
Le terme « escrime médiévale » vous fait forcément penser au combat à l'épée. Il y a de ça, mais ce sport est bien plus diversifié qu'il n'y paraît. Au Moyen-Âge, la guerre faisait rage de toutes parts en Europe : conflits entre seigneurs, batailles entre soldats, révoltes de paysans… Bref, c'était le bordel !
On s'est alors mis à utiliser des armes bien particulières et à fonder tout un enseignement pour chacune d'entre elles, afin d'entraîner des guerriers excellents dans leurs compétences. Ces connaissances ont traversé les siècles jusqu'à nous, se transmettant parmi une poignée d'hommes, jusqu'à il y a quelques dizaines d'années. En effet, cette fin de siècle a vu émerger de nombreuses troupes médiévales qui, piochant dans de vieux livres d'instruction ou faisant appel à un maître d'armes, ont recréé l'esprit des combats de l'époque pour faire revivre d'une manière sportive et théâtrale les techniques guerrières du Moyen-Âge.
Quelles armes utilise-t-on en escrime médiévale ?
Après ce petit rappel historique, je vais vous parler — peut-être moins objectivement — de ma passion. Depuis plusieurs années, je m'entraîne au maniement d'armes très différentes, mais qui ont toutes un but précis.
Le bâton provençal : l'arme idéale pour débuter
Il s'agit d'un bâton de bois d'une longueur variant selon le combattant (généralement des pieds aux épaules). Son maniement est très particulier car il se tient verticalement avec les deux mains, les pouces face à face. Les coups portés sont circulaires, voire semi-circulaires, mais le principal intérêt réside dans la rapidité procurée par la légèreté du bois.
C'est la première arme que l'on apprend à manier car elle permet d'assimiler les bases des règles de sécurité et de gagner en souplesse. Mais ne vous fiez pas aux apparences : un coup bien placé sur un centre nerveux et vous n'aurez pas le temps de vous plaindre. Bien qu'en bois, ce bâton est une arme qui mérite une attention toute particulière.

De l'écuyer au chevalier : l'épée à deux mains
Une fois que l'écuyer aura prouvé ses mérites au maniement du bâton provençal, il pourra commencer à apprendre à manier une épée à deux mains ou une épée bâtarde. Nous combattons avec de vraies armes, donc certaines protections sont nécessaires : gantelets, casque (type heaume)… Les sensations sont vraiment différentes de celles procurées par un combat au bâton.
Au bout d'un certain temps, et si l'écuyer a su se montrer digne de manier une épée, il est adoubé et devient chevalier… et là, les meilleures choses commencent !

Devenir un guerrier accompli : maîtriser différentes armes
Après avoir « validé » les étapes du bâton provençal et de l'épée à deux mains, le nouveau guerrier peut apprendre à combattre avec l'arme de son choix parmi : épée longue, épée courte, hache d'armes, masse d'armes, fléau d'armes, bouclier, dague, tinèle (grand bâton), lance, hallebarde, double arme, etc. Il peut même se lancer dans la lutte médiévale, un art martial de combat à mains nues.
Quoi qu'il en soit, l'utilisation de certaines armes nécessite des protections supplémentaires (cotte de mailles, cuirasse…) à ne pas négliger !

Pourquoi j'aime l'escrime médiévale
Voilà, je voulais vous parler de ce sport qui m'est cher. J'ai commencé l'escrime médiévale il y a 5 ans et je peux vous dire que rien ne m'a procuré de sensations identiques dans les autres sports ! Bref, j'adore ça ;)
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