
À moins de 12 heures d'un rendez-vous déjà décisif pour l'OM, une question brûle toutes les lèvres : Marseille aurait-il le culot de faire trébucher ce Real Madrid qu'on qualifie de « galactique » dans sa propre enceinte ? Impensable, pense-t-on... Et pourtant.
L'effectif galactique du Real Madrid fait peur
À voir l'effectif du Real Madrid, la question pourrait paraître stupide. Zidane, Roberto Carlos, Figo, Raúl, Ronaldo et Beckham : la formation madrilène fait peur. Des salaires de stars pour des joueurs hors normes. Trois Ballons d'Or et un futur (Raúl ?), deux Brésiliens champions du monde. Ajoutez à cela 80 000 supporters dans le Santiago Bernabéu, le pari paraît impossible. Encore plus pour un OM qu'on décrivait, il y a seulement un an, en reconstruction. Mais voilà, l'OM aime les gros défis. Le Milan AC s'en rappelle bien. La mythique équipe de Capello n'aura jamais réussi à terrasser le petit poucet olympien en deux confrontations. Berlusconi a pu ravaler son orgueil et revenir à ses premiers amours : les finances et la politique.
OM vs Real Madrid : avantage psychologique pour Marseille ?
Aujourd'hui, c'est le Real Madrid qui est la proie — la proie d'une équipe marseillaise en plein essor, au moins en Ligue 1. Si le Real Madrid a gagné contre Valladolid 7-2, Marseille a étrillé Le Mans 5-0. Deux victoires écrasantes. Mais à ce petit jeu, quelle est l'équipe qui n'a pas encaissé le moindre but ? (Je vous laisse le soin de répondre.)

Celestini au marquage de Zidane...
Comment l'OM peut créer l'exploit au Santiago Bernabéu
Si le contexte et, incontestablement, le football ont évolué, l'OM pourrait signer son entrée dans la compétition de la plus belle des manières. Une victoire dans la capitale espagnole et tout serait relancé : l'intérêt des médias, des joueurs, et surtout la peur qu'inspirait ce club à ses concurrents sur la scène européenne.
Une victoire, en somme, c'est si simple. Qui plus est face au grand Real Madrid. Exercer un pressing constant sur Zidane, bloquer Roberto Carlos dans son couloir, jouer dans le dos du seul milieu récupérateur (Helguera et Cambiasso absents, il pourrait s'appeler Beckham) et surtout faire preuve de réalisme. Raúl, lui, ne ratera pas l'occasion de la mettre au fond. Une mission dans les cordes des Marseillais, plus frais physiquement et beaucoup moins sollicités que les superstars madrilènes. Se décomplexer et foncer. En somme : droit au but.