
Selon des spécialistes français du football sur Canal +, cette équipe avait les atouts pour revenir au bord de la lagune Ébrié avec ce trophée toujours attendu depuis 1992.
La compétition commence avec une image sombre : l'attaque du véhicule togolais dans l'enclave du Cabinda, résultant en deux morts au sein du staff de l'encadrement technique. Mais tous disaient que la page serait tournée juste après l'entrée de la Côte d'Ivoire dans la compétition. Cela va être une désillusion pour les fanatiques et les spécialistes, qui vont même jusqu'à douter de leur compétence.

Pourquoi les Éléphants ont déçu ?
C'est laborieux de voir les Éléphants jouer un tel football, comme des amateurs, contre une équipe du Burkina qui n'a aucune expérience dans le maniement du ballon. Un milieu inexistant à l'image de TOURE YAYA, le joueur de Barcelone nonchalant sur la pelouse que le coach a peine à faire sortir ; un ZOKORA (Séville) qui ne donne aucun rythme au jeu ; et pour combler le tout, voici un joueur, DROGBA, qui ne peut inscrire un but dans ce match et n'a eu aucune occasion. Ne me demandez pas pourquoi il arrive à marquer en club et non au pays. Des occasions gâchées par les petits poucets tels GERVINHO (LOSC) et BAKY KONE (Marseille) qu'un joueur de CFA (footballeurs amateurs) pourrait scorer. Au pays, c'est la frustration sur les visages, mais on est sceptique pour la prochaine rencontre.
Contre le GHANA, c'est une autre équipe, mais toujours un milieu nul et une attaque moins inspirée : résultat 3-1 avec un caviar de KEITA KADER à DROGBA pour son entrée dans la liste des buteurs. Heureux, mais pas de jeu dans le match. En un mot, on gagne sans convaincre. Plus que qualifiés, nous n'allons pas faire la fine bouche.
Le match contre les Fennecs compte pour une place en demi-finale et commence bien pour nous, 1-0 à la 4ème minute de jeu. C'est formidable, mais on ne va jouer que 4 minutes, car après, ce sont les adversaires qui jouent et bien pour une égalisation à la 40ème minute. Je ne peux expliquer une telle hécatombe : voici ce qui arrive quand on a une défense nulle à l'image des KOLO-TIENE-BAMBA transparents.
Une fois de plus, l'entrée de KEITA KADER sauve les meubles pour une passe décisive à GERVINHO sans succès, mais lui seul arrive à sauver l'honneur pour un but splendide (le meilleur de la CAN) juste après l'égalisation, alors qu'il ne reste que 3 petites minutes. Comment comprendre qu'une équipe avec des joueurs de grands gabarits puisse encaisser un but assassin de la sorte par des amateurs ? Le temps des prolongations est arrivé et, pour clore une prestation ratée, un 3ème but, la réplique du second.
Je ne dirai pas plus, c'est une génération sacrifiée. Car archiviste que je suis, les prestations ivoiriennes depuis 6 ans à la CAN sont :
EGYPTE 2006 : finaliste malheureux contre le pays hôte aux tirs au but
GHANA 2008 : quatrième devant le pays hôte 4-2
ANGOLA 2010 : quart de finaliste devant l'ALGERIE 3-2
À vous, je vous laisse la bienveillance d'analyser pour la suite de ces compétitions. NO COMMENT !

Quelle analyse des performances ?
En Côte d'Ivoire, chacun se fait sa propre interprétation. Selon les propos de KALOU, « il y a un problème dans la sélection entre des académiciens plus nombreux et le clan DROGBA ». D'autres parlent d'une affaire de brassard de capitaine entre DROGBA et KOLO TOURE. D'autres vont plus loin en disant que le coach n'a aucune autorité sur les joueurs, encore moins sur la liste des joueurs devant débuter une rencontre, ce qui serait l'œuvre de la fédération en tête, JACQUES ANOUMA.
Voici des joueurs qui viennent au pays pour se faire les poches et non pour mouiller le maillot.
Bilan de Drogba et Touré Yaya
Cet homme vient de parler de lui contre ARSENAL avec 2 buts exceptionnels. Mais à la CAN, il était l'ombre de lui-même avec aucun succès sur les coups francs, qu'il a pourtant l'habitude de marquer. Un jeu de tête moins inspirant et une prestation en dessous de la moyenne. Aujourd'hui, il se fait appeler ici « le traître », « l'imbécile », « le salaud ». Tous ces sobriquets pour montrer leur déception envers leur vedette.
Il est le seul qui a surpris tout le monde. Beaucoup se demandent : est-ce bien le YAYA évoluant au Barca ou simplement voici le vrai visage du joueur ? Si l'AFRIQUE donnait le Ballon d'Or, il en serait le nominé et pire, même le favori, tout comme son frère.
KOLO TOURE
Il a l'habitude de nous montrer ce genre de prestations en club, mais plus expérimenté sur le terrain, on se dit qu'un jour cela ira. Mais comme l'adage le dit bien : « les mêmes problèmes produisent toujours les mêmes effets ». Ne soyons pas cardiaques, sinon on risque de rendre l'âme comme beaucoup de nos frères ivoiriens qui n'ont pu supporter une telle humiliation.
Voici des personnes sur lesquelles la patrie compte pour amener la prestigieuse Coupe d'Afrique des Nations, pour laquelle on a consenti des sacrifices énormes à hauteur de milliards, et comme résultat, la honte comme réponse.
Je vous informe qu'il y aura un bilan à la fin de ce mois et je tâcherai de l'éclairer et de le publier pour interprétation.