
À Suzuka, dernière étape du championnat du monde de Formule 1, ce Grand Prix promettait de couronner les meilleurs de la saison. Le titre pilote opposait le « cannibale » Michael Schumacher au talentueux Kimi Räikkönen. L'objectif du Finlandais était simple : il devait gagner. Son immense rival, fort de neuf points d'avance, ne devait faire mieux que huitième. Le combat paraissait déséquilibré… et il l'était.
Une course sous le signe de la prudence
Les deux pilotes s'élancent respectivement 7ème et 14ème suite à des conditions climatiques défavorables. La course n'offre que peu de rebondissements. Après un accrochage avec Takuma Sato, le quintuple champion allemand gère tranquillement sa course, terminant à son objectif minimum : 8ème. Son rival pour le titre finit sur la seconde marche du podium.

Barrichello : victoire et abnégation
Rubens Barrichello, qui a excellé ce jour-là, remporte la septième victoire de sa carrière. Le Brésilien a réalisé une course sans faute, heureux et plus que jamais fier de contribuer au rayonnement de Ferrari à travers le monde. Jean Todt peut féliciter ses pilotes : Ferrari réalise le doublé.

Schumacher entre dans la légende
Le Baron Rouge remporte ainsi sa 6ème couronne mondiale, dépassant le mythe Juan Manuel Fangio, seul dans son univers prestigieux peuplé de titres et de records. La Scuderia obtient son treizième titre des constructeurs, son cinquième consécutif.
Les écuries concurrentes se sont une fois de plus heurtées à la domination du cheval cabré. Toute cette équipe, magistrale, a de nouveau tutoyé la perfection…