française.