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Sports

L'éternelle jeunesse de Tony Parker

Tony Parker mène les Spurs vers les finales NBA. À 31 ans, il réalise sa meilleure saison.

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On les voit toujours tous les deux comme si le temps n'avait aucune prise, alors que les années s'accumulent. Il y a bientôt dix ans, Tony Parker remportait son premier titre de champion NBA tandis que Tim Duncan, son compère de toujours, s'apprêtait à glaner sa deuxième bague, après celle de 1999 remportée sous le maillot des Spurs de San Antonio. Après ce titre obtenu en juin 2003, les deux superstars texanes ont continué leur route ensemble avec, à la clé, deux nouveaux succès en 2005 et 2007.

La course au titre avec Tim Duncan

Depuis 2007, les Spurs de San Antonio ne sont jamais parvenus à se qualifier pour une nouvelle finale NBA. Une équipe aussi talentueuse et un joueur aussi assoiffé de victoires que Tony Parker ne pouvaient plus accepter une aussi longue période d'échecs, ponctuée la saison dernière par l'élimination en finale de Conférence Ouest face au Thunder d'Oklahoma City (qui s'inclinerait plus tard contre le Heat de Miami en finale).

Une défaite qui ne s'est jamais effacée de la mémoire de Tony Parker, lequel avait promis à son ami Tim Duncan de l'emmener vers un nouveau titre NBA avant qu'il ne tire sa révérence.

Le meneur de jeu français n'est pas du genre à ne pas honorer ses paroles. Il peut aujourd'hui se préparer à disputer une quatrième finale de championnat, toujours aux côtés de Tim Duncan : « Tim est un homme tellement fort que je ne pouvais pas imaginer une seconde qu'il ne reviendrait pas jouer des matches aussi importants. Il le mérite et je suis très content pour lui avant même de l'être pour l'équipe, parce que c'est mon ami mais aussi parce que Tim est un des meilleurs joueurs de l'histoire du basket. Il a passé toute sa carrière au sein de la même franchise, ce qui n'arrive pas si souvent de nos jours. Mais c'est aussi son palmarès qui m'impressionne. Il a gagné quatre titres de champions en jouant quatre finales. Il a gagné plus de cent-vingt matches de play-offs. J'ai regardé un peu sur le net, c'est plus que vingt équipes NBA, donc ça suffit pour avoir une idée précise de l'immense joueur qu'est Tim Duncan. »

Tim Duncan était en perte de vitesse, un déclin bien que relatif qui s'expliquait aisément par le poids des années. Cette année, il a retrouvé sa place de véritable joueur majeur dans l'effectif des Spurs. Malgré cela, l'intérieur texan devrait remercier son coéquipier, car sans un Tony Parker de ce niveau, San Antonio ne serait pas, à l'heure actuelle, sur le point de jouer l'ultime joute de la saison.

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Parker, l'homme des play-offs

Déjà magnifique en saison régulière, l'international français l'est encore plus depuis l'ouverture des play-offs. Lorsque les Spurs ont eu l'occasion d'enfoncer le clou en prenant le dessus une quatrième fois consécutive sur les Grizzlies de Memphis, Tony Parker a brillé comme il en a l'habitude ces derniers mois. Avec trente-sept points, le meneur tricolore a réalisé son meilleur total de la saison et a prouvé une nouvelle fois l'excellence de son parcours : « Trente-sept points, c'est pas mal, mais c'est surtout que j'en ai marqué vingt-cinq en seconde période. Ce que je veux dire par là, c'est que marquer est une chose, mais il faut savoir être décisif. C'est ce que l'on attend de moi et je dois le faire, c'est tout. »

Ses partenaires, et Tim Duncan volontairement le premier, ont salué les performances du Français : « Tony est impressionnant comme homme et comme joueur. Il progresse tout le temps et à chaque fois qu'on pense qu'il est au sommet de son talent, il trouve le moyen de nous étonner encore et encore. D'un côté, on se demande jusqu'où ira Tony, mais d'un autre côté, on sait qu'il ne s'arrêtera pas et on le souhaite, car son travail perpétuel est bénéfique pour les résultats de l'équipe toute entière. »

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Un collectif bien huilé

Tony Parker n'apprécie guère les louanges et le fait comprendre : « Ce n'est pas Tony Parker qui a éliminé Memphis et heureusement, c'est San Antonio qui a fait un boulot remarquable pour parvenir à cet objectif. Je suis tellement bien entouré. La franchise est si bien gérée que j'ai presque envie de dire que l'on a plus que les pieds à se mettre sous la table. Le principe de la régularité est en partie une composante de notre succès. On a toujours le même coach, Greg Popovich. On tourne autour des mêmes franchise players depuis longtemps (Tim Duncan, Manu Ginobili et moi-même). Mais on sait ajouter des éléments pour faire avancer l'équipe comme Kawhi Leonard et Danny Green, tout en retirant ceux qui ne marchent pas. On a atteint un équilibre qui nous aide forcément. »

Greg Popovich explique : « Tony est un gros bosseur et un métronome. Il suffit de lui dire ce que tu attends de lui et il sait s'adapter. Quand Tim n'était plus capable d'assumer pleinement son rôle de leader sur le terrain, il a fallu que Tony prenne ses responsabilités et les clefs du jeu. Il s'est adapté rapidement et est resté plus longtemps à l'entraînement pour corriger les petits défauts de son jeu. Et tous ses efforts se sont vus cette saison, et notamment dans cette série contre Memphis. Il a progressé dans ses tirs et surtout aux lancers-francs pour prendre son rôle de patron du jeu. Il a aussi bossé la défense et ça se voit. »

Tony Parker et San Antonio devront attendre pour connaître leur adversaire en finale, dont le premier match est prévu pour le 9 juin. Pour l'instant, Miami mène deux victoires à une contre Indiana. Quand on demande à Tony Parker avec laquelle des deux franchises il aimerait faire bataille, il botte en touche : « Ce n'est pas très important. On a vu que Miami est excellent mais Indiana l'est tout autant. À ce niveau-là, quand on joue une finale de NBA, on sait que l'équipe qui sera en face sera très forte. À Miami, LeBron James brille et à Indiana, Roy Hibbert est en train de faire des play-offs de fou. Le plus important, c'est que l'on aura du temps pour nous reposer, ce qui est important pour une équipe comme la nôtre, qui n'est pas celle avec la moyenne d'âge la plus faible. »

En 2007, il avait été désigné MVP des finales et cette saison, sans une vilaine blessure qui l'a éloigné des parquets pendant près d'un mois, il aurait pu prétendre au titre de meilleur joueur de la saison régulière. Il pourrait redevenir le meilleur joueur des finales NBA, mais il s'en fiche : « Le basket est un sport collectif. Les récompenses individuelles ne sont pas importantes. Être MVP sans gagner un titre, ça n'a aucun sens. Ce que je veux, c'est permettre aux Spurs de remporter un cinquième titre NBA. »

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Fruitier Manu @rmcriolo
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